Bilan hebdo : le CAC40 perd encore du terrain malgré les sommets à Wall Street

Bilan hebdo : le CAC40 perd encore du terrain malgré les sommets à Wall Street
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Boursier.com, publié le vendredi 22 janvier 2021 à 17h45

Deuxième semaine de consolidation pour le marché parisien avec un CAC40 qui cède 0,9% à 5.560 points ce vendredi soir. Malgré les plus hauts historiques atteints par Wall Street à la suite de l'arrivée au pouvoir de Joe Biden et la promesse d'un plan de relance massif aux Etats-Unis, les investisseurs s'inquiètent de la persistance d'une pandémie toujours virulente à travers le monde, qui se renouvelle avec ses variants et qui laisse craindre un retard de la reprise économique. Les indices PMI flash de janvier ont d'ailleurs confirmé ce vendredi que la reprise était encore loin d'être enclenchée sur le Vieux continent. Malgré l'accélération de la campagne vaccinale, la perspective d'un nouveau confinement se rapproche également un peu plus chaque jour en France.

Deuxième semaine de consolidation pour le marché parisien avec un CAC40 qui cède 0,9% à 5.560 points ce vendredi soir. Malgré les plus hauts historiques atteints par Wall Street à la suite de l'arrivée au pouvoir de Joe Biden et la promesse d'un plan de relance massif aux Etats-Unis, les investisseurs s'inquiètent de la persistance d'une pandémie toujours virulente à travers le monde, qui se renouvelle avec ses variants et qui laisse craindre un retard de la reprise économique. Les indices PMI flash de janvier ont d'ailleurs confirmé ce vendredi que la reprise était encore loin d'être enclenchée sur le Vieux continent. Malgré l'accélération de la campagne vaccinale, la perspective d'un nouveau confinement se rapproche également un peu plus chaque jour en France.

Dans ce contexte, la BCE a laissé comme prévu sa politique monétaire inchangée, tout en réaffirmant être prête à amplifier encore son soutien à l'économie. Christine Lagarde a mis en avant les risques baissiers pesant sur les perspectives économiques à court terme dans la zone euro en raison de la résurgence de la pandémie. Des risques que la patronne de la BCE juge toutefois "moins prononcés" qu'auparavant à moyen terme.

Sur le front des entreprises, la saison des trimestriels bat son plein à Wall Street alors que le rythme va monter en puissance la semaine prochaine à Paris. LVMH sera notamment surveillé après les publications de Richemont et Burberry ces derniers jours.

LES VALEURS

* Eramet gagne 8,7% alors que Tronox a finalement renoncé à l'acquisition de l'usine norvégienne de Tizir pour des questions de concurrence. Oddo BHF a toutefois maintenu son avis 'achat' sur le groupe minier. S'il estime que la situation financière et opérationnelle d'Eramet demeure compliquée, il anticipe dès cette année la mise en place de catalyseurs (sauvetage inéluctable de la SLN, solution industrielle pour A&D, assainissement graduel du bilan) tandis que la remontée du cours du nickel et du manganèse est désormais tangible.

* Virbac (+6,3%) après la présentation de revenus annuels globalement en ligne avec les attentes du marché. Le groupe azuréen a fait état d'un chiffre d'affaires 2020 de 934,2 millions d'euros, en progression de 5,7% hors impact défavorable des taux de change, et anticipe pour 2021, une croissance du chiffre d'affaires à taux et périmètre constants comprise entre 3% et 5%, ainsi qu'un ratio de "résultat opérationnel courant avant amortissement des actifs issus d'acquisitions" sur "chiffre d'affaires" qui devrait se situer entre 10% et 12% à taux de change constants.

* Faurecia grimpe de 6% alors que la spéculation sur le futur tour de table de la future ex-filiale de Groupe PSA bat son plein. Jefferies a par ailleurs revalorisé le dossier de 35 à 43 euros avec un avis confirmé à 'conserver'.

* Alstom progresse de 5,9%, au plus haut depuis de nombreuses années. La valeur a été portée par la solide publication trimestrielle de la société ainsi que par plusieurs ajustements d'analystes à la suite de cette annonce. Jefferies a notamment relevé à l''achat' son opinion sur le dossier avec un objectif de cours remonté de 45 à 55 euros.

* Soitec prend 4,6% après avoir réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 148,7 millions d'euros au troisième trimestre de son exercice 2020-2021, en hausse de 9,9% sur un an. Cette progression résulte d'une croissance de 14,7% à périmètre et taux de change constants et d'un effet de change négatif de 4,8%. Soitec a confirmé attendre un chiffre d'affaires annuel stable à périmètre et taux de change constants avec une marge d'EBITDA de l'Electronique autour de 30%. Le groupe a aussi réaffirmé viser un chiffre d'affaires de l'exercice 2021-2022 supérieur à 900 M$.

