Cellectis satisfait des premières données de phase I d'UCART19 dans la LAL

Cellectis satisfait des premières données de phase I d'UCART19 dans la LAL©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 06h22

Cellectis et son partenaire Servier ont présenté lors d'un congrès américain les résultats préliminaires de deux études de phase I avec UCART19 dans le traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique de l'adulte et de l'enfant. Ces premières données indiquent un taux de rémission complète de 83% chez des populations de patients adultes et pédiatriques atteints de leucémie aiguë lymphoblastique de type B, en rechute ou réfractaire, soulignent les deux laboratoires.

L'essai CALM testait UCART19 chez des adultes atteints de LAL de type B en rechute ou réfractaire. Cinq des sept patients traités ont présenté une rémission moléculaire définie par une maladie résiduelle minimale négative (nombre de cellules leucémiques résiduelles après traitement) à l'évaluation effectuée 28 jours après l'administration d'UCART19. Des résultats "très encourageants" à la fois sur la tolérance et le taux de rémission moléculaire, estiment les deux laboratoires. La première cohorte a exploré une faible dose d'UCART19 correspondant approximativement à un dixième de celle utilisée dans la plupart des essais CART autologues. Ces résultats justifient une poursuite de l'évaluation d'UCART19 à d'autres doses, estime Reuben Benjamin, investigateur principal de l'étude CALM et hématologue consultant au King's College Hospital, au Royaume-Uni. Un cas de maladie aiguë du greffon contre l'hôte cutanée de grade 1 a éte noté, tandis qu'un patient a développé un syndrome de libération de cytokines de grade 4 dans un contexte de sepsis neutropénique entraînant le décès du patient 15 jours après l'injection de UCART19. Chez les enfants, l'essai PALL les cinq patients traités ont affiché une rémission leur permettant d'être allogreffés. Un cas de maladie aiguë du greffon contre l'hôte cutanée de grade 1 a été noté ainsi que syndromes de libération de cytokines chez tous les patients, légers sauf pour un enfant ayant nécessité un traitement complémentaire. Aucune toxicité sévère n'a été observée dans les deux études.

Servier est le promoteur de deux études en cours en Europe et aux États-Unis. Les données ont été commentées lors du 59ème Congrès annuel de l'American Society of Hematology (ASH) à Atlanta. Ces données sont donc positives, même si le développement n'en est qu'à un stade précoce.

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