Atos à nouveau en mode "prédateur"

Atos à nouveau en mode "prédateur"
Le logo Atos lors de la présentation d'un nouveau supercalculateur Bull.

Boursier.com, publié le mercredi 18 octobre 2017 à 11h01

Les dirigeants d'Atos vont-ils conduire une nouvelle phase d'acquisitions d'envergure ? A cette question, Oddo BHF répond ce matin par l'affirmative, en estimant que la SSII dispose une force de frappe de 4 milliards d'euros. Si une fraction importante (1,5 MdE) pourrait être consacrée à renforcer la filiale Worldline, deux cibles intéressantes se détachent pour la maison-mère. En premier lieu, l'acquisition d'un acteur des services applicatifs aux Etats-Unis, qui pourrait être Syntel. D'autre part, l'acquisition des activités d'externalisation de T-Systems, qui musclerait l'offre du groupe en Europe Continentale. La modélisation du bureau d'études montre que les deux hypothèses sont très relutives, avec une estimation supérieure à 16% sur les bénéfices par action 2020. La création de valeur interviendrait après seulement deux ans. Oddo évoque aussi deux pistes moins crédibles mais à ne pas écarter : Conduent (ex Xerox BPO) et Gemalto. L'analyste a relevé son objectif de cours de 122 à 147 euros sur Atos, mais reste neutre.

Depuis l'annonce de l'arrivée de Thierry Breton aux manettes d'Atos, le 17 novembre 2008, la capitalisation du titre est passée de 1,26 à 13,89 milliards d'euros. L'action est passée de 18,09 à 132 euros.

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