Bilan hebdo : le CAC40 reperd 1,7%

Bilan hebdo : le CAC40 reperd 1,7%
bourse

Boursier.com, publié le vendredi 15 janvier 2021 à 17h45

Marche arrière pour le CAC40 ! Après une belle première semaine 2021, le marché parisien retombe de 1,7% sur cinq séances, à 5.611 points ce vendredi soir. Les nouvelles mesures de restriction mises en oeuvre par plusieurs pays européens pour faire face à la crise sanitaire menacent clairement la reprise espérée en ce début d'année, et ce malgré une campagne de vaccination qui gagne en vigueur. Le nouveau plan de relance massif de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden a par ailleurs alimenté les inquiétudes de remontée de l'inflation et des taux, laissant in fine craindre que les Banques centrales, Fed en tête, ne commencent à fermer le robinet à liquidités... On semble toutefois encore loin d'une telle issue alors que la pandémie continue à provoquer de lourds dégâts de part et d'autre de l'Atlantique. Dans ce contexte, la réunion de la BCE prévue la semaine prochaine sera toutefois suivie avec grand intérêt par la communauté financière.

Marche arrière pour le CAC40 ! Après une belle première semaine 2021, le marché parisien retombe de 1,7% sur cinq séances, à 5.611 points ce vendredi soir. Les nouvelles mesures de restriction mises en oeuvre par plusieurs pays européens pour faire face à la crise sanitaire menacent clairement la reprise espérée en ce début d'année, et ce malgré une campagne de vaccination qui gagne en vigueur. Le nouveau plan de relance massif de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden a par ailleurs alimenté les inquiétudes de remontée de l'inflation et des taux, laissant in fine craindre que les Banques centrales, Fed en tête, ne commencent à fermer le robinet à liquidités... On semble toutefois encore loin d'une telle issue alors que la pandémie continue à provoquer de lourds dégâts de part et d'autre de l'Atlantique. Dans ce contexte, la réunion de la BCE prévue la semaine prochaine sera toutefois suivie avec grand intérêt par la communauté financière.

Sur le front des valeurs, la saison des trimestriels a débuté cette semaine aux Etats-Unis avec les résultats de quelques grandes banques de Wall Street. Des comptes globalement solides, notamment pour JP Morgan...
Le baril de pétrole a légèrement consolidé (-1%) mais reste solidement ancré au-dessus des 50 dollars tandis que le Bitcoin a encore connu une forte volatilité et se négocie autour des 36.000$ ce vendredi. A noter enfin la remontée du dollar face à l'euro après une première semaine de l'année très compliquée pour le billet vert. L'euro revient ce soir à 1,21/$ entre banques.

LES VALEURS

* Carrefour (+10%) a animé les coulisses de la place financière cette semaine. Il faut dire que l'annonce, mercredi, d'une approche amicale du groupe Alimentation Couche-Tard en vue d'un rapprochement avec le géant français de la distribution en a surpris plus d'un. Le rejet, ou du moins la forte opposition, manifestée par Bercy dans la foulée de cette annonce a également du mal à passer dans les milieux d'affaires.
Alors que Bruno Le Maire estime que la France doit maintenir un contrôle national sur son approvisionnement alimentaire, les syndicats s'inquiètent eux des conséquences d'un tel rapprochement, notamment sur le front de l'emploi. Premier employeur privé en France, Carrefour compte environ 100.000 salariés dans l'Hexagone. Le quotidien 'Les Echos' croit savoir sur ce point que Couche-Tard est prêt à investir 3 milliards sur cinq ans et qu'un rapprochement n'entraînerait pas de synergies de coûts, donc de restructurations... Quoiqu'il en soit, le gouvernement aura le dernier mot. Et certains analystes, à l'image de Fabienne Caron chez Kepler Cheuvreux, estime que le deal est 'déjà mort'.

* Natixis grimpe de 8,5%. À un mois de la publication des comptes 2020, UBS a remonté son objectif de 2,8 à 3,3 euros tout en restant à 'acheter'. La banque suisse note que 2020 a été une année difficile pour Natixis. L'activité CIB (financement et investissement) a été profondément touchée par la forte baisse des prix du pétrole qui, avec l'épidémie de Covid-19, a fait grimper le coût du risque, et par les dislocations du marché et les annulations de dividendes qui ont déclenché une revue de l'activité. Dans le domaine de la gestion d'actifs, la deuxième plus grande activité de Natixis, les préoccupations concernant H2O ont pesé. Néanmoins, UBS pense que Natixis pourrait enregistrer un faible résultat annuel, mais positif, ouvrant la voie au versement d'un dividende de 0,06 euro par titre. Plus important encore, 2021 devrait être une année bien meilleure : UBS anticipe un bénéfice net d'environ 1 milliard d'euros.

