Wall Street ouvre en hausse, portée par l'accalmie irano-américaine

Wall Street ouvre en hausse, portée par l'accalmie irano-américaine
Wall Street progressait à l'ouverture jeudi, poursuivant sur sa tendance de la veille dans un marché moins inquiet face aux risques de déflagration entre Washington et Téhéran

AFP, publié le jeudi 09 janvier 2020 à 16h14

Wall Street progressait à l'ouverture jeudi, poursuivant sur sa tendance de la veille dans un marché moins inquiet face aux risques de déflagration entre Washington et Téhéran.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, s'appréciait de 0,41% à 28.862,05 points vers 15H05 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,77% à 9.199,37 points et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,45% à 3.267,73 points.

La Bourse de New York avait terminé en hausse mercredi, les investisseurs se montrant rassurés par des propos de Donald Trump jugés apaisants après des frappes iraniennes sur des bases abritant des soldats américains en Irak: le Dow Jones avait gagné 0,56% et le Nasdaq avait pris 0,67%, atteignant un nouveau record.

Après avoir été désorienté vendredi dernier et en début de semaine par le regain de tensions entre Washington et Téhéran, suite à l'assassinat par les Etats-Unis d'un puissant général iranien à Bagdad, le marché repartait de l'avant, le spectre d'une confrontation de grande ampleur entre les deux pays semblant s'éloigner à court terme.

"On ne peut s'empêcher de penser que les acteurs du marché échangent une peur contre une autre: la peur d'une escalade militaire entre les Etats-Unis et l'Iran contre la peur de passer à côté de profits supplémentaires sur le marché des actions", estime Patrick O'Hare de Briefing.

- Bed Bath & Beyond plonge -

Les acteurs du marché semblaient également anticiper la ratification prochaine de l'accord commercial préliminaire entre les Etats-Unis et la Chine.

Le ministère chinois du Commerce a confirmé que le vice-Premier ministre Liu He se rendrait à Washington du 13 au 15 janvier pour signer ce texte, conçu comme une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine qui a affaibli la confiance des investisseurs et pèse sur la croissance économique.

La Banque Mondiale a révisé jeudi à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2019 (à 2,4%) et 2020 (à 2,5%). La croissance serait ainsi bien inférieure cette année à celle enregistrée en 2017 (+3,2%) avant le déclenchement de la guerre commerciale sino-américaine et à celle de 2018 quand elle était encore de 3%.

Au rang des indicateurs, le nombre de demandeurs d'allocation-chômage aux Etats-Unis s'est établi à 214.000 la semaine dernière, soit une baisse de 9.000 par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres du Département du Travail.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine était en hausse, à 1,890% contre 1,874% la veille à la clôture.

Parmi les valeurs, Bed Bath & Beyond s'effondrait de 16,28% après avoir annoncé, mercredi après la clôture, des résultats trimestriels inférieurs aux attentes. La chaîne de magasins a retiré ses prévisions pour l'année fiscale 2019. Le groupe a par ailleurs annoncé reporter la fermeture de 20 enseignes à la première moitié de l'année fiscale 2020.

HP Inc. progressait de 0,60%. Le groupe a une nouvelle fois refusé une offre de rachat de son concurrent Xerox (+0,25%), estimant que la proposition de ce dernier sous-évaluait considérablement HP.

Tesla reculait de 1,24%. Le titre du constructeur de voitures électriques haut de gamme a atteint des niveaux inédits à plusieurs reprises lors des dernières séances, sa valeur en Bourse se rapprochant même de celle combinée de Ford et de General Motors.

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