Asie : la hausse l'emporte dans le calme

Asie : la hausse l'emporte dans le calme©Boursier.com
A lire aussi

Boursier.com, publié le mercredi 29 avril 2020 à 07h23

La hausse l'emporte ce mercredi dans la zone Asie-Pacifique ce matin, dans des marchés calmes en raison de la fermeture de la Bourse de Tokyo pour cause de jour férié au Japon. Taiwan grimpe de 1,4%, suivi de Sydney qui pointe en hausse de 1,1% avec Bombay (+1%). Les écarts sont plus limités à Hong Kong (+0,8%), Singapour (+0,5%) et Shanghai (+0,4%). Hier soir, la Bourse de New York a fini en légère baisse, sous l'effet d'une rotation sectorielle au détriment des grandes valeurs technologiques et des valeurs de santé, qui avaient fortement rebondi ces dernières semaines... A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,13% à 24.101 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,52% à 2.863 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a abandonné 1,4% à 8.607 pts. Apple a perdu 1,6%, Microsoft 2,4%, Alphabet a lâché 3% et Amazon a reculé de 2,6%, tandis que dans la santé, Regeneron a perdu 3,4% et Merck & Co a cédé 3,3%

Les investisseurs prennent peu d'initiatives avant les annonces de la Fed ce soir, qui a débuté hier mardi une réunion de politique monétaire de deux jours. Le pétrole a tenté de se stabiliser après son plongeon de lundi, de retour à plus de 20$ sur le brent, à 21,30$.

Indicateurs macro-économiques toujours au rouge

La Fed a donc entamé mardi sa réunion de politique monétaire, qui sera suivie ce mercredi soir d'une conférence de presse de son président Jerome Powell... La banque centrale américaine a multiplié les mesures chocs contre la crise du coronavirus ces dernières semaines, et les marchés n'attendent pas de gestes supplémentaires mercredi. Ils seront en revanche très attentifs aux nouvelles prévisions économiques de la banque centrale et aux propos de Jerome Powell sur la situation de l'économie face à la crise du coronavirus qui a fait exploser le chômage et plonger l'activité économique, ainsi que les prix de nombreux biens, à commencer par le pétrole.

Sur le front économique aux Etats-Unis, les indicateurs continuent de porter les stigmates de la crise du coronavirus. L'indice de confiance des consommateurs américains, mesuré par le Conference Board, a plongé à 86,9 en avril contre 90 de consensus, et après 118,8 en mars.
L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois d'avril a chuté plus que prévu, tombant à -53, contre -38 de consensus et après +2 en mars. Un chiffre négatif signifie une contraction de l'activité.

Le pétrole panse ses plaies

Sur les marchés pétroliers, les cours ont donc tenté de se stabiliser mardi, au lendemain d'un nouveau plongeon de près de 25% pour le WTI lundi... Le baril de brut léger américain pour livraison juin a fini en baisse de 3,4% à 12,34$ après être tombé en début de séance jusqu'à 10,07$ sur le Nymex (-21%).
Lundi, le plongeon du WTI a été accentué par des ventes par le fonds coté (ETF) pétrolier, United States Oil Fund, qui a vendu ses positions sur le contrat de juin afin de se reporter sur des échéances plus lointaines notamment celle de juillet. D'autres fonds cotés ont effectué les même opérations mardi matin. De son côté, le contrat de juillet sur le WTI cote 17,76$ en baisse de 1,7%.

Le pessimisme continue de régner sur le marché pétrolier, où l'offre excède largement la demande, qui a plongé d'au moins 30% depuis le début de la crise du Covid-19. Les capacités mondiales de stockage de pétrole sont proches de la saturation, posant un problème aux négociants et aux producteurs. Cette situation inédite a provoqué le 20 avril dernier un effondrement des cours du contrat à terme de mai sur le WTI (qui est arrivé à échéance le 21 avril) qui a fini en terrain négatif à -37,63$ le baril, une première historique qui pourrait se reproduire sur le contrat de juin, selon certains experts...
Les pays producteurs réunis au sein de l'Opep+ ont certes prévu de réduire leur production de près de 10 millions de barils par jour à partir de mai, mais les investisseurs jugent cette mesure très insuffisante dans un contexte de récession mondiale.

Sur le marché des changes, l'euro reste ferme à 1,0855$, à l'approche de la réunion de la BCE prévue jeudi. L'or est en hausse à 1.710$ l'once.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.