Altice joue gros avec le début de la Ligue des Champions

Altice joue gros avec le début de la Ligue des Champions©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 18 septembre 2018 à 11h22

La Ligue des Champions fait son retour ce soir. Très attendue par les amateurs de ballon rond, et notamment par les supporters de l'AS Monaco, du PSG et de l'Olympique lyonnais, les trois clubs français engagés dans la compétition, la C1 ne sera pourtant pas visionnable pour tout le monde. Loin de là.

Un investissement de plus d'un milliard d'euros

Altice, qui a accepté de débourser plus d'un milliard d'euros pour s'offrir les droits de diffusion de la compétition reine du football européen (ainsi que de l'Europa League), pendant trois saisons (2018-2021) retransmettra les 138 matchs de cette édition 2018 via son bouquet de chaines RMC Sport. Pour la première fois depuis de longues années, un diffuseur unique diffusera ainsi la C1, alors qu'au cours des dernières saisons, BeinSport et Canal+ se partageaient les matchs.

19 euros par mois pour les non abonnés à SFR

Résultat, les fans désirant suivre les exploits de leur équipe n'ont pas le choix. Ils doivent s'acquitter d'un abonnement supplémentaire à 19 euros par mois (9 euros pour les clients SFR). Un montant qui fait jaser alors que les supporters doivent déjà être abonnés au bouquet qatari et à la chaîne du groupe Vivendi pour suivre la Ligue1 chaque week-end. D'autant qu'Altice n'a pour le moment pas trouvé d'accord de distribution avec les autres opérateurs, obligeant ainsi les non-abonnés à SFR à regarder RMC Sport via OTT (sur internet).

Discussions toujours en cours avec les autres opérateurs

Si des discussions sont en cours, les sommes demandées par la maison-mère de SFR seraient jugées exorbitantes par ses concurrents. "Le prix a été calculé en fonction de la part de marché des opérateurs et de notre coût de grille de 600 millions d'euros plus une marge", explique au 'Monde', Alain Weill, directeur général d'Altice Europe. Résultat, selon le quotidien, SFR réclamerait "entre 120 millions et 200 millions d'euros de minimum garanti pour les acteurs les plus modestes". On comprend ainsi facilement la réticence des Orange, Free et autre Bouygues Telecom.

Pour Altice, rentabiliser ce coûteux investissement s'annonce compliqué. L'essor des sites de streaming (gratuits) ne devrait que rendre la tâche du groupe de Patrick Drahi encore plus ardue.

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