Bilan hebdo : le CAC 40 confirme sa progression, Natixis devrait quitter la bourse

Bilan hebdo : le CAC 40 confirme sa progression, Natixis devrait quitter la bourse
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Boursier.com, publié le vendredi 12 février 2021 à 17h45

Le marché parisien confirme sa belle orientation. Contrairement à la semaine passée, le CAC40 n'a pas enregistré de brusques variations ces derniers jours mais il parvient à finir sur un gain hebdomadaire de 0,78% (à 5.704 points) après les 5% engrangés la semaine dernière. Les indicateurs économiques restent plutôt encourageants, les résultats d'entreprises sont globalement supérieurs aux attentes des analystes, et le plan de relance massif aux Etats-Unis semble se préciser. Mais certaines valorisations sont désormais assez tendues et le risque inflationniste commence à pointer le bout de son nez. On n'oubliera pas non plus le risque sanitaire, encore loin d'être passé au second plan. Les campagnes de vaccination se poursuivent, plus ou moins rapidement selon les pays, mais les variants évoluent rapidement et certains mettent en doute l'efficacité des vaccins sur ces nouvelles souches.

Le marché parisien confirme sa belle orientation. Contrairement à la semaine passée, le CAC40 n'a pas enregistré de brusques variations ces derniers jours mais il parvient à finir sur un gain hebdomadaire de 0,78% (à 5.704 points) après les 5% engrangés la semaine dernière. Les indicateurs économiques restent plutôt encourageants, les résultats d'entreprises sont globalement supérieurs aux attentes des analystes, et le plan de relance massif aux Etats-Unis semble se préciser. Mais certaines valorisations sont désormais assez tendues et le risque inflationniste commence à pointer le bout de son nez. On n'oubliera pas non plus le risque sanitaire, encore loin d'être passé au second plan. Les campagnes de vaccination se poursuivent, plus ou moins rapidement selon les pays, mais les variants évoluent rapidement et certains mettent en doute l'efficacité des vaccins sur ces nouvelles souches.

Plus que le Nasdaq et le S&P 500 qui ont signé de nouveaux records, le Bitcoin a encore fait parler de lui cette semaine. La reine des cryptomonnaies se dirige vers la barre des 50.000 dollars après la décision de Tesla d'investir 1,5 milliard de dollars dans le BTC et de l'accepter comme moyen de paiement pour ses modèles. L'annonce de BNY Mellon de former une nouvelle unité pour aider les clients à détenir, transférer et émettre des actifs numériques a également dopé le BTC alors que Mastercard va intégrer les cryptos à son système de paiement.

Porté par l'optimisme croissant concernant la reprise de la demande de carburant, couplée à la réduction de l'offre des principaux producteurs de brut, le baril de pétrole affiche un gain de plus de 3% sur la semaine. Le Brent se négocie au plus haut depuis 13 mois, au-dessus des 60$.

Les publications d'entreprises ont une nouvelle fois animé la cote avec, dans l'ensemble, des résultats meilleurs qu'anticipé à l'image de Rexel, Coface, Credit Agricole ou encore L'Oréal. Natixis a également fait couler beaucoup d'encre. Plus que les résultats de la banque, la décision de BPCE de lancer une offre à hauteur de 4 euros par action fait jaser de nombreux particuliers qui avaient souscrit à l'IPO en 2006... à 19,55 euros.

LES VALEURS

* Natixis bondit de 15%. La banque a publié des résultats trimestriels en repli, tout en mettant en avant sa bonne santé financière, au moment où sa maison mère BPCE a annoncé vouloir acquérir la part du capital du groupe qu'elle ne possède pas encore à un prix de 4 euros par action. L'établissement a réalisé sur les trois derniers mois de l'exercice 2020 un résultat net part du groupe de 323 millions d'euros, en baisse de 13%. Le produit net bancaire a fléchi de 4% sur un an, à 2,23 MdE, alors que le coût du risque a augmenté à 159 ME, contre 119 ME un an plus tôt. Le résultat trimestriel sous-jacent s'est inscrit à 442 ME, soit son niveau le plus élevé depuis plus de deux ans, souligne la direction de Natixis.

* Rexel grimpe de près de 12%, de retour au plus haut depuis 3 ans en bourse de Paris, alors que les ventes du groupe se sont inscrites à 3,389 MdsE au T4 2020, supérieures aux attentes des analystes, "démontrant l'agilité du groupe à capter les premiers signes de reprise grâce à un réseau d'agences intact et à l'excellence de notre offre digitale" selon la direction. La marge brute 2020 a été temporairement impactée par la baisse des rabais fournisseurs liée aux volumes. Le Free cash-flow est quant à lui resté robuste à 613 ME, permettant d'afficher un niveau d'endettement financier net de 1,3 MdsE, le niveau le plus bas depuis l'IPO de 2007. Le Résultat net récurrent est ressorti à 277,7 ME, en repli de 18,6%. Le groupe a par ailleurs annoncé la reprise de la politique de distribution du dividende avec une proposition de verser 0,46 euro par action.

