Bilan hebdo : le CAC 40 gagne encore du terrain !

Bilan hebdo : le CAC 40 gagne encore du terrain !
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Boursier.com, publié le vendredi 09 avril 2021 à 17h45

Toujours plus haut. Portés par un environnement extrêmement porteur, les indices américains surfent sur des niveaux jamais atteints, alors que le CAC40 flirte à nouveau avec la barre des 6.200 points grâce à un gain hebdomadaire de 1,1% (6.169 pts ce soir). Si cette semaine a été écourtée à Paris, Pâques oblige, le CAC40 a été soutenu par les records de Wall Street, des indicateurs de conjoncture très encourageants avec le retour de la croissance dans le secteur privé (selon les indices IHS Markit) et un discours toujours très accommodant de Jerome Powell et des membres de la BCE. Le président de la Réserve fédérale a encore une fois répété que la hausse des prix serait vraisemblablement temporaire et que son institution n'était pas près de retirer son soutien à une économie qui devrait pourtant enregistrer une croissance rarement vue au cours des prochains mois.

Toujours plus haut. Portés par un environnement extrêmement porteur, les indices américains surfent sur des niveaux jamais atteints, alors que le CAC40 flirte à nouveau avec la barre des 6.200 points grâce à un gain hebdomadaire de 1,1% (6.169 pts ce soir). Si cette semaine a été écourtée à Paris, Pâques oblige, le CAC40 a été soutenu par les records de Wall Street, des indicateurs de conjoncture très encourageants avec le retour de la croissance dans le secteur privé (selon les indices IHS Markit) et un discours toujours très accommodant de Jerome Powell et des membres de la BCE. Le président de la Réserve fédérale a encore une fois répété que la hausse des prix serait vraisemblablement temporaire et que son institution n'était pas près de retirer son soutien à une économie qui devrait pourtant enregistrer une croissance rarement vue au cours des prochains mois.

En attendant le début de la saison des trimestriels la semaine prochaine, avec plusieurs établissements de Wall Street au programme ainsi que LVMH dans l'Hexagone, ce sont encore les Small&Midcaps qui ont animé le palmarès. EDF a également fait couler beaucoup d'encre alors que l'Etat pourrait sortir le titre de la cote alors qu'Amundi s'est distingué en annonçant le rachat de Lyxor à la Société Générale. Les livraisons d'Airbus en mars ont rassuré sur la capacité de l'avionneur européen à rebondir tandis qu'Hermès a été soutenu par plusieurs notes d'analystes.

Reste désormais à savoir jusqu'où peuvent encore grimper les indices alors que la question des niveaux de valorisation est sur toutes les lèvres. D'autant que les flux vers les marchés actions continuent à être impressionnants puisque les investisseurs y ont placé plus d'argent au cours des cinq derniers mois que pendant l'ensemble des douze années précédentes (données Bank of America).

LES VALEURS

* Valneva flambe de 15%, porté par la publication de résultats initiaux positifs pour la partie A de l'étude clinique de Phase 1/2 de son candidat vaccin inactivé et adjuvanté contre la COVID-19, VLA2001. Sur la base de ces résultats, le Groupe prévoit d'initier une étude clinique de Phase 3 d'ici la fin du mois d'avril 2021, avec pour objectif de soumettre une demande d'autorisation de mise sur le marché à l'autorité de santé britannique MHRA au cours de l'automne 2021. Les données constituent un "premier résultat positif" pour le programme, l'innocuité et l'immunogénicité étant conformes aux données initiales des autres vaccins contre le Covid-19, ont indiqué les analystes de Kempen ('achat').

* BIC gagne 7,3%. Un mouvement haussier à relier à une note d'Oddo BHF qui est passé à 'surperformance' sur le titre en visant 64 euros. Si les marchés ciblés par BIC restent matures, les axes stratégiques devraient alimenter la croissance de l'activité (volonté de rejoindre +5% par ans) et enrayer le déclin des marges (qui progresseraient même de 150 pb en 2021), détaille l'analyste. La valorisation actuelle est modeste (FCF yield environ 10%) et laisse apparaitre une décote importante à la fois par rapport aux principaux comparables boursiers et à la moyenne historique de BIC en bourse. A court terme, le risk reward semble favorable et le T1 pourrait constituer un premier catalyseur positif (reprise de la croissance organique du CA), ajoute le broker.

