Bilan hebdo : le CAC 40 consolide légèrement, autour des 6.000 pts

Bilan hebdo : le CAC 40 consolide légèrement, autour des 6.000 pts©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 19 mars 2021 à 17h45

Le CAC40, qui restait sur deux grosses progressions hebdomadaires, se replie de 0,80% sur cinq séances, à 5.998 points ce vendredi soir. Les investisseurs avaient les yeux rivés sur les Banques centrales ces derniers jours avec la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Fed à l'honneur, entre autres. La Réserve fédérale américaine concentrait logiquement toutes les attentions. Sans surprise, la posture de la Fed est restée très 'dovish' même si la Banque a dans le même temps fortement rehaussé sa prévision de croissance pour cette année (à 6,5% contre 4,2% en décembre) et anticipe une accélération de l'inflation à 2,4%.

Le CAC40, qui restait sur deux grosses progressions hebdomadaires, se replie de 0,80% sur cinq séances, à 5.998 points ce vendredi soir. Les investisseurs avaient les yeux rivés sur les Banques centrales ces derniers jours avec la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Fed à l'honneur, entre autres. La Réserve fédérale américaine concentrait logiquement toutes les attentions. Sans surprise, la posture de la Fed est restée très 'dovish' même si la Banque a dans le même temps fortement rehaussé sa prévision de croissance pour cette année (à 6,5% contre 4,2% en décembre) et anticipe une accélération de l'inflation à 2,4%.

Jerome Powell a confirmé que la Fed ne relèverait pas ses taux directeurs avant la fin 2023 mais ses annonces n'ont pas permis de calmer les craintes d'inflation, qui alimentent les tensions sur les marchés obligataires. La Réserve Fédérale considère que l'ajustement actuel sur les taux à long terme ne traduit pas des risques inconsidérés, mais simplement un retour à la normale après la récession éclair de 2020, provoquée par la crise du coronavirus. Il en est tout autre pour les investisseurs qui estiment que la Fed devra resserrer sa politique monétaire plus tôt qu'escompté pour faire face à la hausse à venir des prix.

La semaine a également été marquée par la rechute des cours du brut sur des craintes d'une reprise et d'une demande pétrolière moins dynamiques que prévu en raison de la situation sanitaire toujours compliquée en Europe. Mercredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a aussi jeté un froid en affirmant dans son dernier rapport mensuel que le marché pétrolier n'est pas à l'aube d'un nouveau supercycle, contrairement à ce qu'ont récemment indiqué plusieurs grands établissements de Wall Street.

Côté valeurs, ce sont encore une fois les Small&Midcaps qui ont animé la cote...

LES VALEURS

* Nexans bondit de 9,4%. Le flux acheteur sur le câblier a été alimenté par une note d'Oddo BHF qui a revalorisé le dossier de 73 à 85 euros tout en restant à 'surperformer'. Nexans a récemment présenté sa nouvelle feuille de route 2021/2024 (" Winds of Change ") dans le cadre d'un CMD. Il s'agit d'un plan structurant, ambitieux et fortement créateur de valeur, estime le courtier. La valorisation du groupe reste modeste sur la base de 8,3x l'EBITDA 2021 et 13,3x le ROC, ajoute le broker, en précisant que le timing de réalisation des arbitrages et du M&A sera également déterminant dans le potentiel de création de valeur.

* bioMerieux prend 8,7% après avoir dévoilé des résultats annuels en forte croissance, dopés par la crise sanitaire actuelle. Le spécialiste du diagnostic a ainsi vu son résultat net part du Groupe bondir de 48% en 2020, à 404 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,12 MdsE, en croissance organique de 19,7%. L'EBITDA atteint 823 ME, soit 26,4% du chiffre d'affaires, en progression de 42%, et le résultat opérationnel courant contributif s'établit à 613 ME, en hausse de 58%, soit une marge opérationnelle courante contributive de 19,6%. Le cash-flow libre ressort à 328 ME contre environ 150 ME en 2019.

* Sartorius Stedim remonte de 8,6%, après avoir à nouveau relevé sa prévision de croissance cette année en raison de nombreuses commandes depuis le début de l'année et de l'attente d'une forte demande dans les mois à venir. Le management prévoit désormais une croissance de 38% de son chiffre d'affaires à taux de change constants contre une précédente fourchette allant de 20% à 26%. La marge d'Ebitda courant devrait de son côté ressortir autour de 33%, soit 1 point de pourcentage supérieur à l'objectif fixé précédemment. A la suite de ces annonces, la SocGen est repassée à l''achat' sur le dossier avec un objectif de cours rehaussé de 400 à 409 euros.

