Asie : début de semaine en berne

Asie : début de semaine en berne©Boursier.com
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Boursier.com, publié le lundi 21 septembre 2020 à 07h54

La tendance est à la baisse pour commencer la semaine dans la zone Asie-Pacifique... Alors que la bourse de Tokyo est restée fermée pour cause de jour férié au Japon, Hong Kong recule de 1,7%, suivie de Seoul en retrait de 1,1%, avec Sydney (-1%). Taiwan perd 0,6% et Shanghai cède 0,5%. Rappelons que vendredi, Wall Street avait fini en baisse pour la 3e séance consécutive, plombé par les valeurs technologiques, qui ont poursuivi leur correction... Le climat a été alourdi par les craintes sur l'évolution de la situation sanitaire mondiale, et les inquiétudes pour la reprise économique, qui montre des signes d'essoufflement... La nervosité a été entretenue par la "Journée des 4 Sorcières", avec l'arrivée a échéance des contrats à terme et des options sur les actions et les indices américains. A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,88% à 27.657 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 1,12% à 3.319 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", a chuté de 1,07% à 10.793 pts.

Les trois indices américains ont ainsi affiché leur troisième semaine consécutive de baisse, plombés par la correction des valeurs technologiques après leur flambée de l'été... Le Nasdaq reste en zone de correction, avec une chute de 10,5% sur son dernier record du 2 septembre à 12.056 points. Du côté de valeurs, les grandes "technos" ont piqué du nez, à l'instar d'Apple (-3,1%), Alphabet (-2,4%), Facebook (-0,9%), Amazon (-1,8%), Nvidia (-2,2%) ou encore Microsoft (-1,2%). La totalité des onze indices sectoriels du S&P 500 a fini dans le rouge.

La reprise perd de l'élan...

Sur le plan macro-économique, la publication de l'indice des indicateurs avancés du Conference Board, très attendu par les marchés, est ressorti mitigé. Cet indice, utilisé par les économistes pour anticiper l'évolution de l'activité dans les trois à six prochains mois, a progressé de 1,2% en août, mais ce rythme de reprise a ralenti par rapport aux 2% affichés en juillet et aux 3% de juin... Il semble donc que le rebond plus vif qu'attendu de l'économie américaine observé cet été soit en train de s'essouffler à l'automne...
L'indice du Conference Board est calculé à partir de dix statistiques économiques, comprenant notamment les commandes dans l'industrie, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage, l'évolution de l'indice S&P500, la confiance des ménages, ou encore l'écart de taux entre celui à dix ans et celui au jour le jour.

La Fed appelle l'exécutif à s'accorder sur un nouveau plan de relance

Le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell, a mis en garde contre une excès d'optimisme sur la reprise économique, même si celle-ci a été "plus vite que ce qui était généralement prévu" pendant l'été... "Le chemin devant nous demeure hautement incertain", a prévenu le patron de la Fed. "Les perspectives économiques sont hautement incertaines et dépendront en grande partie de notre capacité à maîtriser le virus", a-t-il poursuivi. Il s'est toutefois gardé de dire que la Fed pourrait encore augmenter le montant de ses achats massifs d'actifs mis en place depuis le mois mars, ce qui a quelque peu déçu les investisseurs...

La Fed a maintenu comme prévu ses taux directeurs proches de zéro, mercredi, et s'est engagée à les conserver ainsi jusqu'à la fin 2023, en estimant que l'inflation ne devrait pas remonter jusqu'à son objectif de 2% avant cette date.
Le patron de la Fed en a profité pour renouveler son appel aux partis politiques pour qu'ils s'accordent sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie américaine dans le cadre de la lutte contre la Covid-19... La Maison Blanche et le Congrès sont toujours dans l'impasse concernant ce nouveau plan, alors que de nombreuses aides aux particuliers et aux entreprises, mises en place en mars dernier, ont désormais pris fin, ce qui pourrait peser sur le marché de l'emploi et freiner la reprise économique.

Le pétrole et l'or consolident

Le rebond du pétrole a ralenti dernièrement, dans la foulée d'une réunion du groupe Opep+ qui s'est engagé à prolonger de trois mois, de la fin septembre à la fin décembre, ses engagements en matière de réduction de production afin de soutenir les cours. Le baril de brut léger américain (WTI) pointe à 41,20$ (contrat à terme d'octobre sur le Nymex), après avoir rebondi de plus de 10% depuis le début de la semaine, sa meilleure semaine depuis juin. Le Brent d'échéance novembre cote 43$, après avoir gagné 8% sur la semaine écoulée. L'once d'or revient à 1.948$ l'once.
Sur le marché des changes, l'euro reste ferme à 1,1870$. Le rendement de l'obligation d'Etat américaine (T-Bond) à 10 ans a grappillé 1 points de base à 0,7%. Ce taux évoluait encore à 1,9% en début d'année, avant la crise du coronavirus qui a entraîné une brutale récession économique et des mesures d'exceptionnelles de la part de la Réserve fédérale, qui a ramené ses taux directeurs proches de 0.
Sur le plan sanitaire, les investisseurs attendent toujours des percées décisives en vue de la mise au point d'un vaccin contre le coronavirus... En pleine campagne électorale, le président américain Doanld Trump a promis à ses électeurs qu'un vaccin serait disponible avant l'élection du 3 novembre... Une échéance qui paraît très optimiste, voire irréalisable pour la plupart des experts américains...

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