Asie : fin de séance dans le calme

Asie : fin de séance dans le calme©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mercredi 10 juin 2020 à 07h39

La tendance reste prudente mais plutôt ferme dans la zone Asie-Pacifique, en hausse de 0,2% à Tokyo, Sydney et à Seoul, tandis que Hong Kong, Taiwan et Bombay progressent de 0,8%. La bourse de Shanghai recule en revanche de 0,5%, alors que les prix à la production en Chine ont connu en mai leur plus fort déclin depuis plus de quatre ans, reflétant la pression ressentie dans le secteur manufacturier suite à la pandémie de coronavirus qui a entraîné une forte baisse des flux commerciaux et de la demande globale. Selon les données officielles, l'indice des prix à la production (PPI) a reculé le mois dernier de 3,7% en rythme annuel, sa plus forte baisse depuis mars 2016.
Les analystes anticipaient en moyenne une baisse de 3,3%.
L'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé quant à lui de 2,4% en rythme annuel, sa plus faible hausse depuis mars 2019, alors que les prix des produits alimentaires ont continué de baisser.

Hier soir, la Bourse de New York a marqué une pause, en attendant les annonces de la Réserve fédérale ce soir, qui a entamé sa réunion monétaire de deux jours... Les valeurs technologiques et internet ont cependant poursuivi leur "rally", propulsant même le Nasdaq à un nouveau sommet. Les titres Apple, Amazon, Microsoft et Facebook ont tous terminé à des niveaux records !
A la clôture, le Dow Jones a cédé 1,09% à 27.272 points, tandis que l'indice large S&P 500 a rendu 0,78% à 3.207 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a encore progressé de 0,29% à 9.953 pts, un nouveau record après celui inscrit lundi soir à 9.924 pts.

Côté valorisations, le PER du S&P 500 est désormais de 22,1 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, contre 16,8 pour la moyenne à 5 ans et 15,1 sur 10 ans, selon le consensus du cabinet FactSet. Près de 300 des 500 composants de l'indice s'échangent à des prix supérieurs au consensus des analystes en termes d'objectifs de cours à horizon de 12 mois, selon l'agence 'Bloomberg'...

La Fed attendue sur ses prévisions économiques

Grâce à un puissant rebond, motivé par les espoirs de reprise économique rapide à partir du 3e trimestre et avec l'aide de la Fed, les marchés américains ont désormais quasiment effacé leur plongeon de mars lié aux mesures de confinement prises pour juguler la pandémie de coronavirus. Quant au Nasdaq, il est donc carrément remonté sur des sommets historiques...
Dans ce contexte, les annonce de la Fed et de son président Jerome Powell, attendues mercredi soir, seront décortiquées avec attention : Si les marchés n'attendent pas de nouvelles mesures monétaires de la part de la banque centrale qui a multiplié les programmes de soutien depuis mars, ils guettent les nouvelles prévisions économiques de la Fed, les premières depuis la réunion de décembre 2019.
Par ailleurs, les marchés s'attendent à ce que la banque centrale américaine confirme son intention de maintenir ses taux directeurs proches de 0 pendant une période prolongée, afin d'accompagner la reprise économique.

L'espoir d'une reprise économique en "V"

Les données révisées du PIB de la zone euro ont fait état d'une contraction un peu moins importante que prévu au 1er trimestre, à -3,6%, contre -3,8% de consensus... En France, la Banque de France table pour sa part désormais sur une contraction de 10,3% de l'économie cette année. Lundi, la Banque mondiale avait fait état d'une prévision de contraction du PIB mondial de 5,2% en 2020, suivie d'un rebond vif mais partiel de 4,2% en 2021.

Aux Etats-Unis, le Département américain au Travail a fait état mardi de 5,046 millions d'ouvertures de postes pour le mois d'avril 2020, contre 5,75 millions de consensus de place et 6,011 millions pour la lecture révisée du mois antérieur. Vendredi, les investisseurs avaient été agréablement surpris par l'annonce que l'économie américaine a créé 2,51 millions d'emplois en mai, alors que les économistes s'attendaient à la perte de près de 8 millions de postes. Le taux de chômage a ainsi baissé en mai à 13,3% contre 14,7% en avril, alors que les marchés craignaient un chiffre proche de 20%...

Le dollar recule, le pétrole consolide

Après des prises de bénéfices en séance, les cours du pétrole ont fini sur une note ferme hier soir... Le baril de brut léger américain WTI a clôturé à 38,30$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août campe à plus de 40$ ce mercredi matin à 40,60$. Les cours sont repartis en hausse après que l'agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) a relevé ses objectifs de cours, tout en abaissant ses prévisions de production de brut aux Etats-Unis cette année.
Samedi, l'alliance Opep+ a décidé de prolonger d'un mois, jusqu'à la fin juillet, son accord conclu le 12 avril en vue de soutenir les cours de l'or noir. Toutefois, l'Arabie saoudite, qui avait donné l'exemple en effectuant des coupes volontaires supplémentaires, allant au-delà de l'accord Opep+, a indiqué lundi qu'elle allait dès la fin juin relever sa production pour revenir à un respect strict de l'accord. Dans le sillage de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont eux aussi décidé d'arrêter en juillet les coupes volontaires supplémentaires qu'ils s'étaient imposées en plus des coupes décidées au sein de l'accord Opep+.

De son côté, l'or reste ferme à 1.718$ l'once. Le métal jaune progresse de plus de 13% depuis le début de l'année.
Sur le marché des changes, le dollar a affiché sa 9e séance de recul consécutive hier, la plus longue série baissière du billet vert depuis 2006. L'indice du dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, yen, dollar canadien et couronne suédoise), a reculé mardi de 0,25% à 96,40 points. Le dollar a désormais reflué de 6,3% par rapport à son pic du 20 mars à 102,87 pts. Après avoir servi de valeur-refuge, le dollar pâtit du retour de l'appétit du risque qui incite les investisseurs à réinvestir sur d'autres actifs à travers le monde, notamment dans la zone euro... L'euro est ainsi remonté à 1,1335$, évoluant à son plus haut niveau depuis trois mois, après être tombé fin mars sous 1,07$.

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