Bilan hebdo : le CAC40 termine la semaine à l'équilibre

Bilan hebdo : le CAC40 termine la semaine à l'équilibre
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Boursier.com, publié le vendredi 14 mai 2021 à 17h45

Une fois n'est pas coutume, le CAC40 s'est nettement mieux comporté que Wall Street cette semaine. Sur cinq séances, l'indice vedette parisien termine à l'équilibre, à 3.685 points ce vendredi soir. La place américaine, qui avait fortement baissé en début de semaine, limite quant à elle ses pertes avec une deuxième séance de rebond ce vendredi.

Une fois n'est pas coutume, le CAC40 s'est nettement mieux comporté que Wall Street cette semaine. Sur cinq séances, l'indice vedette parisien termine à l'équilibre, à 3.685 points ce vendredi soir. La place américaine, qui avait fortement baissé en début de semaine, limite quant à elle ses pertes avec une deuxième séance de rebond ce vendredi.

Les investisseurs ont été confrontés au retour au premier plan des craintes inflationnistes après l'envolée des chiffres de l'inflation aux Etats-Unis en avril. Les prix à la consommation ont en effet bondi de 4,2% sur un an le mois dernier, du jamais vu depuis 13 ans. Or, la perspective d'une inflation durablement plus soutenue inquiète les opérateurs mois car elle grève les rendements des actifs financiers et fait craindre que la Fed ne réduise son soutien à l'économie pour contenir la hausse des prix.

La Réserve fédérale a pourtant plusieurs fois laissé entendre ces dernières semaines qu'elle était prête à tolérer un dépassement temporaire de son objectif, jugeant que la hausse des prix serait un phénomène transitoire, lié à la sortie de la crise du coronavirus (effet de base avec 2020, pénuries et problèmes de chaîne logistique, hausse des cours des matières premières...). Mais certains opérateurs craignent désormais clairement un dérapage incontrôlé des prix...

Sur le front sanitaire, la campagne de vaccination bat son plein et laisse espérer un retour à la normale, ou presque, cet été aux Etats-Unis et en Europe. En Inde, la situation est en revanche toujours très inquiétante.

En France, la saison des trimestriels touche à sa fin et la semaine s'est révélée finalement assez calme avec le jeudi de l'Ascension. Bénéteau s'est toutefois distingué après ses résultats, à l'inverse d'Ubisoft et de CGG.

La semaine a également été marquée par la volte-face d'Elon Musk ! Le patron de Tesla, qui continue à faire la pluie et le beau temps sur le marché des cryptos, a indiqué que Tesla avait suspendu la possibilité d'acheter une de ses voitures électriques en payant avec du Bitcoin, principalement pour des raisons environnementales. De quoi provoquer un violent décrochage de la quasi-totalité des cryptos.

LES VALEURS

* Bénéteau flambe de près de 10%. Il faut dire que le plaisancier a rehaussé ses objectifs annuels grâce à un marché du nautisme et de l'hôtellerie de plein air bien orientés en ce début 2021. Le groupe anticipe désormais une croissance de son chiffre d'affaires de +2% (+1% pour la division Bateau, +7% pour la division Habitat), contre une stabilité précédemment. Cette croissance aurait pu dépasser 6%, sans l'impact de la cyberattaque qui est évalué à 45 ME sur le chiffre d'affaires 2021.

* Technicolor bondit de 6,6%. Le groupe a fortement redressé ses résultats au premier trimestre et a réitéré ses prévisions pour 2021 et 2022. Sur les trois premiers mois de l'exercice, il a réalisé un Ebitda en hausse de 71,7% à 43 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en baisse de 3,7% à 711 ME.

* Maisons du Monde progresse de 5,5% après un excellent début d'année pour. Le leader européen de collections originales et accessibles d'articles de décoration et de mobilier pour la maison a réalisé un chiffre d'affaires de 331 millions d'euros au premier trimestre, en hausse de 35,8% (+36,6% à périmètre comparable). La croissance a été portée par le succès des collections et par la forte demande des consommateurs pour les articles de la maison. Cette performance fut soutenue par une base de comparaison légèrement favorable, les ventes ayant fortement chuté à partir de la mi-mars 2020 en raison de la première vague de fermetures de magasins liées au Covid-19.

