BCE : les risques restent orientés à la baisse mais sont un peu moins prononcés selon Christine Lagarde

BCE : les risques restent orientés à la baisse mais sont un peu moins prononcés selon Christine Lagarde©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 12 décembre 2019 à 14h32

Christine Lagarde s'exprime devant la presse à la suite de la décision de politique monétaire de la BCE. Une première pour la nouvelle patronne de l'Institution basée à Francfort. Résumant la situation économique dans la zone euro, la dirigeante explique que "les données entrantes font apparaître la persistance de pressions inflationnistes modérées et d'une faible dynamique de croissance, bien que l'on observe quelques premiers signes de stabilisation du ralentissement de la croissance et d'une légère hausse de l'inflation sous-jacente, conformément aux attentes antérieures".

"L'assouplissement des conditions d'emprunt des entreprises et des ménages favorisera l'expansion de la zone euro, l'intensification en cours des tensions sur les prix intérieurs et, de fait, la forte convergence de l'inflation vers notre objectif à moyen terme. En particulier, l'assouplissement des conditions d'emprunt pour les entreprises et les ménages soutient les dépenses de consommation et les investissements des entreprises".

"Compte tenu des perspectives modérées en matière d'inflation, le Conseil des gouverneurs a réaffirmé la nécessité pour la politique monétaire de rester très accommodante pendant une période prolongée afin de soutenir les tensions inflationnistes sous-jacentes et les évolutions de l'inflation globale à moyen terme. Les orientations futures du Conseil des gouverneurs veilleront à ce que les conditions financières s'ajustent en fonction de l'évolution des perspectives en matière d'inflation".

Christine Lagarde affirme, à l'image de son prédécesseur, que le Conseil des gouverneurs reste prêt à ajuster tous ses instruments, le cas échéant, pour faire en sorte que l'inflation se rapproche durablement de son objectif, conformément à son engagement.

Au niveau des risques entourant les perspectives de croissance de la zone euro, liés à des facteurs géopolitiques, à la montée du protectionnisme et aux vulnérabilités des marchés émergents, la dirigeante affirme qu'ils "restent orientés à la baisse, mais sont devenus un peu moins prononcés". En matière de prévisions, la BCE rehausse la perspective de croissance 2019 à 1,2% contre 1,1% précédemment mais réduit la perspective 2020 à 1,1% contre 1,2%.

Concernant l'évolution des prix, "sur la base des prix à terme actuels du pétrole, l'inflation globale devrait augmenter quelque peu au cours des prochains mois. Les indicateurs des anticipations d'inflation se situent à des niveaux bas. A moyen terme, l'inflation devrait augmenter, grâce à nos mesures de politique monétaire, à l'expansion économique continue et à la solide croissance des salaires. Bien que les pressions sur les coûts du travail se soient renforcées dans un contexte de resserrement des marchés du travail, le ralentissement de la croissance retarde leur répercussion sur l'inflation". Si la BCE table toujours sur une inflation de 1,2% cette année, elle anticipe désormais un taux de 1,1% l'an prochain contre 1% auparavant.

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