A l'inverse, * Carrefour trébuche de 11,4%. Quatre jours après l'annonce surprise d'une approche amicale du groupe Alimentation Couche-Tard en vue d'un rapprochement avec le géant français de la distribution, les deux sociétés ont indiqué que leurs discussions étaient "interrompues". "Carrefour et Couche-Tard ont toutefois décidé de prolonger leurs discussions pour examiner des opportunités de partenariats opérationnels". Pour de nombreux observateurs, le deal était mort-né. En premier lieu pour des raisons politiques. "Ce n'était pas le moment de faire un tel marché", explique ainsi à 'Bloomberg' Fabienne Caron, analyste chez Kepler Cheuvreux. "Le gouvernement avait beaucoup plus à perdre qu'à gagner. La vraie raison est politique". Pour certains observateurs, cet échec pourrait amener Carrefour à reconsidérer une fusion avec Casino. Un vieux serpent de mer dans les salles de marché...

* Klépierre chute de 11,3% avec la perspective d'un troisième confinement en France, courant février. Le flux vendeur sur le spécialiste de l'immobilier commercial a également été alimenté par une double dégradation d'analyste. Bank of America a en effet abaissé sa recommandation sur le dossier à 'sous-performer' tandis que Kempen est passé d''achat' à 'neutre' malgré une cible rehaussée de 16,2 à 18,6 euros.

* TechnipFMC cède 9,3%, victime de prises de profits après ses gains récents. Le groupe organisera un "Capital Markets Day" consacré à Technip Energies BV le 28 janvier dans le cadre du projet de scission précédemment annoncé par la société pour former deux leaders industriels, indépendants et cotés : TechnipFMC et Technip Energies. Cette transaction devrait prendre la forme d'un "spin-off" d'une part majoritaire du segment d'activité Technip Energies de TechnipFMC. La séparation devrait être finalisée au premier trimestre 2021, sous réserve des conditions habituelles et des approbations réglementaires.

* Air France KLM perd 7,5% avec la multiplication des restrictions pour faire face à la nouvelle vague de la pandémie de coronavirus. Confrontée, comme l'ensemble du secteur à la plus grave crise de son histoire, la compagnie aérienne doit par ailleurs également faire face aux désaccords persistants en Paris et La Haye. Alors que le transporteur a besoin d'argent frais pour solidifier son bilan, le cabinet néerlandais souhaiterait une injection financière au niveau de la filiale de KLM et non au niveau de la holding, rapporte le 'Het Financieele Dagblad'. Le journal néerlandais souligne que les négociations entre les États français et hollandais sur une nouvelle injection de capital dans Air France-KLM sont "extrêmement" difficiles et affirme que les deux parties pourraient ne pas avoir trouver de terrain d'entente lorsque AF-KLM publiera ses comptes annuels le mois prochain.

* Fnac Darty rend 6,7%. Les investisseurs avaient initialement salué la solide fin d'année du distributeur de produits culturels et de loisirs avant de finalement se focaliser sur la guidance 2021, jugée décevante. Le groupe estime son chiffre d'affaires 2020 à 7,49 milliards d'euros, en hausse de 0,6% en données comparables grâce à une croissance estimée à +9,6% au quatrième trimestre. La progression des ventes en ligne est estimée à 29% des revenus globaux, en hausse de +10 points par rapport à 2019. En bas de bilan, le résultat opérationnel courant 2020 est estimé à 210 ME alors qu'il était déficitaire sur la première partie de l'exercice et le cash-flow libre opérationnel devrait s'établir autour de 190 ME, en croissance sur un an. Pour Bryan Garnier, les perspectives 2021 inférieures aux estimations du consensus sont une vraie surprise. Les ventes du 4e trimestre ont "clairement" dépassé les attentes, mais l'accent est désormais mis sur la guidance 2021, qui implique un Ebit de 220 ME, soit 17% de moins que le consensus (265 millions d'euros). L'absence d'activité billetterie et un probable nouveau confinement en France ont aussi pesé.

* Airbus recule de 4% alors que l'avionneur a dû se contraindre à ralentir la remontée des cadences de production de sa gamme A320 pour s'adapter à la dégradation des perspectives de reprise du transport aérien. La production des appareils de la famille A320 sera portée de 40 à 43 avions par mois au troisième trimestre avant d'atteindre 45 au cours du dernier quart de l'année. Airbus espérait jusqu'à présent atteindre une production de 47 appareils par mois en juillet. Pour les appareils de plus grande capacité, le rythme prévu restera inchangé : cinq A350 et deux A330 seront construits chaque mois.

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