AdUX : chute après les comptes

AdUX : chute après les comptes
Zimmermann

Boursier.com, publié le mercredi 20 février 2019 à 09h39

Adux chute de 13% ce mercredi à 2,34 euros, alors qu'après les différentes cessions opérées en fin d'exercice 2018, le groupe de publicité digitale a dévoilé un chiffre d'affaires publié de l'exercice 2018 de 27,2 millions d'euros, dont 6,8 ME réalisés sur le 4e trimestre.
L'exercice a été marqué par une évolution "contrastée". Le dernier trimestre se singularise par la fin d'un important contrat en Suède pendant l'été 2018, un ralentissement des activités de social marketing et le changement de méthode de commercialisation du Native Advertising en Italie suite à l'accord conclu avec Italiaonline. AdUX rappelle ainsi qu'IOL Advertising exploite les inventaires publicitaires gérés par Quantum auprès des annonceurs et des agences media italiennes. Les équipes de Quantum Italy se concentrent sur les relations avec les éditeurs et la fonction SSP de sa plateforme.

Sur l'année, la rentabilité a été impactée par l'ensemble de ces éléments ainsi que par la continuité des investissements en Allemagne et au UK qui seront en revanche très limités en 2019. L'Ebitda publié du nouveau périmètre est une perte de -3,1 ME en 2018, dont -1,9 ME au 4e trimestre 2018.
Il est rappelé qu'en 2017, l'Ebitda du groupe incluait un produit de 0,9 ME lié au changement de bail de la holding.

Périmètre resserré

Suite aux différentes cessions et aux désinvestissements d'activités décidés sur la dernière partie de l'exercice (un reliquat de régie traditionnelle en France notamment), le Groupe est recentré autour des activités stratégiques: le Native Advertising (Quantum), le Drive to Store (Admoove) et le Social Marketing (Adpulse).
Avec un périmètre resserré et une structure rationnalisée en conséquence, le Groupe va se concentrer sur le retour à la rentabilité...

Portzamparc parle d'un exercice 2018 "décevant" pour AdUX dans un environnement de marché particulièrement difficile (RGPD, concurrence, scandale Facebook...). "Notons tout de même que le début d'année semble encourageant (hors contrat arrêté) et que le nouveau partenariat avec Azerion pourrait accélérer le développement commercial tout en limitant les coûts de développement" commente l'analyste. "Le manque de visibilité sur un retour à des niveaux de croissance qui permettraient de retrouver la rentabilité nous amène cependant à prendre une approche plus prudente sur le dossier et à passer à 'Conserver' vs 'Renforcer' précédemment avec un cours cible de 2,34 euros" conclut Portzamparc.

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