* Eutelsat gagne 8%, dopé par des comptes intermédiaires plus élevés qu'attendu. L'opérateur satellites a réalisé sur la première partie de son exercice financier décalé un Ebitda de 482 millions d'euros, en baisse de 2,7%, pour un chiffre d'affaires total de 629 ME, en repli de 1,3% sur une base publiée et de 1,6% sur une base comparable. La marge d'EBITDA s'établit ainsi à 76,7% (76,7% à taux constant) comparé à 77,8% un an auparavant. Le bénéfice net attribuable ressort à 137 ME (-2,3%). Les flux de trésorerie provenant des opérations d'exploitation atteignent 435 ME, soit 82 ME de plus qu'un an plus tôt. Goldman Sachs met en avant la très forte génération de cash-flow libre qui couvre son dividende et note que le relèvement de la borne basse de la guidance de revenus est "favorable".

* Credit Agricole prend 7,3% malgré l'annonce de résultats trimestriels en net retrait, plombés par de lourdes charges exceptionnelles en lien notamment avec la dépréciation d'écart d'acquisition de la filiale italienne pour 778 ME. Hors exceptionnels, le bénéfice du trimestre ressort à 975 millions d'euros, en repli de 26%, pour un produit net bancaire en hausse de 2,6% à 5,251 milliards d'euros. Le coût du risque de crédit, à 538 ME, a augmenté de 58,5%, mais ressort inférieur aux attentes des analystes (785 ME). Fort d'un ratio de solvabilité "Common Equity Tier 1" (CET1) de 13,1% fin décembre, supérieur de plus de cinq points aux exigences réglementaires, CASA prévoit de verser un dividende de 0,80 euro par action, soit les deux tiers du bénéfice net par action sous-jacent de 2020 alors que sa politique traditionnelle le plafonne à 50%.

* Coface s'adjuge 7,2% après la publication de résultats 2020 en retrait mais supérieurs aux attentes des analystes. Le réassureur a dégagé l'an passé un bénéfice net de 82,9 millions d'euros contre 146,7 ME un an plus tôt pour un chiffre d'affaires en repli de 2% en données publiées et de 0,6% à périmètre et taux de change constants, à 1,45 MdE. Le résultat opérationnel a diminué de 35,8% à 140,4 ME. Le ratio combiné net de réassurance, une mesure clé de la rentabilité de l'activité, a atteint 79,8%, contre 77,7% en 2019. Le groupe va proposer le versement d'un dividende de 0,55 euro par action, soit un taux de distribution de 100%. Enfin, la firme a officialisé la cession par Natixis de 29,5% du capital à Arch Capital Group à hauteur de 9,95 euros par action.

* L'Oréal (+4,2%). Porté par l'envolée des ventes en ligne de cosmétiques, le groupe a dépassé toutes les attentes au quatrième trimestre. Le propriétaire des marques Maybelline et Lancome a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 7,88 milliards d'euros sur la période d'octobre à décembre, un chiffre stable par rapport à l'année précédente et en hausse de 4,8% hors effets de change et acquisitions. Le consensus était positionné autour de +2%. L'Oréal, dont les ventes en ligne ont bondi de 62% l'an passé, a malgré tout vu son bénéfice net reculer de 5% à 3,75 milliards d'euros, tandis que sa marge opérationnelle est restée stable à 18,6%. Le groupe se dit confiant dans sa capacité, cette année encore, à surperformer le marché et, sous réserve de l'évolution de la crise sanitaire, à réaliser une année de croissance du chiffre d'affaires et des résultats. Fort de ces solides résultats, L'Oréal propose le versement d'un dividende de 4 euros par action, en hausse de 3,9%.

* Neoen chute de 12%. Le premier producteur indépendant français d'énergies exclusivement renouvelables dévoilera ses revenus annuels le 18 février. En attendant, Millennium Capital Partners a déclaré une position courte nette représentant 521.670 actions, soit 0,61% du capital de la société au 10 février. Selon les données de 'Bloomberg', au moins six vendeurs à découvert sont désormais recensés sur le dossier, le nombre total de positions shorts représentant 4,18 millions d'actions, soit 4,89% du flottant.

* Ubisoft trébuche de près 11%, sanctionné malgré un troisième trimestre record avec plus d'un milliard de net bookings. L'éditeur de jeux vidéo a en effet resserré vers le bas ses objectifs 2020-2021 et sa très belle performance était largement anticipée par le marché. Si la pandémie de coronavirus a permis de stimuler la demande auprès de joueurs contraints de rester chez eux, elle a également retardé le développement de nouveaux jeux vidéo, et conduit Ubisoft, face aux difficultés du télétravail en octobre dernier, à décaler les sorties de Far Cry 6 et Rainbow Six Quarantine sur l'exercice 2021-2022.

* TechnipFMC abandonne 7,2% malgré la bonne tenue des cours du brut. Le groupe parapétrolier publiera ses résultats annuels le mercredi 24 février. D'ici là, la scission de Technip Energies aura lieu le 16 février. Technip Energies a d'ailleurs remporté un méga contrat de 13 Mds$ en compagnie de son partenaire japonais Chiyoda, au Qatar, pour augmenter de plus de 40% la production de gaz naturel liquéfié du pays.

* Air France KLM perd 3,3%. Ryanair n'en démord pas. La compagnie irlandaise exhorte la Commission européenne à rejeter toute aide additionnelle de l'Etat français à Air France. Une déclaration qui intervient alors que la compagnie nationale cherche à obtenir un nouveau soutien du gouvernement dans le cadre de sa prochaine recapitalisation. En cas de nouveau renflouement, Ryanair demande la mise en place de mesures correctives telles que l'abandon de créneaux horaires dans certains aéroports pour garantir une concurrence loyale.

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