Asie : début de semaine dans le rouge

Asie : début de semaine dans le rouge©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 26 octobre 2020 à 07h29

Saturation de nombreux hôpitaux aux Etats-Unis pour cause de troisième vague non maîtrisée de covid-19 outre-Atlantique, annonce de reconfinements en Europe alors que l'explosion des cas positifs en France, Espagne, Grande-Bretagne ou encore Italie et même Allemagne confirment l'accélération de la deuxième vague, nouveau cluster détecté en Chine... La situation sanitaire n'incite pas à l'optimisme ce lundi matin, de quoi pousser les places de la zone Asie-Pacifique dans le rouge : Shanghai recule de 1,1%, Bombay reperd 0,7% avec Seoul, Tokyo glisse de 0,1% avec Sydney, tandis que la bourse de Hong Kong est fermée. Vendredi soir, les marchés d'actions américains avaient pourtant résisté, malgré la chute de plus de 10% de l'action Intel (-10,5%), dans l'attente d'un compromis politique sur nouveau plan de soutien à l'économie américaine. En fin de séance, Mark Meadows, le chef de cabinet de la Maison Blanche, s'était même montré confiant, en affirmant qu'un accord pourrait être conclu dans un jour ou deux...
A la clôture, l'indice Dow Jones a ainsi réduit ses pertes pour terminer à -0,10% à 28.335 points, tandis que l'indice large S&P 500 a même progressé de 0,35% à 3.465 pts, et que le Nasdaq Composite s'est avancé de 0,37% à 11.548 pts.

Sur l'ensemble de la semaine écoulée, les trois indices se sont affichés malgré tout en baisse, mettant fin à 3 semaines de hausse consécutive pour le DJIA et le S&P 500, et à une série de 4 semaines positives pour le Nasdaq... Sur les 5 dernières séances, le DJIA a relâché 0,9%, le S&P 500 a perdu 0,5% et le Nasdaq a reculé de 1%, les investisseurs craignant un nouveau décalage dans le cadre de l'adoption d'un nouveau plan de relance US face au coronavirus, devenu un enjeu électoral majeur à l'approche de l'élection américaine du 3 novembre.

Même en cas d'accord budgétaire dans les prochains jours, il semble d'ailleurs quasiment impossible désormais, compte-tenu du calendrier électoral, qu'un texte puisse être rédigé et voté avant la tenue du scrutin. En outre, au Sénat (à majorité républicaine), les Républicains rechignent toujours à voter un vaste "package" de soutien à l'économie qui creuserait le déficit, l'orthodoxie budgétaire étant un sujet sensible dans l'électorat de droite.
Les Démocrates ont proposé un plan de 2.200 milliards de dollars, et l'administration Trump semble approcher désormais de ce montant, avec une dernière proposition à 1.900 Mds$, faite mercredi.

La reprise s'essouffle en Europe

Dans la zone euro, l'activité globale est repartie à la baisse en octobre, faisant craindre une rechute du PIB au 4e trimestre : face à la recrudescence des cas de Covid-19, l'indice PMI dans le secteur des services a chuté, éclipsant le renforcement de la croissance dans l'industrie manufacturière.
L'indice flash PMI composite de la zone euro est ainsi ressorti à 49,4 le mois dernier, après 50,4 en septembre, retombant en zone de contraction, sous la barre des 50. Si le PMI flash manufacturier a agréablement surpris, ressortant même au plus haut de 26 mois à 54,4 (consensus FactSet 53,1), celui des services s'est en revanche contracté à 46,2 (consensus 47). Au Royaume-Uni, l'indice PMI s'est établi à 53,3 pour le secteur manufacturier et 52,3 pour les services, ce qui ressort quelque peu décevant par rapport aux attentes.

Le pétrole WTI retombe sous les 40$ le baril

Les cours du pétrole ont rechuté du même coup, dans la crainte d'une demande mondiale plombée, alors que l'Europe fait face à la résurgence du coronavirus, et que les Etats-Unis suivent le même chemin... Le contrat de décembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a perdu 1,9% à 39,85$ sur le Nymex vendredi, retombant sous les 40$ pour la 1e fois en trois semaines... Le contrat sur le Brent ouvre à 41$ ce matin. Sur la semaine écoulée, le WTI a abandonné 3,1% et le Brent a fléchi de 2,7%.
L'or est à 1.893$ l'once. La semaine dernière, le métal jaune a marqué le pas (-0,1%), mais gagne encore environ 25% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques liées à la crise sanitaire et des vastes plans de relance monétaire et budgétaire, qui font anticiper un retour de l'inflation à moyen terme.

Sur le marché des changes, l'euro campe à 1,1840/$. Sur le marché obligataire américain, le rendement de l'obligation d'Etat (T-Bond) à 10 ans a cédé 2 points de base, à 0,84%.

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