Bourse : pour Goldman Sachs, le pire est passé, mais...

Bourse : pour Goldman Sachs, le pire est passé, mais...
Siège de la Goldman Sachsà New York

Boursier.com, publié le lundi 01 juin 2020 à 21h55

Les stratégistes de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs se montrent désormais moins pessimistes dans leurs perspectives pour Wall Street et son principal indice, le S&P 500. Dans sa dernière note, publiée le 29 mai, l'équipe dirigée par David Kostin a annulé sa précédente prévision selon laquelle le S&P 500 chuterait au niveau de 2.400 points, soit plus de 20% en-dessous de sa clôture de vendredi à 3.044 pts.

Désormais, Goldman Sachs envisage un point bas limité à 2.750 pts dans les trois mois à venir, soit un potentiel baissier de 9,5% tout de même par rapport aux niveaux actuels. "Le puissant rebond signifie que notre précédent objectif à trois mois de 2.400 pts est peu probable", a reconnu la banque, ajoutant que "le soutien des politiques monétaires et budgétaires limite le potentiel baissier du marché à environ 10%".

Peu de potentiel haussier d'ici à la fin 2020 ?

A court terme, les marchés pourraient même encore grimper de 5% pour atteindre 3.200 pts, estime GS, mais ils pourraient connaître une correction de l'ordre de 10% si certains risques se matérialisent. Pour la fin de l'année, les analystes prévoient prudemment un niveau de 3.000 points, correspondant à peu près au niveau actuel du S&P 500.

Sous l'effet de la crise du coronavirus, le S&P 500 a plongé de 34% pour tomber le 23 mars dernier à un plus bas de 2.237 pts, avant de rebondir de plus de 35%. Il n'est plus qu'à 10% environ de son plus haut niveau historique inscrit le 12 février dernier, à 3.379 pts, juste avant la crise du Covid-19.

Goldman Sachs identifie 4 facteurs de risque à surveiller par les investisseurs :

- La situation sanitaire : la mise au point d'un vaccin ou d'un traitement efficace serait un catalyseur, mais la survenue d'une seconde vague de Covid-19 serait au contraire un signal baissier.

- L'économie : la reprise s'annonce lente en raison d'embauches limitées, d'un endettement élevé des entreprises, et d'une gestion basée sur la limitation des dépenses (budget base zéro).

- Les tensions sino-américaines : en cas de nouvelle dégradation des relations commerciales entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales, il s'agira d'un signal baissier.

- Les élections américaines de novembre : Selon GS, les marchés voient une probabilité de 51% pour que le candidat démocrate (sans doute Joe Biden) remporte la présidentielle, de 78% pour que les démocrates continuent de contrôler la chambre des représentants, et de 48% pour qu'ils prennent le contrôle du Sénat (actuellement dominé par les républicains).

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