Atos : Thierry Breton a cédé tous ses titres avant de rejoindre Bruxelles

Atos : Thierry Breton a cédé tous ses titres avant de rejoindre Bruxelles
Thierry Breton, PDG d'Atos

Boursier.com, publié le jeudi 07 novembre 2019 à 19h55

L'ex-patron d'Atos, Thierry Breton, candidat à la Commission européenne, a cédé toutes ses actions Atos dans l'anticipation de sa prise de fonction à Bruxelles.

Thierry Breton, qui a dirigé Atos pendant 11 ans avant de démissionner le 1er novembre en vue de sa nomination à la Commission, a également cédé ses titres Worldline, l'ex-filiale de la SSI spécialisée dans les paiements électroniques, selon sa déclaration d'intérêts au Parlement européen, citée par l'agence 'AFP'.

L'ancien ministre de l'Economie (2005-2007) renoncera aussi, si sa nomination est confirmée, aux actions gratuites dont il aurait pu bénéficier en 2020 et 2022 grâce aux performances de son ancienne entreprise.

Selon la documentation disponible auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Thierry Breton disposait de 579.705 actions Atos (40 millions d'euros bruts au cours actuel) et 104.734 actions de l'ancienne filiale Worldline (environ 5,7 ME bruts).

Eviter les conflits d'intérêts

D'après son entourage, Thierry Breton sera taxé "à hauteur de 62%" sur les plus-values réalisées lors de ces cessions. "Le produit de ces liquidations a été affecté à des produits d'épargne en mandat de gestion exclusif, afin d'exclure tout risque de conflit d'intérêt ", est-il précisé dans la déclaration d'intérêts.

Le texte ajoute que s'il est nommé Commissaire européen, M. Breton compte se récuser "automatiquement de toute décision de gestion financière, contractuelle ou assimilée qui concernerait directement Atos ou l'une de ses entités". L'objectif étant là aussi d'éviter tout conflit d'intérêt entre son mandat européen et ses précédentes fonctions dans l'industrie informatique.

Thierry Breton, désigné par Emmanuel Macron pour siéger dans l'exécutif européen à compter du 1er décembre, brigue un très vaste portefeuille comprenant la politique industrielle, le marché intérieur, le numérique, la défense et l'espace.

Il entamera la semaine prochaine un parcours du combattant face aux députés européens, qui ont déjà rejeté début octobre la candidature de Sylvie Goulard. Ils analyseront la déclaration d'intérêt du candidat, avant de l'auditionner si cette première étape a été franchie positivement.

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