Air France KLM : "effort partagé" entre banques et Etat ?

Air France KLM : "effort partagé" entre banques et Etat ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 17 avril 2020 à 09h12

Les banques au secours d'Air France? C'est un scénario esquissé par Bruno Le Maire hier. Le gouvernement pourrait en effet les appeler à contribuer à renflouer les caisses d'Air France-KLM s'il venait à engager un plan de soutien, a déclaré jeudi soir le ministre de l'Economie et des Finances, sur BFM TV.

"On peut très bien imaginer que l'effort soit partagé entre l'Etat et les banques", a-t-il dit, ajoutant : "On n'est pas obligé de considérer que c'est l'Etat tout seul qui doit apporter du capital à Air France". Plusieurs sources évoquent des montants compris dans une fourchette allant de 6 milliards d'euros à 10 milliards d'euros..

Le groupe "brûle" actuellement 25 millions d'euros de cash par jour, montant jugé incompressible en interne en raison de l'importance des coûts fixes, malgré les mesures de chômage partiel mises en place par la direction et les décalages de paiement des taxes, redevances et des cotisations sociales. Un niveau qui signifie que la trésorerie du groupe aérien tombera à 0 fin mai/début juin...

La direction considère dans les conditions actuelles que la nationalisation du groupe n'est pas souhaitable : l'exemple d'Alitalia, comparable à Air France il y a quelques années encore et qui aujourd'hui ne fait plus que 25% de la taille d'AF KLM, inquiète. Pour les dirigeants, une nationalisation constituerait un frein au développement à tous les niveaux : investisseurs, alliances, actionnaires... Si le seul actionnaire est l'Etat, il y aurait potentiellement trop d'interférences avec une activité commerciale privée, et autant de freins à la réactivité indispensable à une société indépendante... Les compagnies en position de force sur les marchés sont toutes privées, en particulier à l'international.

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