Bolloré "stupéfait" des déclarations d'Anne Hidalgo

Bolloré "stupéfait" des déclarations d'Anne Hidalgo
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Boursier.com, publié le lundi 04 juin 2018 à 12h56

Le groupe Bolloré dit avoir pris connaissance "avec stupéfaction" des déclarations d'Anne Hidalgo et du Syndicat Mixte Autolib Velib. Dans un communiqué diffusé ce lundi, le groupe rappelle que par contrat signé entre les parties, "il est clairement précisé que le groupe Bolloré, qui devait déjà financer les investissements, ne pouvait prendre à sa charge plus de 60 millions d'euros de pertes de ce service de transport public".

Le groupe Bolloré signale par ailleurs "qu'il n'a cessé d'alerter le Syndicat depuis trois ans de la dérive financière du service sans qu'aucune mesure ne soit prise et regrette cette polémique qui va encore nuire à l'image du service et peser sur ses performances". Le groupe rappelle, à titre d'exemple, que lors de la dernière journée sans voiture à Paris, les VTC à moteurs thermiques ont eu le droit de circuler et pas les Autolib électriques.

Le groupe Bolloré tient, enfin, à rappeler que bien qu'il s'agissait à l'époque d'une première mondiale, le service a débuté dans les délais exigés. "Son fonctionnement a donné parfaitement satisfaction sur le plan technique - longévité des batteries, robustesse des véhicules, fiabilité des services de réservation et de systèmes informatiques, efficacité et empathie des 500 salariés embauchés pour faire fonctionner le service", détaille encore le groupe Bolloré.

Ce service du groupe Bolloré, qui a permis de couvrir de bornes de recharge électrique une grande partie de l'Ile-de-France, a d'ailleurs été choisi pour ses performances dans de nombreuses villes mondiales (Los Angeles, Singapour, Turin), comme ne manque pas de le préciser le groupe ce jour.

"Comme pour Velib, qui a été récemment reconcédé à un tiers, le Syndicat peut parfaitement reconcéder s'il le souhaite le service Autolib à un nouvel opérateur", ajoute le groupe Bolloré, dont les équipes continuent, en attendant, à déployer "tous leurs efforts" pour assurer aux usagers une qualité de service afin qu'ils ne soient pas pénalisés.

Rappelons qu'alors que le groupe Bolloré réclame des dizaines de millions aux communes utilisant Autolib (dont Paris), Anne Hidalgo étudie activement, de son côté, des alternatives au service d'autopartage. Dans une récente interview aux Échos, la maire de Paris expliquait que le service était "sérieusement questionné". Elle évoquait par ailleurs des discussions avec différents constructeurs. "Beaucoup de constructeurs automobiles veulent innover à Paris", ajoutait Anne Hidalgo.

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