Alstom/Siemens : il n'y aura pas de seconde chance selon le patron d'Alstom

Alstom/Siemens : il n'y aura pas de seconde chance selon le patron d'Alstom©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 05 février 2019 à 15h05

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques heures, la Commission européenne devrait s'opposer au projet de rapprochement entre Alstom et Siemens. Au grand dam du PDG du groupe français, Henri Poupart-Lafarge. Dans un entretien accordé au 'Figaro', le dirigeant fustige "la doctrine de Bruxelles". Selon lui, le veto du régulateur européen "n'est clairement pas le résultat d'une application, même stricte, des règles de concurrence. Elle est dictée par des préjugés idéologiques. Quand nous défendons la création d'un champion européen, certains responsables de la Commission entendent "monopole". Quand nous parlons de la concurrence chinoise, ils y voient une excuse. Ceux-là, dès le premier jour, ne voulaient pas de cette fusion. J'espère que les commissaires ne se laisseront pas aveugler par leur posture".

En cas de veto, Henri Poupart-Lafarge affirme qu'il "n'y aura pas de seconde chance. Un veto serait une très mauvaise nouvelle pour l'industrie européenne. L'Europe, me semble-t-il, scierait la branche sur laquelle elle est assise. Mais si cela devait arriver, Alstom et Siemens, dont les relations sont excellentes, repartiraient chacun de leur côté".

La PDG d'Alstom souligne que son "groupe est performant, animé par une forte croissance organique, ce qui constitue son meilleur atout, puisque son chiffre d'affaires est passé de 5 à 8 milliards d'euros en cinq ans et que sa profitabilité a augmenté de 70%. Il bénéficie enfin du soutien d'un actionnaire de référence fidèle, Bouygues".

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