Airbus à Londres pour une médiation avec les clients de l'A400M

Airbus à Londres pour une médiation avec les clients de l'A400M
L'avion de transport militaire A400M sur la piste.

Boursier.com, publié le lundi 05 février 2018 à 06h43

Une rencontre est prévue aujourd'hui à Londres entre les pays utilisateurs de l'avion de transport A400M, réunis au sein de l'OCCAR, et Airbus, pour évoquer l'avenir du programme. L'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Espagne, France, le Luxembourg et la Turquie seront présents.

L'A400M, c'est l'histoire d'un fiasco pour Airbus, dont les relations avec ses clients militaires sont fortement dégradées. L'avion de transport militaire européen répondait pourtant à un besoin pressant, l'absence depuis des décennies d'un appareil de transport de troupes moderne, puisque la plupart des armées du vieux continent volent encore sur des increvables appareils conçus dans les années 50, le C-130 américain (Hercules) ou le C-160 européen (Transall), qui, en dépit des versions modernisées et des retrofits, portent le poids des années.

Un règlement définitif ?

L'A400M n'a jamais atteint les performances annoncées dans certains types de missions, provoquant des réclamations des clients et des surcoûts énormes pour l'industriel. Qui plus est, le programme avait pris beaucoup de retard, déclenchant de gros problèmes d'équipements dans plusieurs armées de l'air qui avaient anticipé l'arrivée du nouvel appareil en retirant du service des avions plus anciens. Le rendez-vous de Londres risque à nouveau d'être tendu. Airbus souhaiterait réduire les cadences de production de l'avion pour accroître la visibilité sur son plan de charge et, qui sait, convaincre de nouveaux clients d'adopter l'A400M. En parallèle, le groupe espère parvenir à un accord sur une réduction de ses pénalités et trouver un compromis qui lui permettrait de récupérer des versements de manière plus régulière.

Airbus a livré 57 A400M sur 174 commandés, selon son site internet. Le groupe avait pris une dépréciation de 2,2 milliards d'euros en 2016 sur le programme, la plus importante à ce jour, mais pas la seule. La première charge remonte à 2006 (66 ME environ), mais le groupe a aussi pris 1,445 MdE en 2007, puis 1,8 MdE en 2010, 551 ME en 2014 et 290 ME en 2015. Soit plus de 6,5 MdsE avant les comptes 2017, qui seront annoncés le 15 février.

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