CNIM : chute après les annonces

CNIM : chute après les annonces©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 24 mai 2021 à 12h49

CNIM chute de 23% de retour sur les 17 euros ce lundi en bourse de Paris. Le Conseil d'administration a arrêté les comptes de l'exercice 2020 dans le prolongement de la signature du second protocole de conciliation dont les principales stipulations et évolutions depuis le communiqué du 25 mars 2021 sont énoncées ci-après... Dans un contexte marqué par la prolongation des effets de la pandémie COVID et l'impact du Brexit, pour ce qui concerne les projets au Royaume-Uni, le Groupe a généré un EBITDA négatif en 2020. Ces pertes ont rendu nécessaire une seconde restructuration soutenue par l'Etat et les créanciers du Groupe pour restaurer les capitaux propres de la Société dans le cadre du maintien d'un périmètre d'activité du Groupe le plus large (y compris activité EPC) et lui fournir une liquidité supplémentaire. Ce second protocole prévoit 40 millions d'euros de nouveaux financements apportés par l'Etat, la conversion d'une grande partie de la dette financière en instruments de capitaux propres et la mise à disposition d'une nouvelle ligne d'engagements par signature d'un montant maximum de 228,3 millions d'euros.

CNIM chute de 23% de retour sur les 17 euros ce lundi en bourse de Paris. Le Conseil d'administration a arrêté les comptes de l'exercice 2020 dans le prolongement de la signature du second protocole de conciliation dont les principales stipulations et évolutions depuis le communiqué du 25 mars 2021 sont énoncées ci-après... Dans un contexte marqué par la prolongation des effets de la pandémie COVID et l'impact du Brexit, pour ce qui concerne les projets au Royaume-Uni, le Groupe a généré un EBITDA négatif en 2020. Ces pertes ont rendu nécessaire une seconde restructuration soutenue par l'Etat et les créanciers du Groupe pour restaurer les capitaux propres de la Société dans le cadre du maintien d'un périmètre d'activité du Groupe le plus large (y compris activité EPC) et lui fournir une liquidité supplémentaire.
Ce second protocole prévoit 40 millions d'euros de nouveaux financements apportés par l'Etat, la conversion d'une grande partie de la dette financière en instruments de capitaux propres et la mise à disposition d'une nouvelle ligne d'engagements par signature d'un montant maximum de 228,3 millions d'euros.

Les commandes enregistrées par le Groupe en 2020 sont en diminution de -60,8% par rapport à 2019 :
- -70,4% pour le secteur Environnement & Energie : en raison de la situation financière incertaine du Groupe en 2020, aucune commande d'usine clés en mains n'a été enregistrée en 2020, contrairement à 2019, année au cours de laquelle des contrats importants avaient été signés au Royaume-Uni et en Serbie. L'activité de traitement de fumées, opérée par la société LAB, a en revanche doublé sa prise de commandes au cours de l'exercice 2020 ; et
- -30% pour le secteur Innovation & Systèmes : les activités export ont été directement impactées par la crise sanitaire.

Le chiffre d'affaires 2020 s'élève à 632,9 millions d'euros, dont 446,7 millions d'euros pour le secteur Environnement & Energie et 185,3 millions d'euros pour le secteur Innovation & Systèmes.

Le résultat opérationnel non courant s'élève à 1,7 million d'euros, résultant pour l'essentiel des coûts exceptionnels de restructuration, de dépréciations d'écarts d'acquisition dans le secteur Innovation & Systèmes et de la plus-value générée par la vente du siège du Groupe situé rue Bassano, Paris 8ième. Compte tenu de ces éléments, le résultat net 2020 (part du Groupe) s'établit à -130,9 millions d'euros, contre -200,7 millions d'euros au titre de l'exercice 2019.

Au 31 décembre 2020, la trésorerie brute et l'endettement net du groupe s'établissaient respectivement à +143,1 millions d'euros et 144 millions d'euros.

Comme en 2019 et en 2020, aucune distribution de dividende ne sera soumise à l'Assemblée Générale des actionnaires appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2020.

Principaux éléments des protocoles de conciliation

La société a conclu le 29 avril 2020 un protocole de conciliation avec ses créanciers, à l'issue d'une première procédure de conciliation, afin de lui permettre de faire face à ses engagements, engendrés notamment par la faillite de son sous-traitant génie-civiliste Clugston dans les projets de construction d'usines clés en mains au Royaume-Uni.

La recherche d'un adossement à des partenaires financiers ou industriels à court terme qui était prévue par le protocole de conciliation en 2020 n'a pas permis d'atteindre les objectifs fixés.

Parallèlement, dans le contexte de crise de l'année 2020, les pertes subies et la consommation des avances de trésorerie sur contrats ont accru les besoins de liquidités sur 2021, lesquels n'ont pas été compensés à ce jour par la signature de nouveaux grands projets.

Dans ce contexte, et compte tenu de la nécessité de restaurer ses capitaux propres, le groupe a poursuivi sa restructuration financière et sollicité l'ouverture d'une seconde procédure de conciliation auprès du Président du Tribunal de Commerce qui y a fait droit par ordonnance du 4 février 2021.

Sous réserve de son homologation par le Tribunal de Commerce et la réalisation de l'ensemble des opérations qui y sont prévues, ce protocole, signé par l'ensemble des parties prenantes le 21 mai 2021, prévoit des mesures articulées autour des quatre axes essentiels suivants :
(1) La conversion de la dette financière historique en ORA, qualifiées d'instruments de capitaux propres ;
(2) Le remboursement partiel de la dette moyen terme grâce aux produits de cessions des activités O&M et Bertin IT et le rééchelonnement du montant résiduel ;
(3) L'octroi par l'Etat d'un prêt participatif d'un montant de 40 millions d'euros mis à disposition par compensation avec le prêt FDES consenti le 25 mars 2021 ; et
(4) La mise à disposition d'une nouvelle ligne d'engagements par signature.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.