Antalis : creuse ses pertes

Antalis : creuse ses pertes©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 08h11

Fortement impacté par la crise, Antalis dévoile des résultats intermédiaires en net retrait. La perte nette atteint 90 ME sur les six premiers mois de l'année (-27 ME au 1er semestre 2019) pour un chiffre d'affaires de 817 millions d'euros, en retrait de -23,3% en données comparables (-23,8 % en données publiées). Cette baisse reflète essentiellement le recul des volumes en Papiers accentué par la crise du Covid-19. Cette pandémie a également affecté la Communication Visuelle et, dans une moindre mesure, l'Emballage. La variation de chiffre d'affaires attribuable aux devises est négligeable sur la période.

La marge brute s'élève à 202 millions d'euros, en recul de -22,3% en données comparables (-22,6% en données publiées) et l'EBITDA atteint 7 ME, en baisse de -76,2% en données et à méthodes comptables comparables (-75,6% en données publiées) du fait de la forte baisse d'activité. Antalis a bénéficié de la réduction significative des coûts variables mais aussi fixes, notamment par la mise en place de mesures gouvernementales de soutien aux entreprises dans de nombreux pays. Le taux de marge d'EBITDA s'établit à 0,9% en données publiées (-1,9 point). Le résultat opérationnel courant est une perte de 4 ME tandis qu'il s'élevait à 19 ME au 1er semestre 2019.

Antalis a enregistré des charges non récurrentes nettes d'un montant de 64 ME, incluant notamment des dépréciations d'actifs à hauteur de 39 ME nets et pour l'essentiel du complément, des coûts de restructuration enregistrés au 1er semestre. Du côté du bilan, l'endettement financier net hors dettes de loyer s'établit à 317 ME (ME au 30 juin 2019).

Les incertitudes toujours présentes sur l'ampleur et la durée de la pandémie du Covid-19 ainsi que sur les conséquences économiques dans les 39 pays et 3 continents dans lesquels le groupe exerce ses activités ne permettent pas de se prononcer sur les perspectives pour Antalis. En revanche, Antalis bénéficiera au deuxième semestre de l'arrivée de KPP comme nouvel actionnaire de contrôle ainsi que de la restructuration de sa structure de bilan et de financement annoncées le 22 juillet dernier.

Les ratios du contrat de crédit syndiqué testés au 30 juin n'ont pas été respectés. Aux termes de l'accord conclu avec les établissements prêteurs, ces derniers avaient cependant renoncé à exercer leurs droits au titre de tout cas de défaut jusqu'à la finalisation de la transaction, qui a eu lieu le 21 juillet. L'accord portant sur la restructuration de l'endettement est entré en vigueur simultanément et s'est traduit par le remboursement en numéraire à hauteur de 100 millions d'euros des sommes dues au titre du contrat de crédit syndiqué, grâce au nouveau financement du même montant consenti à Antalis par la banque japonaise Mizuho. Le montant restant dû qui s'élevait à cette date à près de 198 millions d'euros a été intégralement abandonné par les établissements prêteurs, ce qui se traduira par l'enregistrement d'un produit équivalent dans les comptes du second semestre.

A ce jour, les ressources financières disponibles pour le groupe proviennent des lignes de crédit suivantes :
- un prêt d'actionnaire de KPP de 80 millions d'euros ; un prêt court terme avec une banque japonaise de 50 millions d'euros ; une autorisation de découvert avec une banque japonaise de 60 millions d'euros ; en cours de négociation, un prêt plus long terme avec la banque japonaise Mizuho de 100 millions d'euros, en remplacement du prêt court terme octroyé le 22 juillet dernier et depuis remboursé ; les programmes de factoring mis en place depuis 2015 dans la plupart des pays européens et qui se poursuivent.

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