Air France KLM chute encore sur fond de mouvement social

Air France KLM chute encore sur fond de mouvement social©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 23 mars 2018 à 09h49

La rechute d'Air France KLM se poursuit en ce début 2018. Après avoir affiché une des meilleures performances de la place parisienne l'an passé, le titre de la compagnie franco-néerlandaise est durement secoué depuis plusieurs mois. Encore en repli de près de 4% aujourd'hui, l'action abandonne plus de 30% depuis le premier janvier, soit la seconde plus forte baisse sur le SBF120 derrière Technicolor.

Concurrence accrue

Il faut dire que le transporteur évolue dans un environnement moins porteur. Si la demande de voyages reste élevée, AF-KLM continue à être confronté à une féroce concurrence alors que sa base de coûts reste parmi les plus élevées de l'industrie. Autrefois attaqué par les compagnies à bas-coûts sur le court courrier (easyJet et Ryannair), le groupe doit maintenant faire face à la multiplication des compagnies à bas-coûts long-courrier à l'image de Norwegian, d'Eurowings (Lufthansa) ou de Level (Groupe IAG). Des nouveaux acteurs qui viennent affronter AF-KLM directement sur ses bases d'Orly et de CDG.

Multiplication des conflits sociaux

Les craintes de ralentissent de la croissance mondiale, sur fond de guerre commerciale globale, et ses conséquences sur le trafic aérien pèsent également sur le secteur et sur le titre AF. Sans oublier la multiplication des conflits sociaux propres à Air France. Alors que la direction refuse de céder aux revendications des syndicats qui réclament une hausse générale des salaires de 6% "pour rattraper la perte de pouvoir d'achat enregistrée depuis la dernière augmentation générale qui a eu lieu en 2011", la compagnie a dû annuler environ un quart de ses vols aujourd'hui. Des annulations du même ordre avaient eu lieu il y a tout juste un mois après un premier appel à cesser le travail de l'Intersyndical AF.

Et le mouvement pourrait encore se durcir dans les prochains jours puisqu'une nouvelle journée de grève pourrait avoir lieu dès le 30 mars, à la veille du week-end de Pâques. Des mouvements sociaux qui vont une nouvelle fois coûter très cher à la compagnie (le coût de la grève du 22 février a été évalué à 26 ME). Au grand dam de la direction et des investisseurs.

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