* EDF bondit de 6,5%, dopée par des rumeurs de rachat des minoritaires par l'Etat. Alors que les négociations autour de la réforme du nucléaire français et de la réorganisation d'EDF traînent en longueur, Bercy évaluerait à environ 10 milliards d'euros le montant qu'il lui faudrait débourser pour sortir le titre de la cote, croit savoir Reuters en citant des sources syndicales. Le projet 'Hercule', négocié depuis de longues semaines avec la Commission européenne, prévoirait en effet que la société mère EDF SA soit entièrement renationalisée, alors que l'Etat détient actuellement un peu moins de 83,7% du capital.

* Amundi prend 6%, porté par la prochaine acquisition de Lyxor. Le gestionnaire d'actifs a annoncé être entré en négociation exclusive avec la Société Générale en vue du rachat de la filiale de la banque rouge et noire pour un prix en numéraire de 825 ME. Fondé en 1998 et pionnier des ETF en Europe, Lyxor gère 124 MdE d'encours et est l'un des acteurs majeurs sur le marché des ETF (77 MdE d'encours, 3e acteur en Europe avec une part de marché de 7,4%).

* Atos remonte de 5,2%, effaçant une partie de ses lourdes pertes récentes. Outre des rachats à bon compte, le titre de l'entreprise de services du numérique a bénéficié de bruits de couloir autour d'un éventuel rachat par Capgemini. Exane BNP Paribas a en effet évoqué un potentiel rapprochement entre les deux groupes dont les valorisations se situent à des extrêmes. La faiblesse du titre Atos laisse par ailleurs à penser que les actionnaires pourraient être ouverts à une "solution stratégique alternative". Ces données combinées à de faibles niveaux d'endettement, pourraient faire d'Atos une cible potentielle pour Cap, selon l'analyste.

* Hermès s'adjuge 2,6% à l'approche de la publication des comptes trimestriels. Oddo BHF et Bank of America sont passés à l'offensive sur le sellier cette semaine. Le contexte pour le luxe est favorable et "la marée montante soulève tous les bateaux", mais les performances prévues entre les différentes marques resteront "extrêmement polarisées", selon la banque américaine. Pour Hermès, le premier trimestre devrait démontrer la force de la marque, souligne BoA, qui porte son objectif de 1.000 à 1.150 euros.

A l'inverse, Solutions 30 replonge de 21%. Les résultats de l'investigation indépendante menée par le cabinet Deloitte, avec l'appui de Didier Kling Expertise & Conseil pour la partie comptabilité n'ont pas calmé Muddy Waters. Loin de là. Alors que les travaux menés par les experts n'ont pas permis d'identifier "d'élément permettant de corroborer les allégations de blanchiment d'argent, en lien avec le crime organisé", le fonds activiste estime, au contraire, que les travaux des deux cabinets "contiennent des détails accablants sur Solutions 30 et sa manipulation de l'enquête".

* Europcar Mobility Group trébuche de 3,7%. Le loueur de voitures a publié mercredi soir une perte nette part du groupe de 645 ME en 2020, contre un bénéfice net de 38 millions d'euros en 2019. La perte nette inclut 249 ME de charges non récurrentes et de dépréciations d'actifs. Sous l'effet de la crise du coronavirus, le chiffre d'affaires a chuté de 45% en 2020 pour revenir à 1,76 milliard d'euros, contre 3,02 MdsE en 2019, sur une base proforma. Europcar n'a pas fait de prévisions pour l'exercice 2021 en cours, mettant en avant une "vision prudente sur le premier semestre 2021 compte tenu de la visibilité encore limitée sur une date de reprise de la demande et de la réduction observée des délais de réservation des clients".

* Michelin (-3,6%) a présenté jeudi ses objectifs stratégiques pour 2030, qui prévoient une croissance de son chiffre d'affaire de 5% par an à partir de 2023, après la crise du coronavirus, grâce à un rebond du marché du pneu, mais surtout grâce à une diversification dans l'hydrogène, les services et les nouveaux matériaux. Ces nouvelles activités devraient représenter entre 25% et 30% des revenus à la fin de la décennie, contre 5% en 2019, a expliqué le groupe à l'occasion d'une journée investisseurs. Cet objectif devrait permettre au groupe de dégager environ 34 milliards d'euros de chiffre d'affaires à la fin de la décennie, contre environ 24,5 MdsE en 2023, après un trou d'air à 20,5 MdsE en 2020. Michelin compte sur ces ambitions nouvelles pour retrouver un ratio de retour sur investissement supérieur à 10,5% en 2023, contre 10% en 2019 et un creux de 6% en 2020, et un bénéfice opérationnel des segments supérieur à 3,3 milliards d'euros, également en 2023, contre trois milliards en 2019 et 1,9 milliard seulement l'an dernier.

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