Airbus grimpe, les affaires de corruption présumée bientôt oubliées ?

Airbus grimpe, les affaires de corruption présumée bientôt oubliées ?
A380

Boursier.com, publié le mardi 28 janvier 2020 à 20h50

Airbus indique avoir conclu un accord de principe avec le parquet national financier français, le 'Serious Fraud Office' britannique et les autorités américaines dans le cadre d'enquêtes pour corruption présumée ainsi que manque au respect de la réglementation américaine sur le trafic international d'armes.

Les accords restent soumis à l'approbation des tribunaux français et britanniques, ainsi que des tribunaux et des autorités de régulation américaines. Pour des raisons juridiques, l'avionneur explique ne pouvoir faire aucun commentaire sur les détails de ses discussions avec les autorités chargées de l'enquête.

Un accord à 3,6 milliards d'euros

Le groupe aéronautique européen était notamment visé par la Justice pour sa façon de recourir à des intermédiaires pour ses ventes d'avions de ligne, une pratique qui n'a plus cours depuis 2014 selon ses dirigeants.

Dans un communiqué diffusé en début de soirée, Airbus a précisé que "sous réserve d'approbation judiciaire, ces accords conduiront Airbus à inscrire une provision de 3,6 milliards d'euros dans ses comptes de l'exercice 2019 pour le paiement d'amendes potentielles aux autorités françaises, britanniques et américaines".

Des audiences auront lieu simultanément le 31 janvier en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis afin de valider ces accords, a-t-il ajouté.

Une annonce saluée par les opérateurs

Le marché accueille favorablement cette information avec un titre qui a grimpé de 1% à 134,24 euros à la clôture. Citi, à l''achat' sur la valeur, affirme que si le montant du règlement n'a pas été divulgué, l'accord réduit le risque et "enlève une raison de ne pas posséder l'action". Le broker estime le coût maximum de l'accord à 4 milliards d'euros soit 5 euros par titre.

A 'conserver', Jefferies se félicite de cette annonce. Les 3 MdsE rapportés par les médias se situent dans la partie supérieure de ce que le courtier considère comme un coût probable. Néanmoins, la société serait toujours en bonne position en termes de liquidités nettes même après le paiement d'un tel montant, puisque l'analyste estime ces dernières à 13,7 milliards d'euros à la fin de l'année 2019.

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