Ces risques que les marchés sous-évaluent pour 2021

Ces risques que les marchés sous-évaluent pour 2021
illustration pour marchés asie

Boursier.com, publié le mardi 15 décembre 2020 à 10h19

2020 a été terrible. Si 2021 ne peut être que meilleur, l'année prochaine pourrait néanmoins réserver son lot de mauvaises surprises. Standard Chartered a ainsi dressé une liste de huit grands risques à même de venir faire dérailler les marchés financiers. Dans une note reprise par 'Bloomberg', Eric Robertsen, responsable mondial de la recherche au sein de la banque britannique, explique que le plus grand risque qui pèse actuellement sur les marchés est un pas en arrière dans la fourniture de vaccins mais d'autres obstacles potentiels semblent aujourd'hui clairement sous-évalués par les investisseurs pour l'année prochaine : "avec certaines mesures du risque qui ont retrouvé leur niveau plancher d'avant la crise, le consensus sur la 'relance' semble particulièrement vulnérable aux mauvaises nouvelles".

2020 a été terrible. Si 2021 ne peut être que meilleur, l'année prochaine pourrait néanmoins réserver son lot de mauvaises surprises. Standard Chartered a ainsi dressé une liste de huit grands risques à même de venir faire dérailler les marchés financiers. Dans une note reprise par 'Bloomberg', Eric Robertsen, responsable mondial de la recherche au sein de la banque britannique, explique que le plus grand risque qui pèse actuellement sur les marchés est un pas en arrière dans la fourniture de vaccins mais d'autres obstacles potentiels semblent aujourd'hui clairement sous-évalués par les investisseurs pour l'année prochaine : "avec certaines mesures du risque qui ont retrouvé leur niveau plancher d'avant la crise, le consensus sur la 'relance' semble particulièrement vulnérable aux mauvaises nouvelles".

Parmi les huit risqués évoqués par le spécialiste, on retrouve tout d'abord une éventuelle victoire des Démocrates en Géorgie qui leur permettrait de s'emparer du Sénat américain. Les Démocrates lanceraient alors un programme législatif visant à augmenter les taxes et à modifier la réglementation dans le secteur des technologies. Un scénario qui entrainerait une chute des valeurs de la tech US et une nette remontée des taux outre-Atlantique.

Autre risque potentiel : Les États-Unis et la Chine trouveraient un terrain d'entente dans le cadre duquel Pékin accepte de laisser sa monnaie s'apprécier pour tenter d'augmenter le pouvoir d'achat de ses entreprises et des consommateurs. La parité dollar/yuan tomberait alors sur la barre des 6.

Sur le Vieux continent, les espoirs de relance budgétaire tomberaient à l'eau faute d'accord entre Etats. La capacité de la BCE à soutenir la reprise serait alors de plus en plus remise en question avec des taux directeurs nuls et un bilan proche de 100% du PIB. La parité euro/dollar tomberait à 1,06 d'ici le milieu de l'année prochaine.

Toujours sur le marché des changes, si le Congrès américain ne parvenait pas à s'entendre sur un nouveau paquet fiscal, la secrétaire d'État au Trésor, Janet Yellen, pourrait alors abandonner la politique du dollar fort afin d'assouplir les conditions financières. Résultat, le billet vert s'effondrait de 15%.

Les mesures de relance monétaire et fiscale pourraient également entraîner la plus forte reprise depuis un siècle. Désireux d'obtenir des gains en actifs réels, les investisseurs et les négociants transfèrent des quantités croissantes de capitaux vers des marchés comme celui du cuivre. Le cours du métal rouge pourrait alors bondir de plus de 50%.

Toujours au niveau des matières premières, les exportateurs de pétrole pourraient abandonner leurs quotas de production afin de tenter de restaurer leurs finances publiques mises à mal par la crise. L'OPEP s'effondrerait et les cours du brut retomberaient à 20 dollars le baril.

Sur les marchés émergents, des défauts de paiement de certaines entreprises commenceraient à se produire et se répercuteraient ensuite sur les entités parrainées par les États, ce qui entraînerait alors des dégradations en série des notes souveraines. Les actions des marchés émergents chuteraient de 30% au deuxième trimestre, enregistrant leur plus mauvaise performance depuis 2013.

Enfin, la banque évoque une éventuelle démission de Joe Biden! Frustré de ne pas avoir réussi à combler le fossé entre Républicains et Démocrates, et sous la pression de la rue avec des troubles sociaux croissants, Biden démissionnerait et la vice-présidente Kamala Harris se retrouverait au pouvoir. Ce scénario catastrophe pour la première économie mondiale se traduirait par une forte correction des marchés actions américains, un élargissement des spreads de crédit, et une accélération de la baisse du dollar.

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