Bilan hebdo : le CAC40 reprend plus de 2%

Bilan hebdo : le CAC40 reprend plus de 2%©Boursier.com
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Boursier.com, publié le vendredi 28 août 2020 à 17h45

Dans le sillage de Wall Street qui navigue sur des plus hauts historiques, le CAC40 a repris sa marche en avant cette semaine avec un gain hebdomadaire de 2,18%, à 5.003 points ce vendredi soir. Dans une actualité entreprises plutôt calme en cette fin août, la grosse information des derniers jours provient des Etats-Unis et des annonces de la FED, qui a choisi d'être plus flexible sur l'inflation afin de pouvoir se concentrer sur l'emploi. La nouvelle stratégie de la Réserve Fédérale après deux ans d'études et de débats prévoit un objectif d'inflation de 2% en moyenne sur la durée, si besoin en laissant filer pendant "un certain temps" les prix à la hausse pour compenser des périodes d'inflation inférieures à l'objectif. De quoi laisser la perspective d'une longue période sans hausse de taux intacte.

Au Japon, Shinzo Abe a présenté sa démission. L'emblématique Premier ministre japonais, dont le mandat court jusqu'en septembre 2021, lutte depuis plusieurs années contre une colite ulcéreuse, une maladie chronique. Lundi, il a dépassé le record du plus long mandat consécutif détenu par son grand-oncle Eisaku Sato, il y a un demi-siècle. Shinzo Abe restera à son poste jusqu'à ce qu'un successeur soit désigné.

En France, le Premier ministre, Jean Castex a précisé les axes du plan, qui doit stimuler l'investissement et les entreprises. Lors de l'Université d'été du Medef, il a précisé que l'effet sur la dette publique du plan serait presque effacé en 2025. Il a aussi confirmé une mesure portant sur la baisse des impôts de production, à hauteur de 10 milliards d'euros par an. La Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) serait divisée par deux. En dehors des 40 milliards provenant du plan de relance européen, le gouvernement mise sur l'effet de la reprise. Le chef du gouvernement a assuré que l'impôt sur les sociétés allait continuer à baisser.

Sur le front sanitaire, alors que le bilan de la pandémie de Covid-19 continue à gonfler, le 'Financial Times' a indiqué dimanche que l'administration Trump envisageait d'accélérer la procédure pour qu'un éventuel vaccin d'Oxford et AstraZeneca puisse être utilisé aux USA avant la présidentielle. Le quotidien a évoqué une possible autorisation d'urgence de la FDA dès octobre. Le dossier de demande d'autorisation du candidat vaccin de l'université d'Oxford et d'AstraZeneca pourrait être soumis dès cette année en cas de données suffisantes, a pour sa part affirmé le directeur du centre de recherches sur les vaccins Oxford Vaccine Group.

LES VALEURS

* Bastide s'envole de près de 10,5%. Il faut dire que la société a réalisé sur les trois mois clos fin juin une activité nettement meilleure que prévue avec des ventes de consommables et dispositifs médicaux compensant le ralentissement de la prise en charge de nouveaux patients chroniques. Sur la période, Bastide a ainsi enregistré un chiffre d'affaires de 115,2 ME, en hausse de +34,9%, dont +32,9% en organique. Cette performance trimestrielle porte le chiffre d'affaires annuel 2019-2020 à 382 ME, un niveau supérieur à l'objectif initial situé entre 355 et 365 ME. La hausse de l'activité ressort ainsi à +15,4%, dont +13,7% en organique... Le niveau d'activité enregistré sur la fin de l'exercice, en particulier sur les activités ventes, conforte l'objectif du management d'une marge opérationnelle courante annuelle située entre 8,5% et 9,0%.

