Wall Street sans direction après les chiffres des inscriptions au chômage

Wall Street sans direction après les chiffres des inscriptions au chômage
Des drapeaux flottent devant le New York Stock Exchange (NYSE) à Wall Street (New York), le 3 août 2020

AFP, publié le jeudi 13 août 2020 à 16h42

Wall Street évoluait en ordre dispersé jeudi en début de séance, digérant l'annonce d'une baisse des nouvelles demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux Etats-Unis.

Vers 14H25 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,19% à 27.923,42 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,62% à 11.081,01 points.

L'indice élargi S&P 500 grappillait 0,04% à 3.881,58 points, visant un nouveau record à la clôture. 

La Bourse de New York avait fini en nette hausse mercredi, profitant de la remontée des valeurs technologiques et réagissant de manière positive au choix de Kamala Harris comme colistière du démocrate Joe Biden pour l'élection présidentielle de novembre: le Dow Jones avait gagné 1,05% et le Nasdaq était monté de 2,13%.

Les nouvelles inscriptions au chômage ont reculé la semaine dernière aux Etats-Unis, passant sous la barre du million pour la première fois depuis mars, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Quelque 963.000 personnes se sont inscrites au chômage aux Etats-Unis entre le 2 et le 8 août, en baisse par rapport au 1,19 million de la semaine précédente. C'est également bien moins qu'attendu par les analystes, qui tablaient sur 1,15 million.

Cependant, observe Patrick O'Hare de Briefing.com, "les nouvelles demandes d'allocations sont environ quatre fois plus importantes que ce à quoi le marché était habitué avant la flambée de la fin mars" quand des millions d'Américains ont perdu leur emploi, frappés par les répercussions économiques de la pandémie de Covid-19.

Les acteurs du marché restaient aussi attentifs aux négociations parlementaires autour des nouvelles mesures de relance pour aider les collectivités, les entreprises et les ménages américains, mais les discussions semblaient faire du surplace. 

Face à l'absence d'avancées, Donald Trump a signé samedi dernier quatre décrets, sur un gel des charges salariales, une aide supplémentaire aux chômeurs, des protections contre les expulsions et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Ces mesures temporaires risquent toutefois d'être contestées en justice puisque c'est au Congrès que la Constitution américaine confère la plupart des décisions budgétaires du pays.

- "Apple One" -

Parmi les valeurs du jour, 3M gagnait 0,92%. Le conglomérat américain, qui commercialise notamment des produits de papeterie et de bricolage, a fait part jeudi d'une hausse de 6% de ses ventes au mois de juillet en rythme annuel, celles-ci s'élevant à 2,8 milliards de dollars.

Apple montait de 1,14%. Selon l'agence Bloomberg, la marque à la pomme s'apprête à lancer une série de nouveaux abonnements, intitulés "Apple One", pour permettre aux clients d'accéder aux services numériques de la marque à un prix réduit. Apple pourrait aussi lancer sa propre application de classes de fitness virtuelles pour rivaliser avec des services comme ceux de Peloton et Nike.

United Airlines s'appréciait de 1,04%. La compagnie aérienne a annoncé mercredi qu'elle ajouterait à partir de novembre 28 vols quotidiens sans escale pour relier Boston, Cleveland, Indianapolis, Milwaukee, New York, Pittsburgh et Columbus (Ohio) à quatre destinations en Floride (Fort Lauderdale, Fort Myers, Orlando et Tampa). 

Le fabricant d'équipements scientifiques américain Thermo Fisher glanait 0,04% après avoir annoncé jeudi qu'il renonçait à racheter le laboratoire européen Qiagen (+0,60%), faute d'être parvenu à racheter suffisamment d'actions.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 0,6801% contre 0,6747% mercredi soir.

Nasdaq

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