Asie : fin de semaine en hausse pour les indices boursiers

Asie : fin de semaine en hausse pour les indices boursiers©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 08 mai 2020 à 07h34

Les places financières de la zone Asie/Pacifique terminent la semaine en hausse, dans le sillage de la Bourse de Tokyo qui remonte de 2,2%, suivie de Bombay en progression de 1,6% avec Hong Kong (+1,5%) et Seoul (+1,2%). Shanghai grimpe de près de 1%, Taiwan reprend 0,6%, Sydney +0,5% et Singapour +0,1%. Le catalyseur est venu surtout de Wall Street et de l'indice Nasdaq qui a fini en nette hausse hier soir, les investisseurs tablant sur une reprise progressive de la croissance économique au gré des mesures de déconfinement internationales. Par ailleurs, l'espoir d'une reprise prochaine des négociations commerciales entre Washington et Pékin a aussi permis de réchauffer l'ambiance générale.

Symbole de cette amélioration sensible, le Nasdaq a désormais effacé l'ensemble de ses pertes depuis le début de l'année, après avoir abandonné près de 25% en mars dernier...
A la clôture hier soir, l'indice Dow Jones a gagné 0,89% à 23.875 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grimpé de 1,15% à 2.881 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a progressé de 1,42% à 8.979 pts, et gagne désormais 0,08% depuis le 1er janvier.
Le Nasdaq surperforme ainsi largement le DJIA, qui perd encore 16,3% et le S&P 500, qui lâche encore 10,8% depuis le début de l'année, plombés par la crise du coronavirus.

Les indices ont cependant réduit leurs gains dans la dernière heure de cotations, lorsque les cours du pétrole, en hausse en début de séance, sont repartis en nette repli... Trois responsables de la Fed ont en outre estimé qu'il ne fallait pas s'attendre à une reprise économique rapide, même si les Etats américains lèvent progressivement leurs mesures de restriction prises face au Covid-19. "Je crois que les perspectives du pays à court terme sont vraiment sombres", a notamment déclaré le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari.

Un taux de chômage de 16% attendu en avril aux Etats-Unis

Les marchés n'ont donc pas été perturbés par l'annonce d'une nouvelle forte hausse du nombre de demandeurs d'emploi aux Etats-Unis la semaine dernière, qui avait été largement anticipée... Le Département américain au Travail vient d'annoncer, pour la semaine close au 2 mai, que les inscriptions au chômage ont atteint 3,17 millions, en repli de 677.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 3,846 millions. Le consensus était positionné à environ 3 millions.
Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie US, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires. La moyenne à quatre semaines ressort à 4,17 millions, en repli de 861.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 25 avril s'établit à 22,647 millions, en progression de 4,64 millions sur sept jours.

Ce vendredi, le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi pour le mois d'avril sera annoncé à 14h30... Il devrait se traduire, selon le consensus, par 21 millions de destructions de postes et une remontée du taux de chômage américain de 4,4% à ... plus de 16% !

Dialogue commercial entre Washington et Pékin

Sur le front commercial, d'après l'agence 'Bloomberg', Washington et Pékin devraient reprendre la semaine prochaine certaines discussions en vue de mesurer les progrès dans la mise en oeuvre de la première phase de l'accord commercial entre les deux pays.
La perspective de cette réunion a quelque peu rassuré les marchés, alors que la semaine dernière, ils s'étaient inquiétés des nouvelles menaces de droits de douane par Donald Trump. Le président américain a en effet directement accusé Pékin d'avoir caché la vérité sur l'ampleur de l'épidémie de coronavirus, lorsqu'elle est apparue à Wuhan. Donald Trump a aussi affirmé détenir des preuves que le virus serait issu du fameux laboratoire de virologie situé dans cette même ville de Wuhan, ce que Pékin a formellement démenti à plusieurs reprises...

Point bas atteint pour la demande pétrolière ?

Sur les marchés pétroliers, les cours sont restés très volatils après leur récent rebond de plus de 50%... Sur le Nymex, le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison juin a fini en baisse de 1,8% à 23,55$, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance juillet a cédé 0,9% à 29,55$. Selon des informations de 'Bloomberg TV', l'Arabie saoudite va relever les prix de vente de son pétrole, ce qui suggère que la demande a désormais touché son point bas en Europe...
Par ailleurs, la consommation chinoise de pétrole s'est redressée en avril. Toutefois, selon des source citées par le site 'Markewatch', certains pays de l'Opep+ auraient du mal à se plier aux coupes de production décidées fin mars...

Les cours du brut ont ainsi repris plus de 50% depuis 10 jours sur fond d'espoirs d'une reprise progressive de la demande mondiale et d'annonces de baisses de production par l'Opep+ ainsi que de nombreux groupes pétroliers américains (Chevron, ConoCoPhillips...), canadiens et européens (dont Total et les producteurs norvégiens).
Les cours du brut sont désormais revenus au plus haut depuis la mi-avril, mais ils perdent encore 50% à 60% depuis le début de l'année, où ils dépassaient les 60$.
De son côté, l'or a vivement rebondi, remontant au-dessus des 1.700$, à 1.725$ ce vendredi matin. Malgré une forte volatilité observée ces dernières semaines, le métal jaune progresse d'environ 15% depuis le début de l'année, faisant office de valeur refuge...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.