Casino remonte malgré la dégradation de S&P

Casino remonte malgré la dégradation de S&P©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 03 septembre 2018 à 09h10

Les affaires ne s'arrangent pas pour Casino. Standard & Poor's Global vient de dégrader la note émetteur long terme du distributeur de 'BB+' à 'BB' tout en confirmant la note court terme à 'B'.

L'agence explique son choix par l'endettement de Casino qui reste élevé depuis désormais plus de deux ans, ainsi que par une flexibilité financière réduite et du risque d'événement (ndlr : crédit) pour le groupe, résultant des échéances à court terme de Rallye. S&P évalue la solvabilité autonome de Casino comme supérieure, mais liée à celle de l'ensemble du groupe, comprenant Casino, Rallye et ses différentes participations jusqu'à Finatis, que l'agence considère comme la société mère globale.

"A notre avis, la récente baisse significative du cours de l'action de Casino et l'écartement des spreads de crédit à la fois de Casino et de sa maison-mère immédiate hautement endettée, Rallye, pointent vers un refinancement élevé et des risques liés à la structure du capital chez Rallye".

Les perspectives restent 'négatives'.

Le groupe prend acte de cette dégradation

Casino explique prendre acte de la décision de S&P et "constate que l'agence de notation ne prend pas en compte dans son appréciation le plan de cessions de 1,5 MdE en cours de réalisation".

"Ce changement de notation n'a pas d'impact, sur le coût de la dette financière obligataire de Casino, et n'affecte pas sa liquidité. Au 30 juin 2018, Casino en France disposait de 5,5 milliards d'euros de liquidités, se composant d'une trésorerie brute de 2,2 MdsE et de lignes de crédit confirmées et non tirées de 3,3 MdsE indépendantes de son rating, dont 3,1 MdsE à échéance 2020-2022".

Et confirme l'objectif de réduction de sa dette

Compte tenu du produit attendu du plan de cessions en cours et de son autofinancement, le Groupe confirme son objectif de réduction de la dette financière nette en France de 1 milliard d'euros à fin 2018 pour la réduire à 2,7 milliards d'euros (contre 3,7 milliards d'euros à fin 2017).

Fortement secoué vendredi, le titre remonte de plus de 3% à 28,2 euros en ce début de semaine.

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