Bilan hebdo : très légère baisse du CAC 40 qui s'accroche aux 6.000 pts

Bilan hebdo : très légère baisse du CAC 40 qui s'accroche aux 6.000 pts
bourse

Boursier.com, publié le vendredi 26 mars 2021 à 17h45

Deuxième semaine consécutive de petite baisse pour le CAC40 qui lâche 0,15% sur cinq séances, à 5.989 points ce vendredi soir. Les craintes de nouvelles restrictions sanitaires en France et en Europe, en attendant une réelle montée en puissance des campagnes de vaccination ont continué à limiter les prises d'initiatives malgré la publication de plusieurs indicateurs assez robustes. On citera notamment les indices PMI IHS Markit flash de mars en Europe ou encore l'indice IFO allemand.

Deuxième semaine consécutive de petite baisse pour le CAC40 qui lâche 0,15% sur cinq séances, à 5.989 points ce vendredi soir. Les craintes de nouvelles restrictions sanitaires en France et en Europe, en attendant une réelle montée en puissance des campagnes de vaccination ont continué à limiter les prises d'initiatives malgré la publication de plusieurs indicateurs assez robustes. On citera notamment les indices PMI IHS Markit flash de mars en Europe ou encore l'indice IFO allemand.

La semaine a par ailleurs été marquée par une très forte volatilité sur le marché pétrolier (le Brent se négocie au-dessus des 64$ ce soir), après qu'un porte-conteneurs se soit échoué dans le canal de Suez, bloquant le trafic sur l'une des routes commerciales maritimes les plus fréquentées au monde, notamment par les pétroliers.

L'euro a accusé le coup face au billet vert, tombant sous la barre des 1,18$. La monnaie de l'oncle Sam bénéficie de la nette différence de croissance attendue de part et d'autre de l'Atlantique ces prochains mois alors que la campagne de vaccination est très en avance aux Etats-Unis. Le dollar a également tiré profit de son statut de valeur refuge dans un environnement plus incertain.

LES VALEURS

* Maisons du Monde s'adjuge 6%, toujours porté par la spéculation qui entoure son tour de table après la récente montée au capital de Majorelle Investments. La plateforme d'investissement fondée en 2020 par Gabriel Naouri et co-controlée avec Daniel Kretínský a en effet annoncé en début de mois détenir plus de 10% du tour de table...

* Legrand grimpe de 5,5% alors que le groupe industriel pourrait être un des gagnants du gigantesque plan de relance de l'administration Biden.

* Soitec gagne 5,5%, avec STMicro (+4,7%). Le secteur des semi-conducteurs a été porté par les dernières annonces d'Intel. Alors que le monde fait face à une pénurie de composants électroniques, dont la très grande majorité est produite en Asie, le géant américain a indiqué vouloir investir 20 milliards de dollars pour construire deux unités de production de microprocesseurs aux Etats-Unis, en Arizona. Intel, qui dispose déjà de 4 usines aux Etats-Unis, a précisé que son choix avait des "implications de sécurité nationale", au moment où les Etats-Unis et la Chine s'affrontent pour dominer les technologies mondiales. L'annonce confirme qu'Intel entend continuer de produire lui-même une grande partie de ses puces, plutôt que de les concevoir et d'en confier la fabrication à des fondeurs, généralement basés en Asie.

* JCDecaux bondit de 3,9%, dopé par une note d'analyste. Berenberg est en effet passé à l''achat' sur le titre tout en portant sa cible de 18 à 28 euros. L'analyste évoque une confiance accrue dans le potentiel de redressement des bénéfices du spécialiste de la communication extérieure. Il estime qu'à la réouverture des marchés, il y aura une forte reprise de l'audience dans les segments du mobilier urbain, de l'affichage et du ferroviaire, ainsi que dans le secteur du transport aérien de loisirs.

* Carrefour prend 3,5%, le marché ayant salué l'expansion du groupe au Brésil. Le géant de la distribution a conclu un accord avec Advent International et Walmart en vue de l'acquisition de Grupo BIG, troisième acteur de la distribution alimentaire au Brésil. La transaction valorise Grupo BIG 7 milliards de réais (environ 1,1 MdE). Le Brésil est déjà le deuxième marché du distributeur français, et l'opération devrait rendre son activité dans le pays presque aussi importante que ses opérations européennes en dehors de la France. Carrefour est présent au Brésil depuis 2007, date à laquelle il a racheté l'opérateur de supermarchés discount Atacadao pour 1,1 Md$. Les deux groupes réunis afficheront un chiffre d'affaires combiné d'environ 100 MdsR, opèreront 876 magasins et emploieront environ 137.000 collaborateurs.

