Boiron et Rocal ont déposé un recours complet devant le Conseil d'État

Boiron et Rocal ont déposé un recours complet devant le Conseil d'État©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 09 décembre 2019 à 15h25

Boiron et Rocal ont déposé devant le Conseil d'État le recours complet contre la décision du gouvernement de mettre fin à la prise en charge par l'assurance maladie des médicaments homéopathiques. Le dépôt fait suite à la requête sommaire présentée en octobre. "Les laboratoires restent, plus que jamais, déterminés à faire reconnaître le bien-fondé de la pratique homéopathique. En effet, l'homéopathie est prescrite quotidiennement par un médecin généraliste sur trois, de nombreux médecins spécialistes et sages-femmes, tant en cabinet qu'en milieu hospitalier", indiquent Valérie Poinsot, directrice générale de Boiron, et Stéphane Lehning, directeur général de Rocal. Par ailleurs, "82% des Français considèrent que médecine conventionnelle et homéopathie sont complémentaires".

Une des plus importantes études pharmaco-épidémiologiques, menée en France sur plus de 8.000 personnes, a conclu que, à niveau de sévérité égal et tout en étant au moins aussi bien soulagés, les patients pris en charge par des médecins généralistes homéopathes avaient deux fois moins recours aux antibiotiques dans les infections des voies aériennes supérieures, deux fois moins recours aux anti-inflammatoires dans les douleurs musculo-squelettiques et trois fois moins recours aux psychotropes dans l'anxiété, les troubles du sommeil et les dépressions, précisent les deux groupes. "Ceci illustre tout l'intérêt de l'homéopathie pour la santé publique. D'un point de vue économique, le remboursement des médicaments homéopathiques, qui ne représentent que 0,29% des remboursements de médicaments, est synonyme d'économies pour la Sécurité sociale compte tenu de la moindre consommation d'autres médicaments plus chers. Plus encore, le maintien du remboursement à 15% se solderait par un coût nul pour les finances publiques du fait de la franchise médicale. Ce taux de prise en charge éviterait une dégradation du pouvoir d'achat des Français grâce au maintien d'une TVA à 2,1%, d'un prix régulé et d'une prise en charge des assurances complémentaires", ajoutent Boiron et Rocal, qui se disent "déterminés à défendre la liberté de choix des Français et rappellent que les médicaments homéopathiques restent à ce jour pris en charge par l'assurance maladie".

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