Bilan hebdo : le CAC40 retrouve les 5.000 pts

Bilan hebdo : le CAC40 retrouve les 5.000 pts
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Boursier.com, publié le vendredi 03 juillet 2020 à 17h45

Le CAC40 a regagné 2% cette semaine, de retour sur les 5.000 points ce vendredi soir, à 5.007 pts en clôture, dans un marché qui reste à la recherche d'une tendance de fond. Le décor demeure identique aux semaines précédentes, avec une économie qui remonte en puissance après sa mise à l'arrêt en raison de la pandémie de Covid-19, mais une épidémie qui continue de faire des ravages aux Etats-Unis et en Amérique Latine...
La Bourse de New York a terminé la semaine de son côté en légère hausse dès jeudi soir, à la veille d'un week-end de 3 jours pour célébrer 'Independence Day' aux Etats-Unis. Les marchés ont salué la publication d'un rapport de l'emploi très encourageant aux Etats-Unis en juin, avec 4,8 millions de créations de postes.
A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,36% à 25.827 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,45% à 3.130 pts et que le Nasdaq Composite, a grimpé de 0,52% à 10.207 pts, signant un deuxième record historique d'affilée. Les trois indices avaient progressé en séance d'environ 1%, mais ils ont réduit leurs gains dans la dernière heure de cotation.
Sur cette semaine de 4 jours, les indices américains ont nettement progressé, de 3,2% pour le Dow Jones, de 4% pour le S&P 500, et de 4,6% pour le Nasdaq, dans l'espoir d'une reprise économique en "V".

ECO ET DEVISES

Le rapport mensuel sur l'emploi (publié avec un jour d'avance, vendredi étant férié) a donc apporté de bonnes surprises, avec 4,8 millions de créations de postes non-agricoles aux Etats-Unis en juin, bien plus que le consensus de 3 millions. L'économie américaine avait déjà recréé 2,699 millions de postes en avril, un chiffre révisé à la hausse ce jeudi. Cela a permis au taux de chômage de régresser à 11,1% en juin (contre 12,4% de consensus), après 13,3% en mai et un pic de 14,7% en avril. En revanche, le salaire horaire moyen a baissé de 1,3% en juin, en comparaison avec mois précédent.
Donald Trump s'est félicité de ces chiffres dès leur publication : Lors d'une brève conférence de presse la Maison-Blanche, le président américain les a qualifiés de "spectaculaires", et a promis "un superbe troisième trimestre", à l'approche de l'élection présidentielle du 3 novembre. "La bonne chose c'est que ces chiffres vont sortir juste avant l'élection, donc les gens pourront les voir", s'est-il encore réjoui.

"Les annonces d'aujourd'hui prouvent que notre économie est en train de se remettre à vrombir, dans certains secteurs nous éteignons les flammes et cela marche très bien", a déclaré le président républicain. Plus prudent, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a souligné que "le travail n'est pas terminé" dans le processus de reprise. "Je serai inquiet tant que nous n'avons pas ramené tout le monde sur le marché de l'emploi", a-t-il déclaré. Avant la crise sanitaire, le taux de chômage aux Etats-Unis s'affichait à 3,5% en février, au plus bas depuis 50 ans.

Sur le front sanitaire, la situation continue donc de se dégrader dans plus de la moitié des Etats américains, qui affichent des poussées record du nombre de cas de Covid-19. Au moins 16 des 50 Etats américains (dont le Texas, la Floride et la Californie) ont été amenés depuis une semaine à ralentir, voire à interrompre le processus de réouverture de leurs économies, sur fond de polémique croissante sur le non-respect des mesures de distanciation sociale, notamment le port du masque dans les lieux publics...
Mercredi, dans un entretien avec 'Fox Business Network', Donald Trump a assuré qu'il était désormais favorable au port du masque de protection, mais il a répété qu'il ne pensait pas qu'il fallait le rendre obligatoire. "Je ne sais pas si je suis pour l'obligation. Mais je suis tout à fait pour les masques, je pense que les masques sont bons" pour empêcher la transmission du virus, a-t-il déclaré...
L'euro est resté stable à 1,1240/$ et le pétrole est remonté sur les 42$ le brent.

LES VALEURS

EDF reprend 12%. Le Groupe a revu à la hausse son estimation de production d'origine nucléaire en France pour l'exercice 2020, à environ 315-325 TWh contre 300 TWh estimés le 16 avril dernier. Cette révision résulte d'un ajustement de la durée des arrêts programmés en 2020 compte tenu des conditions de reprise des activités constatées sur les sites, commente l'énergéticien français.
La prévision de production pour 2021 et 2022 reste inchangée à ce stade.

Bouygues remonte de 11% avec Ubisoft et Sodexo. Le Credit Suisse a débuté la couverture du groupe de restauration collective à 'neutre' avec un cours cible de 67 euros. Citi avait auparavant dégradé le dossier d'achat à 'neutre'. Goldman Sachs qui avait aussi abaissé son avis sur la valeur à 'vendre', tout en réduisant sa cible de 68 à 61 euros, avait pris acte de la sortie du titre du CAC40 le 22 juin dernier, remplacé par Teleperformance.

Chargeurs grimpe de 8%. Le gouvernement a indiqué jeudi que les entreprises françaises seraient "fortement incitées" à constituer des stocks de masques pour couvrir jusqu'à 10 semaines de crise afin de se préparer à une éventuelle "seconde vague" de COVID-19 à la rentrée. La filière française sera privilégiée : "Une bonne nouvelle pour Chargeurs", commente Portzamparc : "Cette incitation pourrait notamment soutenir le carnet de commandes de Lainière Santé au T3... Pour rappel le carnet de commandes indicatif à moins d'un an de Lainière Santé à fin avril était de 250 à 300 ME avec des livraisons principalement concentrées au T2". De quoi rester à l'achat sur le dossier en visant un cours de 24,10 euros.

Boiron reprend 7% avec ALD, Valneva et BigBen

Thales : gagne 6% en compagnie de Virbac, Nexans et de Worldline

LafargeHolcim : +5,5% avec Valeo, Saint-Gobain, Altamir et Ingenico

Edenred monte de 4% suivi de Euronext, Legrand, Renault et Seb

A la baisse, Vallourec reperd 14% avec Carmila et Lectra (-10%)

Transgene : -9% suivi de Rallye, Beneteau. Exane BNP Paribas a abaissé sa recommandation sur le plaisancier à 'neutre' en ajustant son objectif de 7,5 à 7 euros. Si l'on se réfère au consensus 'Bloomberg', le marché est désormais très partagé sur la valeur puisque 2 analystes conseillent d''acheter' l'action alors que 4 sont à 'conserver' et 1 à 'vendre'. L'objectif moyen à douze mois est de 8,93 euros.

Genfit : -6% avec Manitou, CGG, Elior et Innate

Savencia : -5% avec Casino et Carrefour du côté de la distribution

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