Wall Street portée par la BCE et l'espoir d'une détente sino-américaine

Wall Street portée par la BCE et l'espoir d'une détente sino-américaine
Wall Street termine en nette hausse, portée par l'espoir de nouvelles mesures de soutien de la Banque centrale européenne et d'une détente des relations entre la Chine et les Etats-Unis

AFP, publié le mardi 18 juin 2019 à 22h35

Wall Street a terminé en nette hausse mardi, entraînée par des commentaires ouvrant la voie à de nouvelles mesures de soutien de la Banque centrale européenne et l'espoir d'une détente des relations entre la Chine et les Etats-Unis. 

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 1,35% pour finir à 26.465,54 points tandis que l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 1,39% pour clôturer à 7.953,88 points.

L'indice élargi S&P 500 a pris 0,97% pour terminer à 2.917,75 points, repassant au-dessus du seuil des 2.900 points pour la première fois depuis début mai, quand le président américain, Donald Trump, avait soudainement ravivé les hostilités commerciales avec la Chine. 

Mais Washington et Pékin ont envoyé mardi des signes de détente annonçant la reprise du dialogue au plus haut niveau. Donald Trump a notamment révélé dans un tweet avoir eu une "très bonne conversation téléphonique avec le président chinois, Xi" Jinping, et assuré que les deux responsables prévoyaient de se voir au sommet du G20 au Japon la semaine prochaine. 

Le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, a invité à la prudence, soulignant qu'il était difficile de présager du résultat de cette rencontre.

Mais l'espoir d'une possible résolution du conflit commercial qui mine les relations entre les deux pays et affecte leurs économies a ravi les courtiers. 

Ces derniers avaient déjà accueilli avec enthousiasme des commentaires du président de la BCE, Mario Draghi, qui, en ouverture du séminaire annuel de la BCE au Portugal, a estimé que des "mesures de relance supplémentaires seront nécessaires" si l'inflation continue à s'éloigner du niveau légèrement inférieur à 2% visé par l'institut.

Ces propos ont aussi un impact de l'autre côté de l'Atlantique car "ils ravivent l'idée qu'on est potentiellement sur le point d'assister à une nouvelle vague coordonnée de politiques monétaires accommodantes", a remarqué Patrick O'Hare, de Briefing. 

- Méga-commande pour Boeing -

Jusqu'à ces derniers mois, la principale question était de savoir quand et à quel point les deux banques centrales allaient relever leurs taux. Mais la dégradation de la conjoncture mondiale, combinée aux tensions commerciales entre Washington, Pékin et Bruxelles, a poussé les instituts à adoucir nettement leur discours.

La Réserve fédérale, qui a débuté mardi une réunion de deux jours de son comité de politique monétaire, pourrait ainsi préparer le terrain à une prochaine baisse des taux. Une grande majorité des acteurs du marché s'attend en tout cas à ce qu'elle agisse dès juillet.

De telles mesures ont tendance à doper le marché des actions car d'une part, elles sont destinées à stimuler l'économie et d'autre part, elles ont comme conséquence d'abaisser les rendements sur le marché obligataire. Ce qui rend plus attractifs les actifs jugés plus risqués.

Le taux d'emprunt à dix ans de la France est ainsi brièvement passé pour la première fois en territoire négatif mardi. Aux Etats-Unis, le taux d'emprunt à dix ans a chuté à son plus bas depuis septembre 2017 avant de se redresser un peu. Il évoluait vers 20H30 GMT à 2,061%. 

Le Dow Jones a aussi été soutenu par la nette progression de Boeing (+5,37%), qui a créé la surprise au deuxième jour du salon du Bourget avec l'annonce d'une intention de commande géante de 200 appareils 737 MAX par le groupe IAG.

Facebook s'est légèrement replié (-0,29%) après avoir dévoilé les détails de son nouveau projet, la monnaie virtuelle Libra. Le titre avait toutefois bien augmenté en amont de cette nouvelle.

La société spécialisée dans le transfert d'argent MoneyGram International s'est envolée de 167,59% après l'annonce d'un partenariat stratégique avec Ripple, une start-up ayant développé un système basé sur la blockchain pouvant faciliter les paiements internationaux et sa propre cryptomonnaie, XPR.

Alphabet, la maison mère de Google, s'est appréciée de 1,04% alors que le groupe a annoncé une nouvelle collaboration avec le groupe pharmaceutique français Sanofi sous la forme d'un laboratoire "virtuel" d'innovation, pour développer de futurs médicaments et services en tirant parti des technologies de données.

Nasdaq

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