Wall Street monte après de mauvais chiffres sur l'emploi américain

Wall Street monte après de mauvais chiffres sur l'emploi américain
Vue d'un panneau de Wall Street devant la bourse de New York, le 23 mars 2021

AFP, publié le vendredi 07 mai 2021 à 17h17

La Bourse de New York, qui a brièvement hésité à l'ouverture vendredi après le très décevant rapport sur l'emploi américain, grimpait solidement en matinée car ces chiffres médiocres éloignent le spectre de l'inflation et d'une hausse des taux d'intérêt.

La Bourse de New York, qui a brièvement hésité à l'ouverture vendredi après le très décevant rapport sur l'emploi américain, grimpait solidement en matinée car ces chiffres médiocres éloignent le spectre de l'inflation et d'une hausse des taux d'intérêt.

Vers 15H00 GMT, l'indice Dow Jones avançait de 0,45% après un record la veille. Le Nasdaq accélérait de 1,28% et le S&P 500 avançait de 0,72%.

A Wall Street jeudi, l'indice des valeurs vedettes Dow Jones avait avancé de 0,93% à 34.548,53 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, avait terminé à 13.632,84 points en hausse de 0,37%. Le S&P 500 avait grimpé de 0,82% à 4.201,62 points.

L'économie des Etats-Unis n'a créé que 266.000 emplois en avril, bien loin du million attendu par les analystes, selon le ministère du Travail. Le taux de chômage a augmenté d'un dixième de point de pourcentage à 6,1% quand les analystes le voyaient reculer à 5,8%.

Les prévisionnistes s'interrogeaient: "c'est un rapport vraiment bizarre, il n'y a pas de doute. Attendons le mois prochain", a déclaré à l'AFP, JJ Kinahan, stratégiste en chef sur les marchés pour TD Ameritrade.

"C'est très difficile pour les analystes d'apprécier un tel chiffre car les Etats rouvrent tous à des rythmes très différents", a-t-il justifié.

"C'est un ralentissement époustouflant par rapport au mois de mars" où 770.000 emplois avaient été créés et "cela fait penser que les aides au chômage finissent par décourager la recherche d'emploi", a ajouté Patrick O'Hare de Briefing.com.

"Cela montre aussi que le marché s'est un peu enflammé avec son enthousiasme sur la reprise", a ajouté l'analyste.

Pour l'instant, ces gains d'emplois médiocres en avril au regard des attentes étaient vus par les investisseurs comme un signe que "la reprise économique n'est pas aussi brillante que prévu ce qui tempère les possibilités d'une surchauffe" et donc d'une hausse d'intérêt ou d'un changement de cap de la politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), a encore souligné M. Kinahan.

Des taux d'intérêt proches de zéro, comme ils le sont depuis le déclenchement de l'épidémie de Covid-19 aux Etats-Unis il y a un peu plus d'un an, favorisent les investisseurs à Wall Street qui trouvent plus de profits dans les actions que les obligations.

Les taux obligataires sur les bons du Trésor à 10 ans dégringolaient à 1,5276% contre 1,5696 la veille.

Parmi les actions du jour, les fabricants de vaccins contre le Covid-19 retrouvaient des couleurs après une réaction très négative les deux séances précédentes sur l'idée que les brevets pourraient être levés pour favoriser une large distribution mondiale des précieux serums. Novavax et Moderna reprenaient plus de 2%. Pfizer était stable et son partenaire allemand BioNTech, qui avait beaucoup souffert la veille, grimpait de plus de 7%.

Neuf des onze secteurs du S&P étaient en hausse, à commencer par le secteur des technologies de l'information (+1,07%). Les actions bancaires étaient à la traîne.

Le groupe de paiement de numérique Square, dont le chiffre d'affaires a été multiplié par trois au 1er trimestre, dopé par les ventes de bitcoin, grimpait de presque 6%.

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