Wall Street repart dans le rouge au lendemain d'une dégringolade

Wall Street repart dans le rouge au lendemain d'une dégringolade
Wall Street repart dans le rouge après sa dégringolade de la veille

AFP, publié le mardi 25 février 2020 à 16h51

La Bourse de New York repartait dans le rouge peu après son ouverture mardi, peinant à rebondir après son plongeon de la veille sur fond de craintes grandissantes sur la propagation du coronavirus dans le monde.

Vers 15H35 GMT, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 071%, à 27.761,71 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,76%, à 9.151,60 points.

L'indice élargi S&P 500 abandonnait 0,81%, à 3.199,92 points.

Lundi, le Dow Jones et le S&P 500 avaient connu leur pire séance en plus de deux ans, abandonnant respectivement 3,56% et 3,35% à la clôture pendant que le Nasdaq avait enregistré sa plus lourde perte depuis octobre 2018 en perdant 3,71%.

Après avoir ouvert en hausse mardi, les principaux indices de la place new-yorkaise ont de nouveau piqué du nez, signe d'une aversion pour le risque toujours bien présente chez les acteurs du marché. 

Les investisseurs manifestent leur inquiétude face à l'augmentation du nombre de cas recensés en dehors de Chine comme en Corée du Sud, en Iran et en Italie.

L'Organisation mondiale de la santé a, elle, évoqué un risque de "pandémie", faisant craindre aux marchés financiers des conséquences négatives durables sur l'économie mondiale.

"Il est probable que l'incertitude s'étale sur plusieurs séances avec l'idée que les résultats des entreprises seront affectés ce trimestre et peut-être à plus long terme", prévient JJ Kinahan, de TD Ameritrade, qui estime que les indices pourraient évoluer au gré des ajustements prévus par les entreprises cotées.

La compagnie aérienne United Airlines (-2,9%) a, par exemple, suspendu lundi soir ses prévisions financières pour 2020, expliquant que "l'éventail des scénarios possibles" liés au nouveau coronavirus était "trop large pour fixer actuellement des objectifs". 

L'entreprise s'inscrit ainsi dans le sillage de plusieurs grandes sociétés ayant prévenu que l'épidémie allait affecter leurs résultats, à l'instar d'Apple, de Procter & Gamble ou de Coca-Cola.

- Changements chez MasterCard -

Les analystes commencent à prendre en compte ces perturbations. 

Dans une note diffusée mardi, les spécialistes de Needham ont ainsi abaissé leurs prévisions de chiffre d'affaires d'Apple au premier trimestre de 13% et au second trimestre de 7% par rapport à leurs estimations précédentes.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine continuait de reculer, s'établissant à 1,332% contre 1,371% lundi à la clôture.

Le taux à 30 ans sur les bons du Trésor américain évoluait quant à lui à un plus bas historique, à 1,800%.

Au rang des indicateurs, la confiance des consommateurs aux Etats-Unis a très légèrement progressé en février, mais bien moins qu'attendu par les analystes, selon l'indice du Conference Board publié mardi.

Parmi les autres valeurs du jour, l'enseigne de bricolage et d'aménagement de la maison Home Depot progressait de 0,9% après s'être montrée particulièrement optimiste mardi pour 2020, disant espérer une hausse de ses bénéfices et ventes sur fond de bonne santé du secteur immobilier.

Expedia reculait de 1,1%. Le voyagiste américain, qui peine à s'adapter à l'évolution de son marché, va supprimer quelque 3.000 emplois, soit environ 12% de ses effectifs mondiaux, après une année 2019 jugée "décevante", selon un courriel envoyé à l'ensemble des salariés.

MasterCard cédait 3,3%. Le groupe a annoncé mardi un changement de direction: son patron, Ajay Banga, sera remplacé à compter du 1er janvier par Michael Miebach, actuel chef du département produits (Chief Product Officer). M. Banga deviendra à cette même date président exécutif du conseil d'administration.

Nasdaq

Vos réactions doivent respecter nos CGU.