Air France KLM sous pression, le coronavirus pèse sur la demande et les résultats

Air France KLM sous pression, le coronavirus pèse sur la demande et les résultats©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 20 février 2020 à 09h28

Air France KLM vacille en début de séance, en retrait de plus de 6% à 9 euros. Les investisseurs accueillent prudemment les perspectives de la compagnie pour l'exercice en cours, bien évidemment marquées par l'épidémie de coronavirus. Le groupe franco-hollandais a dit s'attendre à ce que l'épidémie ait un impact négatif de 150 à 200 millions d'euros sur son résultat d'exploitation d'ici à avril prochain, en considérant que ses liaisons avec la Chine resteraient suspendues jusqu'à cette date.

Compte tenu de la baisse de la demande et donc de coefficients de réservation long-courrier en repli entre février et mai 2020, la compagnie prévoit des recettes unitaires à change constant en baisse au premier trimestre. L'activité cargo est aussi impactée par le Covid-19, entraînant une poursuite de la pression sur les coefficients d'occupation et les yields au premier semestre 2020. La 'bonne nouvelle' pour l'entreprise est la baisse attendue de la facture carburant sur l'exercice, qui devrait diminuer de 300 millions d'euros par rapport à 2019 à 5,2 milliards d'euros (sur la base de la courbe à terme du 14 février).

Au niveau des comptes 2019, AF-KLM a vu son bénéfice opérationnel reculer de 17,7% à 1,14 MdE pour un chiffre d'affaires en hausse de 3,7% à 27,189 MdsE. Le résultat net, part du groupe, a atteint 290 ME, en baisse de 130 ME. Le groupe a réduit ses coûts unitaires de 0,9% à change et carburant constants, près du sommet de sa fourchette cible de 0-1%, qui est également son objectif cette année.

Liberum ('conserver') évoque des résultats globalement en ligne avec le consensus, la stagnation de la recette unitaire et les modestes améliorations au niveau des coûts non hors carburant n'ayant pas suffi à compenser la hausse de la facture carburant et la faiblesse des marchés du fret. Le courtier s'attendait à une réaction "prudente" du marché, les perspectives à court terme étant encore incertaines et l'essentiel du plan de redressement n'ayant pas encore été réalisé. Les réductions de coûts unitaires se poursuivent mais l'impact du coronavirus pourrait se prolonger plus longtemps que prévu, estime Liberum, qui considère toutefois que les effets négatifs liés à l'épidémie sont "temporaires et gérables".

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