* Publicis avance de 3,3%. Une hausse à relier au retour des spéculations sur un éventuel rachat de la société. Alors que le troisième groupe publicitaire mondial derrière WPP et Omnicom aurait longuement discuté avec CVC fin 2020, la direction aurait aussi " été approchée par plusieurs autres fonds d'investissement attirés, à l'époque, par un cours de Bourse bas qui a depuis doublé", affirme 'BFM Business'. "L'intérêt était d'accélérer fortement la transformation de Publicis en restructurant en profondeur ses activités historiques d'achats d'espace médias et en investissant sur le digital" explique au site d'information le dirigeant d'un fonds qui a regardé le dossier. Par ailleurs, tandis que Vivendi est régulièrement perçu comme un acquéreur potentiel de Publicis, 'BFM Business' croit savoir que "des échanges ont eu lieu entre les deux groupes ces derniers mois, avant que Publicis n'éconduise Vivendi".

A l'inverse, Faurecia (-7,6%), Plastic Omnium (-7,2%), Valeo (-7,6%) ou encore Renault (-6,2%) ont été chahutés, victimes des craintes entourant la pénurie mondiale de semi-conducteurs. A ce sujet, Volvo a averti que ce manque de pièces aurait un impact important sur sa production et ses résultats financiers au deuxième trimestre. De nombreux constructeurs en Europe, en Amérique et en Asie ont déjà annoncé ces dernières semaines une réduction forcée de leur production en raison des difficultés d'approvisionnements en semi-conducteurs, une crise qui devrait culminer au deuxième trimestre.

* Kering perd 4,8%. L'actualité autour du groupe de François-Henri Pinault a été marquée par des spéculations autour d'un éventuel rachat de Richemont. Selon le blog 'Miss Tweed', le PDG de Kering a lui-même présenté une offre de rachat en numéraire et en actions au président et actionnaire de contrôle de Richemont, Johann Rupert. Le blog spécialisé précise que ce dernier, insatisfait des conditions offertes par le groupe français, n'a pas soumis l'offre au conseil d'administration de la société helvétique. Des rumeurs sur un possible rapprochement entre les deux groupes circulent depuis plusieurs années mais elles ont gagné en crédibilité depuis le rachat du joaillier américain Tiffany par LVMH l'an dernier. Interrogé sur le sujet le mois dernier, François-Henri Pinault avait simplement évoqué des "contacts réguliers" en rappelant que Richemont, comme Kering, était un groupe à contrôle familial.

* Groupe ADP cède 5,3%. Le secteur du transport aérien a encore malmené, l'évolution de la crise sanitaire en Europe et les nouvelles mesures de restrictions dans plusieurs pays repoussant encore les perspectives de reprise du trafic.

* Casino (-4%) a annoncé le lancement d'une opération de refinancement lui permettant d'allonger la maturité de sa dette et d'en abaisser le coût. L'opération comprend ainsi la mise en place d'un nouveau prêt à terme (Term Loan B) de maturité août 2025 d'une taille cible de 800 millions d'euros, et le lancement potentiel d'un nouvel instrument de dette non-sécurisée de maturité avril 2027 d'une taille cible de 425 millions d'euros. Les fonds levés serviront à rembourser intégralement le prêt à terme (Term Loan B) de maturité 2024 de 1,225 milliard d'euros. Ils permettront ainsi de réduire de près de moitié les échéances du groupe en 2024 et d'étendre la maturité de sa dette tout en réduisant son coût. La finalisation de ces opérations est attendue dans les prochaines semaines.

* Air France KLM recule de 2,3%. Après de très longues semaines de négociations, Paris et Bruxelles auraient trouvé un accord afin que l'Etat puisse accorder une nouvelle aide financière à Air France. La compagnie française devrait bel et bien se séparer de créneaux de décollage et d'atterrissage à Paris, mais moins que redouté. Le transporteur craignait notamment de subir la même loi que Lufthansa, qui a été contraint de céder 24 créneaux quotidiens sur ses deux bases principales de Francfort et Munich pour obtenir une nouvelle aide de Berlin. Selon les informations obtenues par 'Les Echos', Air France aurait ainsi obtenu de céder moins de créneaux, avec la possibilité d'en donner plus à Roissy-CDG et moins à Orly. Le groupe aurait fait "valoir que les mêmes conditions imposées à Orly et Roissy auraient des conséquences proportionnellement plus lourdes" que pour la compagnie allemande. Cette information constituerait une bonne nouvelle pour Air France qui "aurait besoin d'une recapitalisation d'au moins 5 milliards avant la clôture des comptes de l'exercice 2023".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.