Avenir d'EDF : négociations toujours "difficiles" avec Bruxelles

Avenir d'EDF : négociations toujours "difficiles" avec Bruxelles©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 11 mai 2021 à 21h55

L'optimisme concernant le projet de refonte d'EDF semblait bien modéré mardi, au lendemain d'une réunion entre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager... Selon des sources au ministère de l'Economie et des Finances, citées mardi soir par l'agence 'Reuters', les discussions entre la France et la Commission européenne autour du projet de nouvelle régulation du parc nucléaire français et de réorganisation d'EDF "restent difficiles" même si elles ont connu "des avancées".

L'optimisme concernant le projet de refonte d'EDF semblait bien modéré mardi, au lendemain d'une réunion entre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager... Selon des sources au ministère de l'Economie et des Finances, citées mardi soir par l'agence 'Reuters', les discussions entre la France et la Commission européenne autour du projet de nouvelle régulation du parc nucléaire français et de réorganisation d'EDF "restent difficiles" même si elles ont connu "des avancées".

"Les négociations restent difficiles avec la Commission européenne, il y a des avancées mais notre ligne rouge est claire et n'est pas négociable: c'est le maintien d'un groupe intégré", a-t-on ainsi déclaré à Bercy. A la Bourse de Paris, EDF a terminé mardi en recul de 1,9% et a cédé plus de 11% depuis le début de l'année, alors que le CAC 40 a progressé de 13%.

Répartition prévue des actifs d'EDF en trois entités

La France cherche depuis plusieurs mois à finaliser ses négociations avec Bruxelles en vue d'une nouvelle régulation du parc nucléaire d'EDF qui passerait par une hausse du prix de vente de sa production et s'accompagnerait d'une refonte du groupe, que les syndicats rejettent en évoquant un risque de démantèlement et de début de privatisation.

Le projet de refonte d'EDF (initialement baptisé "Hercule") passerait par la création d'un ensemble regroupant le parc nucléaire et thermique qui serait intégralement renationalisé et qui détiendrait lui-même 100% d'une entité dédiée à l'hydroélectricité, dans une quasi-régie évitant une mise en concurrence des barrages du groupe.

EDF, dont l'Etat détient aujourd'hui 83,7% du capital, créerait une troisième entité regroupant les énergies renouvelables, la distribution, les services et la commercialisation, dont le capital serait ouvert à des actionnaires minoritaires - potentiellement à hauteur de 30% - et qui bénéficierait d'un financement propre.

Des discussions qui traînent en longueur

Début mars, des sources gouvernementales avaient indiqué que Paris espérait conclure un accord avec la Commission européenne "dans les toutes prochaines semaines", afin notamment que le projet soit mis en oeuvre avant la prochaine élection présidentielle de 2022. Lors d'une série de rencontres avec les syndicats, Bruno Le Maire a cependant fait savoir début mai qu'il souhaitait se donner davantage de temps pour aboutir à un accord...

Le 6 mai, à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires d'EDF, son PDG Jean-Bernard Lévy, avait indiqué que "rien ne permet de penser que les discussions avec Bruxelles autour de la refonte du groupe pourront aboutir rapidement... Rien ne permet non plus de penser qu'elles pourraient ne pas aboutir, nous restons suspendus à l'aboutissement de ces discussions".

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