Après la purge, Berenberg et Barclays croient toujours en Iliad

Après la purge, Berenberg et Barclays croient toujours en Iliad©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 05 avril 2018 à 09h47

On ne peut pas dire que l'appui de deux analystes réputés fasse rêver les investisseurs sur le dossier Iliad, qui rebondit mollement de 0,8% en séance à la Bourse de Paris, à 161,65 euros, ce qui reste inférieur à la moyenne du marché, puisque le CAC 40 s'adjuge dans le même temps 1,6%.

Tôt ce matin, Berenberg a publié une étude en réitérant sa recommandation à l'achat, avec un objectif de cours ajusté de 258 à 242 euros. Pour autant, le spécialiste estime que la baisse récente du titre est plutôt justifiée, à cause de la détérioration des fondamentaux du dossier, et de la façon dont la société a géré cette baisse et a communiqué dessus. Pour le moment, les investisseurs sont prudents vis-à-vis du management, et Berenberg espère que le net recul de l'action jouera les électrochocs pour que la direction modifie ses plans. En attendant, le potentiel est là, mais le marché a besoin d'avoir davantage de visibilité sur la stratégie en France et sur le lancement de l'offre en Italie pour revenir sur le titre. Pour ma part, et l'avis est partagé par beaucoup d'investisseurs, je ne suis pas du tout d'accord avec le management pour considérer que 2017 fut une bonne année, écrit l'analyste Nicolas Didio, qui pense que le message est passé et que le tir pourrait être rectifié dans le courant de l'année.

Un peu plus tard, Barclays a réitéré son avis "surpondérer", avec là encore un objectif de cours réduit de 235 à 225 euros. Comme son confrère, le bureau d'études britannique a été déçu par les résultats 2017, et craint que le premier semestre 2018 ne soit guère meilleur. Cependant, il s'attend à une inflexion sur la seconde moitié de l'année, notamment au niveau des marges avec l'offensive dans la fibre et le développement marketing pour faire passer les clients mobiles à 2 euros mensuels à des forfaits à 20 euros, momentanément proposés à 10 euros. L'analyste estime par ailleurs que les investisseurs ont désormais correctement intégré les besoins en investissement du groupe, qu'ils avaient longtemps sous-estimé.

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