Bitcoin, Ethereum, Ripple, Litecoin, les 'cryptos' rebondissent toutes !

Bitcoin, Ethereum, Ripple, Litecoin, les 'cryptos' rebondissent toutes !
Bitcoin

Boursier.com, publié le lundi 12 février 2018 à 11h15

Le rebond se confirme pour les devises digitales, malgré les 'affaires' et les craintes de durcissement de la régulation. Le Bitcoin se redresse encore de 9% ce jour à 8.797$ selon Coinmarketcap. Le BTC vient de reprendre près de 50% depuis ses récents planchers sous les 6.000$. Évidemment, il perd encore plus de 50% depuis ses pics historiques récents, inscrits mi-décembre.

L'Ethereum remonte quant à lui de 8% à 870$. Le Ripple grimpe de 12% à environ 1,09$. La 'crypto' centralisée abandonne encore deux tiers de sa valeur, depuis les récents sommets touchés à près de 3,3$.

Le Bitcoin Cash gagne actuellement 6% sur 24 heures, à 1.296$. Le Cardano bondit de 6% et le Stellar de 10%. Le Litecoin flambe de 11%. NEO et IOTA, pour finir, s'envolent de plus de 14%.

Ce rebond des crypto-devises ne repose pour l'heure sur aucune bonne nouvelle fondamentale, mais plutôt sur l'effet d'opportunité créé par la brutalité de la chute antérieure. Le durcissement de la régulation, déjà perceptible en Asie, se confirme, les USA entrant désormais en piste. En outre, les 'affaires' se poursuivent, une plateforme d'échange italienne ayant à son tour annoncé une perte importante de cryptomonnaie.

170 millions de dollars 'perdus' par BitGrail

La plateforme italienne BitGrail a annoncé avoir 'perdu' environ 17 millions de jetons NANO, pour une valeur d'environ 170 millions de dollars. D'après le site de BitGrail, des vérifications internes auraient révélé des 'transactions non-autorisées'. L'affaire est encore confuse, rien n'assurant qu'il s'agisse d'un piratage. La plateforme dit avoir informé les autorités. Retraits et dépôts sont pour l'heure suspendus. 'Francesco the Bomber', un utilisateur de Twitter se présentant comme le patron de la plateforme, affirme que les 'tokens' ont bien été volés.

Capital confiance des 'cryptos'

Cette nouvelle affaire sulfureuse ne devrait pas fondamentalement restaurer le capital confiance sur les cryptomonnaies. Les opérateurs avaient déjà été échaudés par le piratage record de la plateforme japonaise Coincheck en janvier. 530 millions de dollars d'actifs avaient alors été dérobés par des pirates. La firme avait affirmé alors son intention de rembourser les clients victimes du piratage. De son côté, BitGrail n'est apparemment pas en mesure de le faire...

La leçon Mt. Gox

L'effondrement de la plateforme japonaise Mt. Gox en 2014, après un vol de 'cryptos' de 460 millions de dollars, ne semble donc pas avoir totalement servi de leçon. De ce point de vue, il est évident qu'une régulation et des contrôles accrus seraient sans doute bénéfiques au secteur à long terme.

La SEC menace

Aux États-Unis, la SEC, gendarme des marchés financiers locaux, pourrait bien demander au Congrès américain de légiférer, afin de renforcer la supervision des monnaies numériques telles que le Bitcoin. Jay Clayton, le dirigeant de la Securities & Exchange Commission, a livré des commentaires dans ce sens la semaine dernière, soulignant les risques posés par cette toute nouvelle catégorie d'actif, à l'occasion d'une intervention devant une commission du Congrès.

Les agences américaines solidaires sur la question

Jay Clayton, selon ces propos rapportés par l'agence Reuters, a précisé que la SEC, la 'Commodity Futures Trading Commission' (CFTC) - agence chargée de superviser les futures -, mais aussi le Département au Trésor et la Fed, pourraient revenir vers le Congrès, afin d'obtenir une intervention législative sur la question des cryptomonnaies. Dans le même esprit, le patron de la SEC entend contrôler les ICO ('initial coin offerings'), ces levées de fonds en devises numériques, de la même manière que les introductions en bourse à Wall Street.

Plus blanc que blanc ?

De son côté,Christopher Giancarlo, le dirigeant de la CFTC, explique qu'il travaille main dans la main avec le FBI, sur des affaires de blanchiment et de financement du terrorisme. Le leader de la CFTC affirme qu'il ne tolèrera pas les malversations liées au Bitcoin et à ses pairs.

Plusieurs banques interdisent les achats de Bitcoin par carte de crédit

La Lloyds, craignant une poursuite de la baisse des prix des 'cryptos', vient d'interdire à ses clients d'acheter du Bitcoin ou d'autres devises digitales par carte de crédit. L'interdiction a pris effet en début de mois pour les clients de Lloyds Bank, Bank of Scotland, Halifax et MBNA. La décision ne s'applique toutefois pas aux cartes de débit, mais 'seulement' aux 8 millions de clients du groupe disposant de cartes de crédit.

Lloyds vient ainsi gonfler les rangs des grandes banques ayant opté pour la prudence sur le sujet des crypto-devises. En effet, Citigroup, Bank of America et JP Morgan Chase ont également suspendu les achats de 'cryptos' par carte de crédit. Barclays, très active aux USA et au Royaume-Uni, pourrait bientôt faire de même.

Bitfinex et Coincheck inquiètent toujours

Du côté des 'affaires', les dossiers Bitfinex et Coincheck préoccupent toujours. Bitfinex et Tether, deux sociétés dirigées par le même directeur général, ont été assignées par la Commodity Futures Trading Commission.

Bitfinex est un plateforme d'échange de devises digitales, tandis que Tether est l'émetteur de la cryptomonnaie éponyme. Le Tether est la 22ème devise numérique par sa capitalisation, qui s'élève à environ 2 milliards de dollars. La 'crypto' Tether est adossée au dollar (sa valeur est stable à 1$). La firme assure posséder assez de billets verts en réserve pour couvrir les 'jetons' en circulation... Certains experts doutent que la société possède réellement ces 2 Mds$. Tether a rompu ses liens avec le cabinet d'audit Friedman LLP, qui avait entrepris d'examiner ses comptes.

Ni Tether, ni Bitfinex n'ont communiqué publiquement la localisation de leur siège, les identités de leurs dirigeants ou leurs données financières. La maison mère de Bitfinex, iFinex Inc., est enregistrée aux Iles Vierges britanniques, et se dit basée à Hong Kong...

Des pirates nord-coréens responsables du 'casse record' de Coincheck ?

L'agence sud-coréenne de renseignement aurait informé les législateurs que des pirates informatiques nord-coréens pourraient être à l'origine du vol record de 530 millions de dollars de 'NEM' dont avait été victime la plateforme japonaise Coincheck le mois dernier. C'est du moins ce qu'affirment les sources de l'agence Reuters. Le National Intelligence Service sud-coréen n'aurait toutefois pas présenté de preuves tangibles de son hypothèse.

La NEM Foundation continue de 'suivre' les NEM dérobés par les 'braqueurs' digitaux de la plateforme d'échange japonaise Coincheck, grâce au système de traçabilité de la blockchain. Cette affaire constituait un piratage record dans le milieu des 'cryptos', les NEM dérobés représentant un montant de 530 millions de dollars au moment du larcin. Le NEM est une cryptomonnaie et une plateforme blockchain lancée début 2015. Cette blockchain est testée par des institutions financières et firmes privées, plus particulièrement en Asie.

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