Wall Street rebondit à l'ouverture après de fortes baisses

Wall Street rebondit à l'ouverture après de fortes baisses
Le New York Stock Exchange (NYSE) à Wall Street (New York), le 31 août 2020

AFP, publié le mercredi 09 septembre 2020 à 16h39

La Bourse de New York repartait de l'avant mercredi après trois séances de baisse causées en grande partie par le net repli des géants technologiques américains.

Vers 14H25 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 1,72% à 27.973,10 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 2,18% à 11.084,41 points. 

L'indice élargi S&P 500 prenait 1,95% à 3.396,96 points.

Wall Street avait nettement reculé mardi, de nouveau plombée par la chute de la tech, mais également lestée par le repli de la plupart des secteurs du marché: le Dow Jones avait cédé 2,25% et le Nasdaq avait plongé de 4,11%.

Entre son record de mercredi dernier à la clôture et sa dégringolade de mardi, le Nasdaq a cédé plus de 10%, ce qui correspond à une correction dans le jargon boursier.

"Le rebond (de mercredi matin, ndlr) est lié à la volatilité des prix et au fait que les actions et/ou le marché ont souvent tendance à remonter après des mouvements de correction, notamment quand ceux-ci ont lieu dans des laps de temps très courts", explique Patrick O'Hare de Briefing.com.

"La vraie question, c'est de savoir si ce rebond va durer ou si le marché va connaître de nouvelles séances douloureuses au moment où tout le monde s'attend à ce qu'il monte encore plus haut", s'interroge M. O'Hare.

Malmenés ces dernières séances, les piliers américains de la tech retrouvaient en tout cas de l'éclat en début de séance mercredi: Apple (+2,80%), Amazon (+1,85%), Facebook (+0,45%) et Alphabet (+0,62%), la maison mère de Google et YouTube, étaient tous en progression.

Tesla, qui a connu mardi sa pire chute depuis son entrée en Bourse il y a 10 ans, retrouvait aussi des couleurs et s'appréciait de 5,97%.

Parmi les autres valeurs, Tiffany voyait son action plonger de plus de 10%, lestée par une annonce du groupe français LVMH, qui ne s'estime plus "en mesure" de racheter "en l'état" le joailler américain, invoquant notamment "la menace de taxes sur les produits français formulée par les Etats-Unis". 

Tiffany a attaqué LVMH devant la justice aux Etats-Unis, accusant l'entreprise d'avoir fait traîner les démarches réglementaires pour l'acquisition.

- AstraZeneca fait une pause -

AstraZeneca reculait de 1,75%. Le groupe pharmaceutique, partenaire industriel de l'université britannique d'Oxford, a annoncé mardi une pause dans les essais cliniques de son vaccin expérimental contre le Covid-19 après l'apparition d'une "maladie potentiellement inexpliquée", sans doute un effet secondaire grave, chez un participant.

En revanche, les laboratoires Novavax (+2,44%), Moderna (+1,45%), Inovio (+16,35%) et BioNTech (+2,80%), qui développent leurs propres vaccins, montaient.

L'équipementier sportif Under Armour perdait 1,69%. Le groupe de Baltimore a fait part de son intention de licencier environ 600 salariés à travers le monde dans le cadre d'une vaste opération de restructuration. L'entreprise a également approuvé une hausse de 75 millions de dollars de son plan de restructuration pour 2020, qui s'élève désormais dans une fourchette entre 550 millions et 600 millions de dollars. 

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 0,6870% contre 0,6788% mardi soir.

Nasdaq

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