* Lagardère s'adjuge 10,3%. Après Amber Capital, Vivendi a, à son tour, demandé en fin de semaine passée la convocation d'une assemblée générale, en vue notamment de remplacer plusieurs membres du conseil de surveillance de Lagardère. Si le fonds activiste réclame la nomination de trois nouveaux membres et demande le départ de Guillaume Pépy, élu initialement avec son soutien, ainsi que celui de de Patrick Valroff et d'Yves Guillemot, le groupe de médias et de divertissement propose la nomination de Virginie Banet en lieu et place de Gilles Petit. Ces demandes interviennent après que le mandat de gérant en commandite d'Arnaud Lagardère eut été prolongé de 4 ans.

* Accor rebondit de 6,9%. Chahuté depuis le début de l'année compte tenu de la chute de son activité sur fond de crise sanitaire, le groupe hôtelier a bénéficié d'achats à bon compte ainsi que d'une note de Jefferies qui a rehaussé sa cible de 33 à 36 euros ('acheter').

* Bouygues progresse de 5,6%, soutenu par une publication semestrielle meilleure qu'anticipée par les analystes. Sur les six premiers mois de l'année, le conglomérat a essuyé une perte opérationnelle courante de 132 millions d'euros, en recul de 585 ME par rapport aux six premiers mois de 2019, un écart "totalement lié à l'impact de la COVID-19 estimé à -650 millions d'euros sur le premier semestre". Le consensus tablait toutefois sur un déficit plus important de 336 ME. La perte nette ressort à 244 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 14,8 milliards d'euros, en baisse de 15% (-15% à périmètre et change constants). Le groupe, qui avait renoncé à ses objectifs financiers pour 2020 en avril, n'a pas livré de nouvelles prévisions. Il a cependant précisé qu'il renouerait avec une "rentabilité significative" au second semestre, tout en restant sous les niveaux constatés un an plus tôt.

* Onxeo grimpe de 2% après la publication de l'étude à dose croissante de phase 1 d'AsiDNA dans des tumeurs solides avancées.

* Carrefour (+1,7%) a conclu un accord pour acquérir 172 magasins sous enseigne Supersol en Espagne, renforçant ainsi sa position de numéro 2 dans le pays. Cette nouvelle acquisition, réalisée "dans des conditions attractives" selon les termes de Carrefour, lui permet d'accélérer son développement dans ses formats de croissance. La transaction porte sur 172 magasins de proximité et supermarchés, situés principalement en Andalousie et dans la région de Madrid. La valeur d'entreprise de l'opération est de 78 millions d'euros. Les magasins acquis ont réalisé un chiffre d'affaires HT d'environ 450 millions d'euros en 2019.

A l'inverse, * bioMerieux chute de 10,1%. Plusieurs traders attribuent ce repli marqué à l'obtention par AbbottLaboratories de l'autorisation par la FDA de mettre sur le marché un test de dépistage du COVID-19 de la taille d'une carte de crédit, qu'il prévoit de vendre cinq dollars pièce. "Comme aucun équipement n'est nécessaire, le dispositif sera un outil important pour gérer les risques en identifiant rapidement les personnes infectieuses afin qu'elles ne transmettent pas la maladie à d'autres", a déclaré le laboratoire américain.

* X-FAB décroche de 9,6%. Le fondeur a dévoilé des résultats assez contrastés avec des revenus dans le bas de fourchette de ses prévisions mais une marge d'EBITDA nettement supérieure à ses attentes. Les perspectives sont également jugées décevantes par le marché.

* Vallourec perd 7,8%. Le titre du producteur de tubes sans soudures affiche désormais douze séances consécutives de repli ! Une série historique pour la valeur. L'action affiche également, et de loin, la plus mauvaise performance du SBF120 depuis le début de l'année et ce malgré le regroupement d'actions finalisé le 25 mai dernier. L'incertitude autour du groupe reste forte. Sous l'effet de la crise du marché du pétrole et du gaz provoquée par l'épidémie de coronavirus, la firme a creusé ses pertes au deuxième trimestre et n'a toujours pas trouvé de nouvelles solutions de financement alors qu'elle doit faire face à des échéances sur ses lignes de crédit bancaire en février 2021.

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