Alten : -10% !

Alten : -10% !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 28 octobre 2020 à 11h45

Alten fait partie des victimes du jour à Paris (-10% à 69,5 euros), après avoir dévoilé une baisse de 8,9% de son chiffre d'affaires sur neuf mois, fortement impacté par la crise sanitaire. Sur le seul troisième trimestre, l'activité décroît de 18,6% (-19,4% à données constantes) à 524 ME. Le groupe d'ingénierie et conseil en technologies qui s'attend à une reprise très progressive en raison des secteurs Automobile et Aéronautique pour lesquels les perspectives de rebond sont plus lointaines, table sur un recul de l'activité au deuxième semestre proche de celui du deuxième trimestre. Sur l'année 2020, il devrait s'établir à environ 13% en l'état actuel de la situation économique et sanitaire.

En l'absence de visibilité sur un rebond significatif de la croissance, alors que le titre se traite 12.6 fois l'EBIT 2021 estimé, soit une prime vis-à-vis de sa moyenne historique (11x), Oddo BHF maintient son opinion 'neutre' et sa cible de 80 euros.

De son côté, Bryan Garnier réitère son avis 'vendre' avec un objectif ramené de 71 à 65 euros après avoir réduit ses estimations de BPA ajusté de 4% pour 2020, 13% pour 2021 et 11% pour 2022, dans un contexte de ralentissement et de retard causé par l'attrition du personnel, l'aérospatiale et l'automobile. Le courtier intègre désormais le risque d'un retour à la croissance organique retardé au troisième trimestre 2021 au lieu du deuxième, en raison de l'absence de reprise dans le secteur automobile avant le second semestre 2021. La visibilité est faible et BG préfère clairement les services informatiques au conseil en haute technologie.

Alors qu'il espérait de bonnes surprises sur ce trimestre, Invest Securities note que le groupe a souffert, voyant le recul de son activité en organique s'aggraver par rapport au T2 (-19,3% vs -18,4%). Les deux secteurs qui expliquent ces difficultés sont l'automobile et surtout l'aéronautique, qui reculent respectivement de -40% et -50%. De manière plus encourageante, le groupe est parvenu à réduire son intercontrat de -7pts par rapport au T2 et continue de largement bénéficier des mesures de chômage partiel. Le courtier est à l''achat' sur le titre avec une cible revue de 92 à 85 euros dans l'attente d'acquisitions significatives qui devraient se concrétiser.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.