* Maisons du Monde s'adjuge 8,2%. Si le spécialiste de la décoration intérieure et du mobilier continue à surfer sur sa dernière publication annuelle et sur une guidance favorable, il bénéficie également de la spéculation qui entoure son tour de table après la récente montée au capital de Majorelle Investments. La plateforme d'investissement fondée en 2020 par Gabriel Naouri et co-controlée avec Daniel Kretínský a en effet annoncé en début de mois détenir plus de 10% du tour de table... L'annonce d'une progression de 17% du secteur de l'ameublement en février a également soutenu la valeur. Selon les données de la Banque de France, alors que les ventes au détail sont restées quasi-stables par rapport à leur niveau de janvier (+0,2%), celles de meubles (+17,2%), d'appareils électroménagers (+13,5%) et de l'électronique (+11,6%) ont fortement augmenté.

* Rexel monte de 7,9%. Le Conseil a décidé de soumettre à l'Assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 22 avril la distribution d'un montant de 0,46 euro par action, prélevé sur la prime d'émission. La date de détachement est fixée au 29 avril. Le groupe a par ailleurs acquis une participation minoritaire dans Trace Software International, une société d'édition de logiciels spécialisée dans la conception électrique et le calcul pour les constructions du secteur tertiaire, ainsi que 100% de Freshmile Services, un opérateur indépendant de bornes de recharge pour véhicules électriques offrant à la fois des services et un logiciel de supervision.

* Casino (+6,6%) envisagerait d'introduction en bourse GreenYellow, sa filiale dédiée à la production et fourniture d'électricité renouvelable. Selon les sources de 'Bloomberg', une cotation de GreenYellow à Paris est l'une des nombreuses possibilités envisagées par le groupe stéphanois qui cherche à réduire sa dette en vendant divers actifs. En pleine croissance, GreenYellow devrait générer un Ebitda de 90 millions d'euros cette année, contre 64 ME en 2020, selon les dernières données dévoilées par Casino. L'entreprise étend sa couverture géographique et conquiert de nouveaux clients (entreprises et particuliers) grâce à ses contrats d'énergie vendus en partenariat avec Cdiscount. Casino pourrait également de réduire sa participation dans Cnova, la société cotée qui possède notamment son site de vente en ligne Cdiscount. Si Casino considère le commerce électronique comme un élément clé de sa stratégie et prévoit de garder le contrôle de l'unité, il pourrait vendre une partie de sa participation de 65%, actuellement valorisée environ 1,5 milliard d'euros.

* Technip Energies gagne 2,5% alors que Citi privilégie la firme d'ingénierie et de technologie de premier plan pour la transition énergétique à TechnipFMC, essentiellement pour des questions de valorisation. La banque américaine a débuté le suivi de la société scindée de TechnipFMC avec une recommandation 'achat'. La firme se négocie sur une valorisation décotée malgré une stratégie de transition énergétique "crédible" et une position de leader sur ses marchés principaux du gaz naturel liquéfié et de l'aval.

A l'inverse, * TechnipFMC chute de 11%. Le secteur pétrolier a été chahuté alors que les cours du brut ont fortement reculé cette semaine sur des craintes relatives à la vigueur de la reprise économique mondiale en lien avec la poursuite de la pandémie qui continue à faire des ravages aux quatre coins du monde. Citi a par ailleurs dégradé le titre à 'neutre', jugeant que son "offre de produits différenciés" dans son activité subsea est déjà reflétée par une valorisation supérieure à celle de ses pairs européens axés sur l'offshore.

* Elior abandonne 10,8%. Midcap Partners estime que l'obtention d'un PGE de 225 millions d'euros garanti à hauteur de 80% par l'Etat français envoie un mauvais signal. Alors que le titre affichait une progression de plus de 20% depuis le premier janvier, le broker juge ce rebond trop prématuré. En effet le contexte sanitaire devrait encore peser sur le résultat du groupe et le courtier attend une publication semestrielle très mal orientée. Elior avait évoqué une génération de cash à l'équilibre sur l'exercice lors de la publication des derniers comptes annuels mais cette ambition semble inenvisageable à l'heure actuelle alors que la situation s'est dégradée au Royaume-Uni et en Europe...

* CGG cède 10,8%, également pénalisé par la rechute des cours de l'or noir. Le groupe a également refinancé une partie de sa dette.

* Neoen cède 8,5%, alors que le groupe a lancé son augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription. Une opération d'un montant d'environ 600 millions d'euros qui fournira au groupe des ressources supplémentaires pour financer son programme d'investissements de 5,3 milliards d'euros sur la période 2021-2025, afin d'atteindre son objectif de plus de 10 GW de capacité en opération ou en construction à fin 2025.

* Virbac recule de 6,4% à après une très belle série haussière. Le groupe spécialisé dans la santé animale a publié des résultats annuels en hausse et dit viser pour 2021 une croissance organique de 3% à 5% et une marge opérationnelle courante de 10% à 12%. Si les chiffres de 2020 seront le plus probablement perçus comme satisfaisants et robustes, la perspective 2021-2022 et le wording (transition) donnent moins de momentum au titre, affirme Oddo BHF.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.