Xinjiang : Washington dénonce les pressions chinoises sur les entreprises US

Xinjiang : Washington dénonce les pressions chinoises sur les entreprises US©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le vendredi 26 mars 2021 à 21h08

La Maison Blanche met en garde Pékin après des campagnes hostiles lancées sur les réseaux sociaux chinois contre des société étrangères, dont l'américaine Nike, qui refusent d'acheter du coton du Xinjiang issu du travail forcé des Ouïghours.

La Maison Blanche met en garde Pékin après des campagnes hostiles lancées sur les réseaux sociaux chinois contre des société étrangères, dont l'américaine Nike, qui refusent d'acheter du coton du Xinjiang issu du travail forcé des Ouïghours.

La Maison Blanche a prévenu vendredi qu'elle suivait de près la question du travail forcé au Xinjiang, après que des entreprises, notamment américaines, font l'objet de campagnes de défiance en Chine pour s'être engagées à ne pas utiliser de coton provenant de la région chinoise.

"La communauté internationale doit, selon nous, s'opposer à ce que la Chine utilise la dépendance des entreprises privées envers ses marchés pour étouffer la liberté d'expression et entraver les pratiques commerciales éthiques", a déclaré Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, lors d'une conférence de presse.

Depuis le début de la semaine, plusieurs marques étrangères de vêtements et d'équipements sportifs, dont Nike, ont fait l'objet de critiques virulentes dans les médias et sur les réseaux sociaux en Chine, en raison de leurs préoccupation sur la situation des droits de l'homme dans le Xinjiang.

En outre, dans la nuit de mercredi à jeudi, le Quotidien du Peuple, le principal journal du Parti communiste chinois (qui rejette toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine), a lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour promouvoir le coton du Xinjiang.

Nike, Adidas, H&M, Uniqlo et maintenant Burberry...

Outre l'américain Nike, l'allemand Adidas, le suédois H&M et le japonais Uniqlo (Fast Retailing) ont aussi victimes d'une campagne de défiance vis-à-vis de leurs produits. Ces derniers ont été retirés de sites de vente en ligne en Chine, et des personnalités chinoises ont retiré leur soutien aux marques.

Vendredi, le groupe britannique Burberry est devenu le premier groupe de produits de luxe à être pris à partie. L'actrice Zhou Dongyu a ainsi annoncé cesser sa collaboration Burberry via son agence, qui a accusé le groupe de "ne pas avoir clairement et publiquement exprimé son opinion sur le coton provenant du Xinjiang".

Travail de force dans les champs de coton

Les entreprises étrangères concernées ont toutes indiqué ces derniers mois qu'elles cesseraient d'utiliser du coton de la province du Xijiang, où les autorités chinoises sont accusées de faire travailler de force des musulmans ouïghours.

Selon des enquêtes publiées par des instituts américains et australien, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des camps et certains soumis à du travail forcé, notamment dans des champs de coton de la région. Pékin nie les accusations en bloc, et affirme que ces "camps" sont des "centres de formation professionnelle".

Ce nouveau sujet de tension commerciale internationale survient alors que les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et la Grande-Bretagne ont imposé lundi des sanctions contre des responsables chinois pour atteintes aux droits de l'homme dans le Xinjiang.

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