Wall Street, troublée par des propos de Trump, termine en petite baisse

Wall Street, troublée par des propos de Trump, termine en petite baisse
Wall Street a terminé en légère baisse le 20 juillet 2018

AFP, publié le vendredi 20 juillet 2018 à 22h40

Wall Street a terminé en légère baisse vendredi à l'issue d'une séance indécise entre le malaise provoqué par des commentaires de Donald Trump sur la guerre commerciale et la banque centrale américaine, et des comptes d'entreprises meilleurs que prévu.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 0,03%, à 25.058,12 points. 

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 0,07%, à 7.820,20 points.

L'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,09%, à 2.801,83 points. 

Sur la semaine, le Dow Jones s'est apprécié de 0,15%, le Nasdaq a lâché 0,07% et le S&P 500 a grignoté 0,02%.

La séance a été marquée vendredi par des commentaires du président américain, qui a, dans une interview et dans des tweets, menacé d'instaurer des taxes douanières punitives sur la totalité des produits chinois importés aux Etats-Unis, accusé l'Union européenne et la Chine de manipuler leur monnaie et critiqué la décision de la Banque centrale américaine (Fed) de remonter ses taux d'intérêt.

"Le problème n'est pas forcément tant ce qu'il dit, mais ce que cela suggère sur sa méconnaissance de l'économie", a souligné Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

"Le mandat de la Fed par exemple est le plein emploi et la stabilité des prix et elle n'a pas besoin que le président (Trump) la guide. Au contraire, plus elle va être critiquée, plus elle pourrait être tentée de prendre des décisions inverses aux recommandations du président pour ne pas être accusée d'avoir subi des pressions politiques", a-t-il noté. 

Quant à toutes les questions autour des tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires, elles "ont bien évidemment gagné de l'importance ces dernier temps, y compris ce vendredi", a souligné Quincy Krosby, de Prudential Financial.

La principale question "pour les marchés comme pour la Fed est de savoir si elles vont empêcher les entreprises de s'agrandir, d'investir, d'embaucher, et si elles vont peser sur les indicateurs économiques", a-t-elle estimé. 

Menacer par exemple d'imposer des taxes douanières sur toutes les importations chinoises "peut à la fois détruire des emplois, provoquer de l'inflation et déclencher une récession", a précisé M. Volokhine. 

La réaction des investisseurs, désormais habitués aux propos controversés du président, est toutefois restée limitée, à la faveur notamment de résultats d'entreprises supérieurs aux attentes: le géant de l'informatique Microsoft a ainsi gagné 1,79%, le groupe industriel Honeywell 3,79% et le fabricant d'outils de bricolage Stanley Black & Decker 3,28%. 

"De façon générale, les chiffres sont bons depuis le début de la saison des résultats et surtout les prévisions sont optimistes", a souligné Mme Krosby. 

Le marché obligataire se tendait nettement: le rendement sur la dette américaine à 10 ans montait à 2,895%, contre 2,838% jeudi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,027%, contre 2,959% la veille.

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