Carrefour : la proposition de Couche-Tard continue à faire jaser

Carrefour : la proposition de Couche-Tard continue à faire jaser©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 15 janvier 2021 à 08h53

Carrefour continue à animer les coulisses de la place financière en ce début d'année. Il faut dire que l'annonce, mercredi, d'une approche amicale du groupe Alimentation Couche-Tard en vue d'un rapprochement avec le géant français de la distribution en a surpris plus d'un. Le rejet, ou du moins la forte opposition, manifestée par Bercy dans la foulée de cette annonce a également du mal à passer dans les milieux d'affaires.

Les choses pourraient toutefois évoluer puisque comme l'indiquaient hier des personnes qui connaissent bien le dossier citées par 'Bloomberg', Bercy pourrait simplement vouloir gagner du temps pour étudier l'accord transatlantique plutôt que de s'y opposer fermement. Le ministère des finances serait ainsi prêt à étudier la proposition une fois que les Canadiens l'auront officiellement présentée. Mais le temps nécessaire serait pris pour évaluer l'impact de la transaction sur l'emploi et le secteur.

Alors que Bruno Le Maire estime que la France doit maintenir un contrôle national sur son approvisionnement alimentaire, les syndicats s'inquiètent eux des conséquences d'un tel rapprochement. Sur 'BFM Business', Sylvain Mace, représentant du syndicat CFDT de Carrefour, a affirmé que les salariés du distributeur sont surpris et "un peu inquiets" des discussions. Le syndicaliste souhaite savoir s'il s'agit d'un projet financier ou industriel et se demande quelles sont les garanties au niveau de l'emploi... Premier employeur privé en France, Carrefour compte environ 100.000 salariés dans l'Hexagone.

Le quotidien 'Les Echos' affirme sur ce point que Couche-Tard est prêt à investir 3 milliards sur cinq ans et qu'un rapprochement n'entraînerait pas de synergies de coûts, donc de restructurations... Quoiqu'il en soit, le gouvernement aura le dernier mot. Et certains analystes, à l'image de Fabienne Caron chez Kepler Cheuvreux, estime que le deal est 'déjà mort'.

Bryan Garnier se montrait hier un peu plus optimiste, estimant les chances de succès de l'opération supérieures à 50% avec sans doute une offre relevée autour des 25 euros par action.

Le feuilleton se poursuit...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.