Asie : du mieux !

Asie : du mieux !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 07h42

Le rebond de la Bourse de New York mardi soir soulage les indices boursiers de la zone Asie-Pacifique ce matin, en rebond de 2,3% à Sydney, tandis que Bombay reprend 0,7%, Seoul remonte de 0,3% avec Shanghai. La bourse de Tokyo rouvre stable après une pause de quatre jours... La place new-yorkaise a été soutenue notamment par un net rebond des valeurs "technos", même si les investisseurs restent préoccupés par un possible ralentissement de la reprise économique, alors que la pandémie de coronavirus confirme jour après jour sa deuxième vague, notamment en Europe. Le président de la Fed, Jerome Powell, a d'ailleurs répété mardi devant le Congrès que la reprise était "très incertaine" et a estimé que de nouvelles mesures de soutien budgétaire et monétaire seraient sans doute nécessaires...
A la clôture, l'indice Dow Jones a progressé de 0,52% à 27.288 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 1,05% à 3.315 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", a repris 1,71% à 10.963 pts. Le Nasdaq est ressorti de la zone de correction (-10% sur les plus hauts) et ne recule plus désormais que de 9% par rapport à son record du 2 septembre à 12.056 pts.

Les tensions politiques sur fond de campagne électorale à couteau tiré entre Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden retardent l'adoption d'un nouveau plan de relance au Congrès américain. L'incertitude politique pèse donc par ricochet sur le climat boursier, à six semaines de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre. Les tensions politique se sont encore exacerbées le week-end dernier après le décès de Ruth Bader Ginsburg '("RBG"), l'une des 9 membres de la Cour suprême. Donald Trump insiste pour nommer très rapidement un nouveau juge, dès samedi, ce qui ferait basculer la Cour Suprême du côté conservateur pour des années, les juges étant nommés à vie... Les démocrates de leur côté, exigent que le nouveau juge soit nommé par le président qui sera élu le 3 novembre prochain.
Les investisseurs déplorent que ce bras de fer entre républicains et démocrates complique encore la recherche d'un compromis sur le nouveau plan de relance... Or, le temps presse, le précédent plan budgétaire massif de 2.200 milliards de dollars, mis en place en mars, étant désormais arrivé à son terme, et de nombreuses mesures d'aide aux entreprises et aux salariés ont pris fin.

La Fed est prête à en faire davantage

Les économistes craignent que sans un rapide nouveau coup de pouce budgétaire, l'emploi et la consommation en pâtissent, enrayant la fragile reprise de l'économie américaine. La Réserve fédérale, qui a mis en place une batterie sans précédent de programmes de soutien à l'économie, n'a pas modifié cette politique lors de sa dernière réunion des 15 et 16 septembre, et estime que c'est désormais à la classe politique d'agir davantage...
Mardi, devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Jerome Powell a cependant affirmé qu'en cas de dégradation de la conjoncture, la Réserve fédérale se tenait prête à en faire davantage si nécessaire. "Le chemin devant nous reste très incertain", a-t-il dit, ajoutant que"nous demeurons engagés à utiliser tous nos instruments pour faire ce que nous pouvons, pour aussi longtemps que nécessaire, pour s'assurer que la reprise sera aussi forte que possible et pour limiter les dégâts durables pour l'économie". "Il est probable que davantage de soutien budgétaire sera nécessaire", a-t-il poursuivi.

De son côté, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, lui aussi entendu par la même Commission, s'est accordé avec le patron de la Fed pour juger que de nouvelles mesures de soutien budgétaires sont "nécessaires". Il a assuré que la Maison Blanche était prête à approuver un accord bipartisan, ajoutant être favorable à un "plan ciblé" sur les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire.
Jerome Powell (qui doit être auditionné deux autres fois au Congrès cette semaine) a aussi rappelé que la reprise dépendra de l'évolution de la crise sanitaire... "Une reprise complète ne sera susceptible de se produire que lorsque les gens auront confiance dans le fait qu'il est sûr de s'engager à nouveau dans une large gamme d'activités".

Sur le plan macro-économique aux Etats-Unis, les reventes de logements existants du mois d'août 2020 aux Etats-Unis sont ressorties supérieures aux attentes, à 6 millions d'unités, contre 5,96 millions de consensus et 5,86 millions rapporté un mois avant. Le prix médian des logements existants a par ailleurs atteint un record de 310.000$, en croissance de 11,4% en glissement annuel.
Par ailleurs, l'indice manufacturier régional de la Fed de Richmond est ressorti bien supérieur au consensus, à +21 en septembre, contre +12 attendu et après +18 un mois plus tôt. Cet indicateur signale une accélération de l'expansion de l'activité manufacturière de la région.

L'or souffre et le dollar grimpe

Le pétrole a rebondi de façon modeste mardi, après une chute de plus de 4% lundi. Le contrat à terme d'octobre sur le baril de brut léger américain (WTI), qui arrivait a échéance ce mardi, a repris 0,5% à 39,40$ sur le Nymex. Le Brent pointe à 41,45$ ce mercredi matin.
L'or resté déprimé après sa rechute du début de semaine. L'once de métal jaune revient à 1.883$ et souffre notamment de l'appréciation du dollar. L'euro recule à 1,17$, au lendemain de propos de Christine Lagarde, assurant que la BCE surveillait de près la parité euro/dollar.

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