Asie : fin de semaine plus ferme

Asie : fin de semaine plus ferme©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 18 septembre 2020 à 07h38

Les places financières de la zone Asie-Pacifique terminent la semaine sur une note plutôt ferme, en hausse de 0,1% à Tokyo, Bombay et Seoul. Taiwan remonte de 0,2% et Hong Kong prend 0,2%. Shanghai se distingue en hausse de 1,5%. Hier soir, la Bourse de New York a fini en baisse léger repli, au lendemain de la réunion de la Fed qui s'est montrée prudente au sujet de la solidité de la reprise économique, après le choc provoqué par la pandémie de coronavirus. Les valeurs technologiques ont subi des dégagements à l'approche de la journée des "Quatre Sorcières", ce vendredi. A la clôture hier soir, les trois indices ont réduit leurs pertes par rapport à leurs plus bas de la séance : l'indice Dow Jones a cédé 0,47% à 27.901 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,84% à 3.357 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", a chuté de 1,27% à 10.910 pts.
Depuis le début 2020le Nasdaq gagne encore 21,6%, tandis que le DJIA recule de 2,2% et que le S&P 500 progresse de 3,9%.

Les prix à la consommation au Japon ont reflué au mois d'août.
Après deux mois stables, les prix à la consommation (hors produits frais) ont reculé de 0,4% sur un an, un chiffre en ligne avec les attentes du consensus de place. En excluant l'énergie, la baisse des prix a été de -0,1%.
La Banque du Japon a réaffirmé hier son objectif d'inflation de 2% à long terme...
Côté américain, mercredi soir, la Fed a quelque déçu les investisseurs, en n'évoquant ni de près ni de loin la possibilité d'un renforcement de ses mesures de soutien à l'économie américaine. La banque centrale américaine a maintenu comme prévu ses taux directeurs proches de 0, et s'est engagée à les y conserver jusqu'à la fin 2023, en estimant que l'inflation ne devrait pas remonter jusqu'à son objectif de 2% avant cette date.
La Fed a aussi révisé à la hausse ses prévisions économiques pour 2020, en estimant que la récession sera moins profonde que prévu aux Etats-Unis, avec une chute de 3,7% du PIB attendu, contre -6,5% prévu en juin, lors de ses dernières projections macro-économiques. Le taux de chômage est attendu à 7,6% fin 2020, contre 9,3% prévu il y a trois mois.
Cependant, lors de sa conférence de presse, Jerome Powell a jeté un froid en se montrant prudent sur la reprise en cours. Certes, celle-ci s'est déroulée "plus vite que ce qui était généralement prévu", mais "le chemin devant nous demeure hautement incertain", a-t-il martelé... "Les perspectives économiques sont hautement incertaines et dépendront en grande partie de notre capacité à maîtriser le virus", a-t-il poursuivi.

Le nouveau plan de soutien budgétaire se fait attendre aux Etats-Unis

M. Powell a aussi réitéré son appel aux partis politiques pour qu'ils s'accordent sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie américaine dans le cadre de la lutte contre la Covid-19... "La réponse en matière de politique budgétaire (un plan de 2.200 milliards de dollars en mars : ndlr) a eu un effet vraiment positif, mais il en faudra probablement davantage" pour surmonter la crise actuelle, a estimé le banquier central.
Le nouveau plan de soutien budgétaire est pour l'instant bloqué au Congrés, notamment par des Sénateurs républicains, qui refusent de laisser filer trop loin le déficit public. Mercredi, Donald Trump s'est dit prêt à faire des compromis avec les Démocrates tout en appelant les Républicains du Sénat à parvenir à un accord dans une semaine à dix jours... Aucune avancée concrète n'était cependant en vue jeudi soir sur cette question.

Cette réunion de la Fed était la dernière avant l'élection présidentielle du 3 novembre, mais aussi la première depuis l'adoption en août par la Fed d'une nouvelle doctrine sur l'inflation, qui passe désormais au second plan par rapport à un autre mandat de l'institution, à savoir le retour au plein emploi. La Fed est ainsi prête à tolérer des passages temporaires au-dessus des 2% d'inflation si elle estime que le marché de l'emploi va en bénéficier. Un débat qui n'est pas d'une actualité brûlante, la hausse des prix étant pour l'instant bien en dessous des 2% aux Etats-Unis...

Le pétrole poursuit son rebond

Malgré les incertitudes économiques, les cours du pétrole ont rebondi pour la 3e séance consécutive, soutenus par les pays de l'Opep et leurs alliés. Le groupe Opep+ va ainsi demander à ses membres de prolonger de trois mois, de la fin septembre à la fin décembre, ses engagements en matière de réduction de production afin de soutenir les cours. Le baril de brut léger américain (WTI) a grimpé de 2% à 41$ après un gain de près de 8% les 2 jours précédents, pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex. Le Brent d'échéance novembre pointe ce matin à 43,60$. L'ouragan Sally qui frappe le Golfe du Mexique, et la publication mercredi d'une baisse surprise des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis a aussi contribué au rebond du brut ces dernières 48h.

L'or revient à 1.949$ l'once. Sur le marché des changes, l'indice du dollar s'est affaibli de 0,34% à 92,90 points, tandis que l'euro est remonté à 1,1855$.

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