Asie : en deux temps

Asie : en deux temps©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mercredi 29 juillet 2020 à 07h34

La tendance est partagée dans la zone Asie-Pacifique, coupée en deux entre la hausse de Shanghai qui grimpe de 1,4% avec Seoul (+0,15%) et Hong Kong (+0,10%), tandis que Taiwan recule de 0,5%, et que la bourse de Tokyo glisse de 1,15%. En clôture de marché à Wall Street hier soir, l'ensemble de la cote a reculé dans le calme. Le S&P500 a perdu finalement 0,65% à 3.218 pts, alors que le DJIA a cédé 0,77% à 26.379 pts. La baisse du Nasdaq a été plus prononcée puisque l'indice star des dernières semaines a redonné 1,27%, revenant à 10.402 pts, après une journée de lundi ou les valeurs technologiques avaient encore animé la cote. Le baril de brut WTI marque le pas avec un repli de 1,6%, revenant sous les 41$ sur le Nymex. Le Brent recule à 43$ ce matin. L'once d'or en revanche reste haut perché à 1.953$...

Mesures de soutien

Les opérateurs espèrent de nouvelles mesures de soutien à l'économie de la part des banques centrales et des différents gouvernements et suivront ce soir les annonces de la Fed à l'issue de sa réunion FOMC de politique monétaire. La réunion en question ne devrait toutefois pas déboucher sur des annonces fracassantes de la part de la Banque centrale américaine. La Fed pourrait néanmoins donner des indications sur d'éventuelles mesures ultérieures espérées pour septembre ou durant le quatrième trimestre...
En attendant, la Réserve fédérale a annoncé mardi la prolongation de plusieurs de ses facilités de crédits jusqu'à la fin de l'année, du fait de l'impact durable du nouveau coronavirus. La décision s'applique aux programmes arrivant à échéance autour du 30 septembre. Cette prolongation de trois mois facilitera la planification par les participants potentiels aux programmes et assurera leur continuité pour aider l'économie à se redresser. La Fed a indiqué que ces prolongations concernaient notamment le dispositif de prêts aux petites et moyennes entreprises 'Main Street Lending Program'.

Pendant ce temps, Donald Trump a de nouveau assuré de sa confiance dans le rétablissement de l'économie américaine. Il a même jugé que "beaucoup de gouverneurs devraient déconfiner des Etats qu'ils ne déconfinent pas"...
La Maison blanche et les sénateurs républicains sont parvenus en parallèle à un accord de principe sur un plan de 1.000 milliards de dollars aux Etats-Unis pour faire face aux effets de la pandémie. Le plan comprend un dispositif visant à prolonger les allocations chômage supplémentaires afin que les personnes licenciées puissent bénéficier de 70% de leur précédent salaire. Ce plan est moins imposant que le texte déposé il y a deux mois par les démocrates, majoritaires à la Chambre, et qui prévoit des aides de 3.000 milliards...

Plan en question

La présentation du plan de soutien de 1.000 milliards de dollars de la majorité républicaine au Sénat a ouvert la voie à des négociations avec les démocrates, alors que des mesures exceptionnelles d'indemnisation dont bénéficient des millions d'Américains au chômage doivent expirer en fin de semaine...
Le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a qualifié ce projet en première approche de "totalement inadapté", estimant qu'il reviendrait à réduire de 30% les aides fédérales aux chômeurs...
Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, a pour sa part déclaré que ce projet prévoyait des aides supplémentaires pour les chômeurs, sans les chiffrer, ainsi que le versement direct d'une allocation exceptionnelle de 1.200 dollars pour chaque Américain. Des incitations sont aussi prévues pour favoriser la fabrication aux Etats-Unis, plutôt qu'en Chine, de matériel de protection pour le personnel soignant. Le projet contient par ailleurs une "puissante protection juridique" pour les entreprises...
Sur les devises, l'euro se négocie fermement à 1,1715/$ entre banques.

A noter que le secteur de la santé continue de s'agiter en fonction des avancées médicales contre le Covid-19. Pfizer (+4%) a dépassé les attentes de marché pour son second trimestre et relevé dans la foulée ses estimations 2020. Sur le trimestre clos en juin, le groupe a réalisé un bénéfice de 78 cents par titre, en léger retrait de 2%, à comparer à un consensus de 66 cents. Les revenus du groupe ont chuté de 11% à 11,8 milliards de dollars, contre 11,6 milliards de consensus de marché. Le groupe envisage désormais des revenus allant de 48,6 à 50,6 milliards de dollars, pour un bénéfice ajusté par action logé entre 2,85 et 2,95$. Rappelons également que Pfizer a annoncé lundi avoir lancé avec son partenaire allemand BioNTech un essai à grande échelle pour son vaccin potentiel contre le Covid-19.
Pfizer et BioNTech ont accepté de fournir 600 millions de doses de vaccin au ministère américain de la Santé et au ministère de la Défense une fois approuvé, après avoir conclu un accord similaire avec le gouvernement britannique...

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