* Faurecia gagne 5%, soutenu par plusieurs notes d'analyste. Alors que le titre de l'équipementier automobile a sous-performé le SXAP et les autres fournisseurs européens de 15% sur les 3 derniers mois sur des préoccupations liées à la fusion PSA-FCA (Stellantis), la faiblesse du cours due à une éventuelle surenchère représente, selon UBS, une opportunité d'achat intéressante. Morgan Stanley est de son côté repassé à 'surpondérer' sur le titre en relevant son objectif de cours de 40 à 48 euros.

* Ubisoft prend 5%, porté par l'annonce d'un partenariat avec Lucasfilm Games pour le développement d'un jeu vidéo ouvert Star Wars. Pour Midcap Partners, cette annonce a le mérite de consolider le portefeuille du groupe à moyen terme, aucune date n'étant donnée à ce stade pour la sortie de ce jeu, qui demandera certainement plusieurs années de développement.

* Ipsen remonte de 4%, bien aidé par la SocGen qui est repassée à l''achat' sur le dossier en visant un cours de 88 euros.

A l'inverse, * Virbac chute de 15%, alors qu'Oddo BHF a dégradé le dossier à 'neutre' avec un cours de 225 euros dans le viseur.

* Eramet trébuche de 10%, les investisseurs s'inquiétant du sort de la 'Société Le Nickel' (SNL). Malgré des avancées majeures au niveau du plan de sauvetage de la filiale d'Eramet, cette dernière se trouve dans une situation critique début 2021 dans un contexte sociétal très perturbé. Eramet explique que l'entreprise est la victime collatérale d'un conflit local, lié à la situation de Vale Nouvelle-Calédonie, dont elle n'est pas partie prenante. La SLN est contrainte d'ajuster au jour le jour ses activités minières et métallurgiques en fonction des perturbations sur mines qui affectent également le chargement des navires de minerai. Cette marche très dégradée met en danger les fours de l'usine et pèse financièrement sur l'entreprise.
Dans ce contexte, la SLN qui est actuellement en procédure de mandat ad hoc, va solliciter dans les prochains jours une procédure de conciliation auprès du président du Tribunal de Commerce mixte de Nouméa. La société ne peut exclure, en cas de dégradation de sa situation, l'ouverture d'une procédure collective qui pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

* Maisons du Monde redonne 9%. Bryan Garnier a abaissé sa recommandation sur le titre à 'neutre' avec une cible maintenue à 16 euros. Le broker estime que les nouvelles mesures de confinement mises en place pour faire face à la pandémie de coronavirus rendent le premier trimestre à risque. D'autant que la valorisation est désormais supérieure au niveau d'avant crise... Le courtier admet toutefois que la spéculation sur le M&A pourrait revenir en 2021.

* EDF rend 8,6%, alors que les syndicats maison ont lancé un nouvel appel à la grève pour le 19 janvier contre le projet "Hercule" de réorganisation des activités du groupe... Il s'agit de la quatrième journée de grève des agents d'EDF depuis le 10 décembre. L'intersyndicale CGT, CFE-CGC, CFDT et FO demande un retrait du projet, qui fait l'objet de discussions entre le gouvernement français et la Commission européenne. Hercule prévoit notamment une séparation entre le parc nucléaire existant d'EDF et une grande partie de ses activités liées aux énergies renouvelables, ainsi qu'une ouverture du capital de ces dernières.

* Renault abandonne 8%. Très attendu par la communauté financière, le plan "Renaulution" a été reçu très timidement par le marché. Le constructeur au losange a indiqué viser une marge opérationnelle supérieure à 3% d'ici à 2023 et de plus de 5% d'ici à 2025 grâce à un plan stratégique axé sur une intensification des réductions de coûts et sur 24 nouveaux lancements, dont dix modèles électriques. "Le plan Renaulution assurera une rentabilité durable du Groupe tout en respectant son engagement de neutralité carbone en Europe d'ici 2050", a déclaré Luca de Meo, CEO du Groupe.

* JCDecaux perd 7%. Le spécialiste de la communication extérieure a été plombé par plusieurs notes de broker. Exane BNP Paribas a notamment dégradé sa recommandation à 'sous-performer'. Le 'stock-picking' est essentiel au sein du secteur, selon le broker, qui évoque notamment une voie de redressement "inégale" pour la société. Le courtier préfère notamment Publicis dans l'industrie, un titre qu'il recommande désormais de 'surperformer' et qu'il inclut dans sa 'top list' pour 2021. UBS a aussi dégradé le titre à 'vendre'. La banque suisse estime que le renouvellement de confinements et des restrictions de voyage risque de retarder la reprise potentielle des bénéfices. L'exposition de JCDecaux aux transports, au mobilier urbain et à l'Europe le rend plus vulnérable jusqu'à ce que le vaccin anti-Covid soit déployé avec succès. Le courtier ne voit ainsi pas un retour des recettes ou de la marge opérationnelle au pic de 2019 avant 2025.

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