* Société Générale gagne près de 5% après avoir présenté la stratégie de moyen terme pour sa Banque de Grande Clientèle et de Solutions Investisseurs (BFI). Une feuille de route basée sur trois objectifs clefs : renouer avec une croissance durable et rentable en conservant le client au coeur de la stratégie et en ajustant de façon ciblée et équilibrée l'allocation de capital au profit des métiers de financement, de conseil et de banque de flux ; poursuivre la politique de réduction des coûts dans le souci continu d'améliorer le levier opérationnel ; et maintenir une gestion stricte des risques et réduire la sensibilité des résultats aux chocs de marché. D'un point de vue financier, la BFI vise une rentabilité sur capital normatif (RONE) supérieure à 10% d'ici 2023, soit plus de 12% en excluant la contribution au Fonds de Résolution Unique dont la phase de constitution initiale doit s'achever fin 2023. Le Groupe vise également une croissance des revenus des métiers de Financement et Conseil d'environ 3% par an en moyenne de 2020 à 2023 et une normalisation des revenus des Activités de Marché et Services aux Investisseurs à environ 5 milliards d'euros en 2023, dont environ 4,5 MdsE de revenus annuels des Activités de Marché en moyenne de cycle.

* Crédit Agricole prend 3,5%, soutenu par sa dernière publication trimestrielle et plusieurs ajustements d'analystes. Le véhicule coté du groupe Crédit Agricole a publié vendredi dernier de solides résultats, portés entre autres par le dynamisme des activités de marchés et le reflux du coût du risque.

A l'inverse, * Ubisoft trébuche de près de 14%, les investisseurs sanctionnant des objectifs jugés décevants. Après un exercice 2020-2021 record, l'éditeur de jeux-vidéo anticipe sur sa nouvelle année fiscale une croissance à un chiffre du net bookings et un résultat opérationnel non-IFRS compris entre 420 et 500 ME. Pour son exercice clos au 31 mars, qui a profité des mesures de confinement liées à la crise de COVID-19, le groupe a vu ses réservations nettes bondir de 46,1% à 2,2 milliards d'euros, en ligne avec ses objectifs révisés en février dernier. Son résultat opérationnel non-IFRS est ressorti à 473,3 millions d'euros contre 34,2 ME un an auparavant.

* CGG décroche de 9,5%, plombé par une publication trimestrielle jugée décevante par les analystes. L'Ebitda ajusté est ressorti inférieur aux estimations du consensus, la déception étant due à des ventes tardives plus faibles que prévu, mais aussi à des coûts plus élevés dans tous les segments, affirme DNB, à 'conserver' sur l'action. Portzamparc ('achat') note la génération de cash positive mais souligne aussi que les comptes sont en-deçà de ses attentes.

* Amundi rend 7,5%. Fraichement nommée à la tête du gestionnaire d'actifs, Valérie Baudson va également occuper le poste de Directrice générale adjointe de Crédit Agricole. Elle rejoint ainsi le Comité exécutif de la banque.

* Alstom cède 5%. Le groupe a dévoilé des résultats annuels meilleurs que prévu mais les investisseurs n'apprécient guère l'annonce d'une provision de 632 millions d'euros liée au rachat des activités ferroviaires de Bombardier, finalisé en début d'année. Cette provision vise à faire face à des risques sur les contrats de BT et s'ajoute aux 451 millions d'euros déjà enregistrés dans le bilan de clôture du groupe canadien en décembre 2020. Pour son exercice 2020-2021, Alstom a enregistré un bénéfice opérationnel ajusté de 645 ME, en hausse de 2,4%, et supérieur aux 598,5 ME anticipés par les analystes, pour un chiffre d'affaires en amélioration de 7% à 8,78 milliards d'euros mais en repli de 4% en données organiques. Le carnet de commandes s'établit à 74,54 milliards d'euros, contre 40,9 milliards un an plus tôt.

* Vivendi (-3%) a revu à la hausse la valeur d'Universal Music Group et fixé au 27 septembre la date limite de cotation des actions de sa filiale musicale à Amsterdam. Dans des documents publiés en amont de l'assemblée générale du groupe prévue en juin, Vivendi valorise 100% d'UMG 33 milliards d'euros, soit 3 MdsE de plus que le niveau retenu pour la cession de 10% du capital au Chinois Tencent. Comme déjà indiqué, Vivendi s'est engagé à distribuer 60% de sa filiale, qui compte notamment parmi son catalogue des artistes tels que Lady Gaga et Taylor Swift, à ses actionnaires actuels. Environ 1,1 million d'actions UMG seront distribuées aux actionnaires, chaque action Vivendi donnant droit à une action UMG. La mise en paiement de la Distribution en Nature est prévue le 29 septembre, avec un détachement le 27 septembre 2021. En divisant la valorisation correspondant à 60% d'UMG par le nombre exact d'actions, le prix par action UMG revient à 18,2 euros.

* Danone redonne 2,7%, notamment pénalisé par une note de Goldman Sachs qui a dégradé la valeur à 'vendre' en ramenant son objectif de 60 à 53 euros. La banque évoque des tendances démographiques plus faibles sur des marchés clés comme la Chine. Le groupe a par ailleurs finalisé la cession stratégique de sa participation d'environ 9,8% dans Mengniu. L'opération s'est soldée par un produit de cession brut d'un montant de 15,4 milliards de dollars de Hong Kong, soit 1,6 milliard d'euros.

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