Chez Atos, l'IFRS 15 qui chagrine les analystes

Chez Atos, l'IFRS 15 qui chagrine les analystes
Un bâtiment appartenant à la SSII Atos, à Pune, en Inde.

Boursier.com, publié le mercredi 21 février 2018 à 09h14

Atos a bouclé le millésime 2017 sur une marge de 10,2%, légèrement supérieure aux attentes. Le groupe attend une nouvelle hausse de sa rentabilité cette année. Il propose de verser 1,70 euro de dividende. Mais les premiers échanges sont négatifs pour le titre, qui chute de -3% à 118,50 euros, dans un marché baissier. L'objectif de marge 2018 est jugé un peu décevant par Morgan Stanley, car il intègre les effets positifs de la norme IFRS 15. Sans elle, la marge 2018 serait attendue entre 10 et 10,5% après 10,2% en 2017. Le consensus était à 10,5%. La prévision de 10,5 à 11% est donc en trompe-l'oeil...

La SSII a dégagé un chiffre d'affaires de 12,69 milliards d'euros en 2017, en hausse organique de 2,3%, pour un résultat opérationnel de 1,29 MdE, matérialisant une marge de 10,2% après 8,9% en 2016. Les prises de commandes étaient en progression de 6,8% à 13,9 MdsE, ce qui représente un ratio prises de commandes sur chiffre d'affaires de 110% sur l'année, et même de123% sur le quatrième trimestre. Des chiffres qui confirment l'accélération entrevue en fin d'année par les rivaux du groupe. Le bénéfice net part du groupe a atteint 601 ME (+10,7%). Atos a dégagé un flux de trésorerie disponible de 714 ME, en hausse de 25,4% en un an, ce qui lui permet d'être en situation de trésorerie nette de 307 ME fin décembre 2017. Le consensus visait 10% de marge.

Cette année, la croissance organique sera comprise entre 2 et 3% et la marge opérationnelle montera entre 10,5 et 11% du chiffre d'affaires (avec l'IFRS 15, donc). Le flux de trésorerie disponible sera de l'ordre de 60% de la marge opérationnelle, après 56,5% en 2017. Un coupon de 1,70 euro est proposé au titre de 2017, payable en titres.

Atos entame l'année 2018 avec un bilan financier plus fort et sans le moindre endettement, une visibilité accrue avec plus de 75% du chiffre d'affaires générés par des contrats pluri-annuels, un profil technologique et un portefeuille d'offres plus fort que jamais, et enfin une équipe de direction consolidée et une gouvernance opérationnelle renforcée plus forte, résume Thierry Breton, le PDG. Les objectifs 2018 et 2019 devraient ainsi être atteints, estime le dirigeant.

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